Une brutale disparition qui secoue à ce jour le monde politique français. Ce lundi 7 juillet 2025, Olivier Marleix, député de la 2e circonscription d'Eure-et-Loir, a été retrouvé pendu à son domicile d'Anet, au nord de Dreux. L'homme politique était âgé de 54 ans. Son corps aurait été découvert dans l'après-midi aux alentours de 14h50 par les gendarmes comme l'a notifié Paris Match alors que ses proches étaient sans nouvelle depuis quelque temps. Quant aux circonstances de sa mort, elles restent encore à élucider. L'alerte avait été donnée suite à son absence d'un rendez-vous qu'il devait honorer dans la journée à la mairie de la commune.
En parallèle, des vérifications avaient également été faites à l'Assemblée. Pour rappel, l'élu avait vu le jour le 6 février 1971 à Boulogne Billancourt et son père n'était autre qu'Alain Marleix, ex-député du Cantal et secrétaire d'Etat aux anciens combattants. En 1995, Olivier Marleix s'était lancé en politique lors de la grande campagne d'Edouard Balladur avant de s'illustrer pendant 9 ans en tant que maire à Anet. De 2009 à 2011, il avait été l'un des conseillers de Nicolas Sarkozy durant son quinquennat. Pendant deux ans, il avait également président le groupe des Républicains au Palais Bourbon. Ce père de famille laisse ainsi derrière lui deux filles.
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D'après Ouest-France, c'est Laurent Wauquiez, l’actuel président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale qui a fait part de cette bien triste nouvelle à ses confrères : "Je tenais à vous prévenir de la disparition brutale de notre collègue et ami. Il laisse une peine infinie derrière lui". De leurs côtés, nos confrères du Point le définissaient comme "un écorché vif" et un "hypersensible" doté d'un sens de l'humour qui le distinguait tout particulièrement. Une figure des Républicains profondément attristée par sa mort a d'ailleurs confié à son sujet qu'il était avant tout "pince-sans-rire", qui ne se mettait "pas du tout en avant" en plus d'être "sobre".
Olivier Marleix était réputé pour son sérieux et sa rigueur. Sa "connaissance approfondie des dossiers" ne laissait personne indifférent. Lorsqu'Emmanuel Macron était encore au ministère de l'Economie, le politicien s'était battu contre "les conditions dans lesquelles la branche énergie d'Alstom" avait été vendue à General Electric en plus de présider une commission d'enquête parlementaire à ce sujet. Ce proche de Michel Barnier - qui s'était notamment rapproché du ministre de l'intérieur Bruno Retailleau - n'avait pas hésité à saisir le parquet de Paris en 2019 tout en dénonçant un "pacte de corruption" lors de la campagne de 2017. Un combat qui lui avait valu de glaner le "prix éthique" de l'association Anticor.