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Sniper et la polémique ''Fadela'' : la réponse du groupe

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Réactualisation : "Voilà le morceau qui va faire parler." Telle était l'amorce de notre article "Sniper : Le désolant clip anti-Fadela Amara et Rachida Dati" (cf. ci-dessous) portant à votre connaissance le nouveau titre du groupe Sniper, Fadela, extrait de l'album A toute épreuve (à paraître en octobre 2011), et le clip qui l'illustrait. Dans le mille : Fadela a fait l'effet d'une bombe à fragmentation verbale. Divisés, la critique et les auditeurs ont dans une large proportion fustigé, comme nous, des effets de communautarisme nauséabonds, que Sniper récuse avec force. Le morceau ayant déchiré la Toile et l'affaire ayant pris de telles proportions, Purepeople.com, après un entretien pétri de bon sens avec le directeur du label Believe Digital, Romain Vivien, lequel nous a assurés que Fadela avait été matière à débat en interne et avait été finalement publié au crédit de l'attitude intègre du groupe, a offert aux rappeurs franciliens d'user d'un droit de réponse. Un droit qu'ils ont choisi d'exercer, dans une tribune que nous vous proposons de lire, par définition, en intégralité et textuellement.

On vous dira simplement et en toute sincérité que, même après moult relectures, nous ne sommes pas certains d'avoir bien saisi toutes les connexions de ce raisonnement, ni dans la justification du morceau, ni dans l'auto-martyrisation ("embargo culturel" ? Parlons promo : ni Arabia, ni, depuis, J'te parle n'ont été travaillés, du moins pas jusqu'à notre rédaction, a contrario de Fadela, qui était programmé pour faire le buzz), ni dans le postulat d'humour (certes, l'humour est "subjectif", et peut-être ne sommes-nous pas de bons sujets ?). Sans doute parce que nous "manquons de sérieux" et que nos cerveaux étriqués sont noyés par le fiel de "nos plumes noires d'idéologie périmée". Allons, de quel côté est le manque de sérieux quand on répond en taxant l'ensemble des médias désapprobateurs et des détracteurs d'avoir bêtement et grégairement adhéré aux commentaires d'un blog qualifié de raciste, en dédaignant purement et simplement l'acte d'exégèse de tout auditeur ? Voyons, vous n'êtes pas sérieux... Chacun verra midi à sa porte, à la lecture de cette réponse. Pour nous, nous prenons le parti d'en rire. Du rire et de l'oubli.

LA REPONSE DE SNIPER A LA POLEMIQUE FADELA

"Salut, Salam, Shalom,

On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde, disait Pierre Desproges.

Le titre " Fadela " en est la parfaite illustration. Mais le fait que des média-boliques se déchainent au sujet d'une polémique amorcée par le blog artificier F.desouche, qui est au fascisme ce que Montségur est au catharisme ou plus simplement ce qu'est René la taupe à la foret; c est pour dire a quel point ils sont emblématiques de cette cause, ce fait ne nous coupera pas l'envie de rire.

Mais revenons en à nos moutons. (Quand on parle de mouton, n'ayez pas de mauvaises pensées, on ne sait jamais.)" Fadela " est un titre qui n'a pas été fait pour une communauté, mais pour toutes les communautés. Cette chanson traite de tous les gens qui ont gagné un peu d'argent, acquis un peu de pouvoir, et qui, du jour au lendemain, oublient leurs origines culturelles et sociales.

" Faire sa Fadela " traduit juste l'idée très rare et profonde de retourner sa veste!

Aimé Césaire, Malamine Koné, Mohamed Dia, Zinedine Zidane, Rachid Arab, entre autres, sont des symboles de réussite pour notre génération et les générations à venir. Nous sommes fiers d'eux. Aussi la lecture au premier degré de cette chanson s'apparente à un non-sens. L'humour se nourrit de tout, et surtout de la différence : religion, sexualité, idéaux politiques, nationalité, voire couleur des chaussures. Tout est bon à prendre tant que ça fait rire, mais l'humour est forcément subjectif, ce qui nous ramène au mot de Desproges.

On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde.

Nous aimerions un peu plus de sérieux de la part des médias qui relaient des informations tendancieuses issues d'un blog ouvertement raciste. Nous sommes atterrés de lire que l'on devrait adhérer à n'importe quelle baudruche mise en place par des stratèges de la politique et de la communication.

