Olivier Delacroix s'est confié sans filtre au micro du Podcast Contre-addictions, de Keren Meloul. Celui qui rêvait d'être reporter de guerre a abordé de nombreux sujets dont son addiction à l'héroïne dont il a parlé pour la première fois.
S'il a accepté d'en parler, c'est pour aider celles et ceux qui luttent encore contre cette addiction et pour montrer que l'on peut s'en sortir. Ainsi le public apprend que durant vingt-cinq ans, Olivier Delacroix a consommé de l'héroïne à partir de 18 ans. Une drogue dont il a eu du mal à se défaire donc. "Ça faisait six ans, grâce à NA [Narcotiques Anonymes, NDLR], que j'allais à l'hôpital Marmottan [un centre de soins et d'accompagnement des pratiques addictives situé à Paris, NDLR] - six ou sept ans - et que je voyais un psychiatre-addictologue, qui est toujours à mes côtés aujourd'hui, que je vois toujours aujourd'hui tous les mois (...), les discussions que j'avais avec mon médecin... Il m'a sauvé la vie, lui, avec ma femme", a-t-il avoué.
Son épouse a en effet joué un rôle dans sa guérison en lui disant une phrase qui a provoqué un déclic en lui : "Quand ma femme m'a dit : 'Je vais te quitter. Je n'en peux plus de tes conneries, je n'en peux plus de tes mensonges, je n'en peux plus de te voir te détruire, je n'en peux plus que tu me mentes.' - parce que, c'était des petits mensonges mais, elle voyait que je rentrais, j'étais défoncé, et elle me disait 'Tu t'es encore défoncé'. Et je lui disais : 'Mais je te jure que non chérie, je te jure.' Je jurais. (...) Ma femme, elle me voit, elle voit son homme devant elle lui dire, alors qu'il a les yeux explosés : 'Chérie, je te jure...' Et à un moment elle m'a dit, parce qu'elle m'aime d'amour cette femme, comme je l'aime d'amour, encore aujourd'hui. Elle m'a sauvé le jour où elle m'a dit : 'Je te quitte. Si tu n'arrêtes pas, si tu ne prends pas une décision, là, mais là, maintenant, dans les jours qui viennent...'. Et donc j'ai décidé de capituler, à ma manière."
Si bien évidemment, consommer de la drogue est illégal et dangereux pour la santé, Olivier Delacroix assure qu'il ne "serait pas l'homme [qu'il est] aujourd'hui [s'il] n'était pas passé par là." " Je sais comment et ce que j'ai été chercher dans tout ça. Je sais aujourd'hui quelle lumière m'habite et illumine chaque jour de ma vie sans drogue. Et puis surtout, voilà. Il faut absolument que je parle à tous ces gens qui vont écouter ce podcast pour leur dire combien la vie est possible sans drogue et surtout que c'est possible de s'arrêter", a-t-il conclu. Un message plein d'espoir.
player2
player2