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Mondial 2010 : Raymond Domenech a échoué, les Bleus sont des "imposteurs", l'humiliation est planétaire... (réactualisé)

Comment aurait-il pu en être autrement ? Nous avons beau être nostalgiques d'une époque, espérer vouloir vibrer encore pour ce maillot, croire en un déclic improbable, au vu des quatre dernières années de l'équipe de France, tous les signes amenaient à ce dénouement "lamentable" (un mot qui claque comme une détonation en une du Parisien) et évident.

Après le fiasco de l'Euro 2008 (0-0 face à la Roumanie, 1-4 face aux Pays-Bas, 0-2 face à l'Italie), et la mauvaise et incompréhensible surprise du maintien d'un Raymond Domenech bien difficile à suivre à la tête de l'équipe, on se disait que la prochaine campagne serait compliquée. Et ça n'a pas tardé. Des matches de qualification dramatiques, ponctués par le "vol" de la qualification aux méritants Irlandais (grâce à la fameuse main de Thierry Henry), suivis de matches de préparation pitoyables, tout convergeait vers la nullité abyssale atteinte aujourd'hui.

Aucun caractère, aucun honneur, aucun orgueil, aucune âme, aucune équipe. Juste quelques mercenaires venus visiter aux frais de la "princeFFFe" un pays du bout du monde. "Les imposteurs", assène L'Equipe dans sa une de lendemain de défaite. Le cas de Raymond Domenech est d'ailleurs la meilleure nouvelle de cette élimination prématurée : on ne le verra plus sur le banc de l'équipe de France, puisqu'il devrait être remplacé dès cet été par Laurent Blanc, qui aura la lourde tâche de redonner une âme et des convictions à une équipe en roue libre depuis le départ de Zinedine Zidane, un soir de juillet 2006.

Au moment des hymnes, les larmes d'émotion (ou de froid) sur le visage impassible du néo-capitaine Patrice Evra auraient pu nous mettre la puce à l'oreille, comme une prémonition de l'épilogue de cette aventure sud-africaine : des pleurs. La presse irlandaise, forcément remontée et gourmande, savoure par la voix de l'Irish Times : "Le capitaine Patrice Evra peut avoir versé une larme pendant La Marseillaise, il y aura eu beaucoup plus de Français à pleurer dans leur sauvignon blanc, après une autre performance décevante des Bleus". Une ironie qui fait écho à celle du Times, qui ose avec délectation : "Allez, Les Bleus : go. Go home. Il n'y en aura pas beaucoup pour pleurer votre départ".

Le match n'a été qu'une succession d'erreurs, de non-engagement, de non-organisation, de non-envie, d'actions individuelles stériles et sans aucune profondeur. Seuls Hugo Lloris (qui a limité la casse face aux attaquants mexicains inspirés et laissés libres par une défense centrale inexistante) et Florent Malouda (le banni du premier match alors qu'il est juste le meilleur Français depuis un an) n'ont pas à rougir de leurs performances individuelles. Ils étaient les seuls au niveau. Deux sur onze.

La défense centrale (sur laquelle doit s'appuyer une équipe ambitieuse), a démontré un amateurisme rare et des défaillances surréalistes. William Gallas, marqué physiquement après une saison chaotique, s'est troué deux fois sur des remises en retrait, et sans la vigilance et l'anticipation de Lloris, aurait pu coûter très cher à la France. Tout comme cette incompréhensible attente dans les 16 mètres alors qu'un attaquant mexicain s'apprêtait à frapper à bout portant sur Lloris, qui réalisa encore un miracle.

Pas de miracle cependant sur les deux buts, survenus après deux erreurs d'Eric Abidal, le latéral barcelonais placé en défense centrale chez les Bleus, littéralement à la rue hier soir et symbole d'une équipe qui a touché le fond. Sur une grosse faute d'alignement et jouant le hors-jeu pire qu'un amateur, le latéral de Barcelone a couvert et laissé Hernandez (fraîchement entré en jeu) s'échapper seul et remporter son face-à-face avec le portier tricolore. Puis, il faucha dans la surface un attaquant mexicain, offrant un pénalty qu'allait transformer sans se faire prier Blanco, 37 ans. Deux buts à zéro, la messe est dite.

Un cran devant, au milieu de terrain, pas plus de consistance. Dans le déferlement des passions de la presse étrangère, le grand quotidien hispanique du foot, As, a tout particulièrement noté l'indigence tricolore dans ce secteur : "La France est retombée dans le football fast-food, sans jeu au milieu du terrain, dépendant seulement d'un éclair de génie de Ribéry ou de Malouda (...). Domenech savait qu'il partirait et il est mort, il a tué les Bleus, avec les mêmes péchés qui ont failli leur coûter leur présence au Mondial." Malouda, oui ; Ribéry, non : hier soir, le Boulonnais, qui avait promis de montrer son vrai visage sur le terrain pendant le Mondial, n'a pas pesé, loin s'en faut. Pas d'éclair, pas de génie, et surtout pas l'aura d'un leader, ce qu'il prétendait être dans la lignée de Zidane : une seule occasion sur 73 ballons joués ; aucun de ses 10 centres n'a trouvé un seul de ses partenaires ; il n'a réalisé que 36 passes (pour un meneur de jeu !) et a perdu 75% de ses ballons. Une imposture parmi d'autres - dans les débats d'après-match proposés par TF1, on a notamment vu Lizarazu sortir "la cisaille" sur le cas de Nicolas Anelka en attaque.

André-Pierre Gignac et Matthieu Valbuena, malgré leurs grosses envies, n'ont pu changer la donne, perdus parmi des joueurs qui ne pensent pas collectif et qui misent tout sur l'individualité.

L'équipe de France est éliminée de la Coupe du Monde. L'équipe de France va très vraisemblablement sortir par la petite porte... Peut-être même avec aucun but marqué. Alors d'accord, les plus optimistes se raccrocheront à l'idée que mathématiquement la France peut encore se qualifier (si les Bleus battent l'Afrique du Sud - qui avait obenu le nul en ouverture contre le même Mexique !- 4 buts à 0, et que l'Uruguay bat le Mexique 1 but à 0, la France serait 2e du groupe et affronterait l'Argentine en 1/8e), mais honnêtement, avec aucun but lors de ces trois derniers matches, et avec des Bafanas Bafanas dans la même situation et qui voudront briller pour leur dernier match sur leur sol, c'est terminé.

La "fête" est finie. La honte. La grosse honte. Merci Raymond d'avoir donné tant de talent et d'esprit à cette équipe. Merci Raymond d'avoir apporté tout ton savoir faire depuis six ans et d'avoir hissé si haut les couleurs de la France. Merci Raymond pour tous ces discours si justes que tu as tenus hier encore devant 15 millions de téléspectateurs français. Merci Raymond, après la demande en mariage lors de l'élimination de l'Euro 2008, d'avoir eu la décence de ne pas demander à Estelle Denis un troisième enfant hier à l'issue du match. Et merci les Bleus, qui ont fait vendre tant de maillots ces dernières semaines. Ce fut un plaisir de vous voir jouer et de vibrer avec vous. Merci de nous avoir fait rêver.

Allez ! Un dernier hommage à Raymond avec sa réaction d'après-match visible ci-dessus et dans lequel il ose dire : "Je suis déçu. C'est un triste coup du sort." Raymond, crois-moi, c'est tout, sauf un coup du sort.

Laurent Blanc a vraiment du pain sur la planche.

 

Adam Ikx

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