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Muse : The 2nd Law, expérimental et spectaculaire

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Star de la délégation musicale britannique lors des JO de Londres 2012, avec le puissant morceau Survival pour hymne des olympiades et interprété lors de la cérémonie de clôture, Muse a délaissé hier soir l'ampleur des stades et antres gigantesques pour lesquels sa musique épique semble taillée sur mesure, pour, deux ans après son show au Stade de France, la relative intimité de l'Olympia de Paris.

Matthew Bellamy, devenu fiancé (de Kate Hudson) et père (de Bingham) en 2011, Chris Wolstenholme (papa depuis janvier dernier d'un sixième enfant à seulement 33 ans) et Dominic Howard ont ainsi revisité avec une certaine économie de moyens mais pas d'énergie leurs classiques, tels Knights of Cydonia ou Super Massive Black Hole, big bangs sonores qui font toujours vibrer les foules, mais en ont aussi pour éprouver les nouveaux titres, bien différents, issus de leur album The 2nd Law, paru le jour même, mardi 2 octobre.

Car il ne faut pas se fier à l'intro métalleuse aux allures de générique de Mission Impossible ou de James Bond du titre d'ouverture, Supremacy, composition cinématographique en plusieurs mouvements qui conjugue cordes classiques et électriques, choeurs, rythme de marche et même cuivres. Il fallait en revanche bien se fier, du moins en partie, aux confidences en forme de boutade de Matt Bellamy, qui avait en amont décrit sur Twitter l'album comme une "odyssée cristiano-gangsta rap-jazz, avec du dubstep ambient rebelle, et du metal flamenco cowboy psychédélique". Sur la forme, un pied-de-nez à l'impatience autour de l'album qui était alors inconnu du public, sur la forme, un large fond de vérité. Le frontman du groupe anglais avait par ailleurs revendiqué des influences électro venant notamment de Justice ainsi que la présence de cuivres. Chris Wolstenholme, lui, avait fait moins alambiqué, annonçant un album "radicalement différent" des précédents, "expérimental", même.

Un principe, et de l'énergie à grand spectacle

Une différence affirmée dès le second temps de la setlist, avec le très synthétique Madness, qui avait été dévoilé comme second single de The 2nd Law et semble imprégné du Heroes de David Bowie et du I Still Haven't Found What I'm Looking For de U2, en plus des influences de Queen qui surgissent ça et là dans l'album.

Riche en basses et incrusté de cuivres qui s'éclatent sur une guitare électrique lancinante, Panic Station, enregistré avec des musiciens du Superstition de Stevie Wonder, emprunte un peu du groove funky de Prince en l'associant à la voix tranchante de Bellamy, pour un résultat cette fois plus proche de Franz Ferdinand, très dansant. Le Prelude classique qui s'ensuit pour annoncer Survival vient replacer le groupe dans son habit de maître du rock symphonique.

Follow Me, morceau inspiré par Bingham, le fils de Matthew Bellamy, mettra quelques mesures à révéler son vrai visage, celui d'un hymne électro-rock dont le refrain cède carrément à la mode dance-pop avec son beat et sa synthpop épais. A côté, Animals, tout sauf bestial jusqu'à son dénouement primal, fait figure de modèle de nuances, et Explorers, presque une berceuse libératoire, se fait aérien, rappelant Invincible. Après Big Freeze, d'une facture plus classique qui laisse pleinement apprécier la voix de Matt Bellamy et les phrases mélodiques de la guitare électrique, Save Me et Liquid State sont un peu particulières, dans la mesure où elles ont été composées et sont interprétées par le bassiste Chris Wolstenholme, inspirées par sa lutte contre l'alcoolisme (il a également arrêté de fumer, en 2011). D'où le très éthéré Save Me, qui plane au-dessus des nuages, et le souterrain Liquid State, ultranerveux.

Inspirés du travail de Skrillex, The 2nd Law : Unsustainable et The 2nd Law : Isolated System forment un diptyque-blockbuster qui développe la contextualisation fantastique de l'album : The 2nd Law désigne en effet le deuxième principe de la thermodynamique, dit principe d'évolution, affirmant la dégradation de l'énergie dans un système isolé. Une source d'inspiration énergétique pour Muse, qui a mis ce thème en abyme en choisissant pour visuel de l'album l'image d'une cartographie du cerveau humain, où le parcours de l'information dans les circuits cérébraux apparaît en néons fluo.

Ambitieux, spectaculaire, parfois téléphoné, effréné dans ses propres poncifs, mais souvent vertigineux et captivant, The 2nd Law apporte un nouveau souffle la trajectoire orbitale de Muse. Cérébral et inexpugnablement physique.

Guillaume Joffroy

Muse, The 2nd Law, disponible.

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