Ainsi, lorsque nous dénonçons les injustices, nous en faisons trop dans la contestation. On nous attaque, on nous cloue au pilori. Quand nous utilisons l'humour, la distanciation, notre cynisme est insupportable, et cela nous vaut le même traitement. Alors, que faire ? Peut-être un best of de l intégral de Patrick Sébastien ? Eh bien, non, messieurs, nous continuerons de faire ce que nous savons faire le mieux : de la musique qui dérange. Vos plumes noires d'idéologie périmée et de bonnes intentions avariées, qui vous ont permis d'émasculer la moitié de la chanson française, ne nous impressionnent pas.

Nous avons l'habitude. Nous sommes déjà boycottés par les chaînes de télé, les salles de concert et la plupart des médias généralistes.

Un exemple ? Notre titre " Arabia ", dont le sujet est le " printemps " arabe, vu plus d'un million de fois sur Youtube, n'a pas suscité un seul article de presse ou sur internet, à l'exception de quelques sites spécialisés, alors que " Fadela ", vu 200.000 fois, nous porte triomphalement à la Une d'un nombre ahurissant de blogs et de sites.

C'est un peu triste d'écrire ça après avoir vendu plus d'un million d'albums, mais nous nous sommes adaptés à l'embargo culturel.

Alors, les gars, riez un bon coup avec nous, et arrêtez de faire vos... Fadela !

Musicalement

SNIPER

 

Article publié le 11 juillet 2011 :

Voilà le morceau qui va faire parler. Fadela du groupe Sniper est l'incarnation parfaite de la chanson raciste qui pollue le rap et fait régresser les consciences. Avec ce nouveau single, Sniper annonce son retour, la venue de l'album A toute épreuve, mais justifie son statut de groupe de rap "à fuir".

Comme son nom l'indique, Fadela s'attaque à la femme politique Fadela Amara, ancienne Secrétaire d'État à la politique de la ville. Sniper, dans le refrain, s'en prend également à Rachida Dati. Qu'est ce qu'il leur reproche ? D'avoir renié leurs origines. "T'as fait ta Fadela ! T'as fait ta Rachida ! On t'a donné une bonne place et t'as oublié la hass'..." La hass' étant la misère que les deux femmes politiques ont dû vivre. Deux femmes qui devraient donc respecter l'Islam, les cités, et les valeurs que Sniper véhicule. C'est bien connu, tous les Français issus de l'immigration se doivent de rester comme la masse, musulmans pratiquants, dans leur quartier de naissance, là où l'émancipation culturelle n'est pas tolérée.

Fadela est l'hymne du communautarisme. L'hymne de la honte d'être différent, et d'être libre. Effectivement, comme ils le disent : "Au taf tu craches sur l'Islam, histoire de bien passer devant les toubabs." Les toubabs étant les blancs, les non-musulmans. Un cri du coeur pour ce groupe de rap français intégriste et intolérant au possible.

Que l'on ne se méprenne pas, Fadela n'est pas une chanson contestatrice, engagée politiquement, car ici les rappeurs Tunisiano et Aketo (Blacko ayant préféré quitter le groupe en 2007) ne parlent pas de politique. Ils s'expriment juste sur ce qu'il faut faire, comment il faut se comporter, qui il faut fréquenter quand on est d'origine maghrébine ou africaine. Donneurs de leçons, persuadés d'être dans le droit chemin, surtout ne pas s'écarter de la masse.

Ainsi, les modèles de réussite comme Rachida Dati, qui n'a jamais clamé que "le beaujolais et le cochon" étaient néfastes, ou comme Fadela Amara, qui a fait partie d'un gouvernement de droite alors que selon Sniper on ne peut pas être de droite et s'appeler Fadela, passent pour les dernières des traîtres à la mémoire étriquée.

Voilà comment faire fausse route sur quatre minutes et vingt trois secondes, voilà comment faire du mal à la France métissée. Pour Sniper, c'est "chacun chez soi". Dans la tête et dans sa vie.

Un combat loin de celui qu'ils menaient en 2003 contre l'extrême-droite par leur chanson La France et contre laquelle Nicolas Sarkozy s'indignait. Une plainte avait suivi, avant que Sniper soit relaxé à la demande du procureur. L'actuel président de la République, alors Ministre de l'Intérieur, les qualifiait de "voyous qui déshonorent la France". C'était faux à l'époque, c'est dommage aujourd'hui.

Il y a dix ans, ils chantaient : "Faudrait changer les lois et pouvoir voir bientôt à l'Elysée des arabes et des noirs au pouvoir."

Les Sniper n'ont plus de balle. Il est temps qu'ils changent de munitions...

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