Ce jeudi 27 mars est un grand jour Nicolas Demorand. Le journaliste de la matinale de France Inter sort son livre Intérieur nuit aux éditions Les Arènes. Un livre à travers lequel il parle pour la première fois du mal qui le ronge : sa bipolarité. Un "secret" qu'il a dévoilé en partie grâce à Léa Salamé.
Cette maladie, Nicolas Demorand en a été diagnostiqué il y a huit ans, lors d'un séjour à l'hôpital Sainte-Anne mais comme il l'a confié en interview, il pense en souffrir depuis beaucoup plus longtemps. Cela se traduit par des changements d'humeur importants, soit des états graves de dépression ou au contraire des moments d'euphorie intense.
Le présentateur radio a toujours su s'en cacher, par honte et par pudeur. Sa consoeur de France Inter Léa Salamé a toutefois été mise au courant dans l'intimité et a ainsi toujours représenté un soutien de taille. Alors, la sortie de l'ouvrage est pour elle aussi une étape culminante comme elle l'a fait comprendre à travers un émouvant post Instagram.
"Je sais le courage et la force qu'il t'a fallu pour écrire ce livre. Pour dépasser la honte et sortir de la peur. Ton livre est immense Nico. C’est une mise à nu aussi pudique que puissante. L’intelligence transpire de la première à la dernière phrase. Et la sincérité, radicale. C’est la 'vérité vraie', celle qui bouscule et fait bouger la société. Et l’émotion, à fleur de peau, toujours", a-t-elle estimé après sa lecture.
Et pour elle de reconnaître la grande solidité de son co-présentateur : "Tu montres à tout le monde qu'on peut être bipolaire et présenter la 1ere matinale de France. Même quand c’était atrocement dur, tu n’as jamais manqué le rdv, tu es là, tous les matins pour réveiller 5 millions de français. Je n’ai jamais été aussi fière d’être ton amie, Nico. Et bien plus que cela."
À noter que c'est Léa Salamé qui a poussé Nicolas Demorand a parler de ses maux à travers un livre, lui permettant alors de ressentir un énorme soulagement. "J'étais au fond du trou. Je parlais à Léa Salamé de la tonne de médicaments que je prenais. J'ai fait la liste : Depakote, Teralithe, Lexomil, Largactil, et tous les autres. Léa m'arrête et me dit : 'Est-ce que tu as déjà pensé à raconter ton histoire, essayé l'écriture comme médicament ?' Je reste médusé : à aucun moment l'idée d'un livre ne m'avait traversé l'esprit", a-t-il rapporté en interview avec Le Point.
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