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Youssou N'Dour : Découvrez l'hommage du roi du m'balax à Bob Marley !

Pour un album qu'il fait paraître, Youssou N'Dour contracte trois engagements humanitaires. Quand on sait que, à 50 ans, l'artiste africain le plus célèbre dans le monde et chantre du m'balax (ce courant hybride ultra rythmé qu'il a popularisé au Sénégal) approche la trentaine de réalisations...

Notamment ambassadeur de bonne volonté pour l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et pour l'UNICEF, membre du Conseil pour l'avenir du monde et de la Fondation Jacques Chirac, l'interprète fameux du duo culte 7 Seconds (avec Neneh Cherry et un clip de Stéphane Sednaoui) ne manque pas de véhiculer son message en musique.

Le Sénégalais était présent à Paris au mois de janvier, à l'occasion de la présentation du film documentaire I Bring what I love qu'a réalisé Elisabeth Chai Vasarheyi à partir de son album Egypt, lauréat d'un Grammy Award en 2004, et de sa philosophie de vie. Il a profité de sa visite dans la capitale pour promouvoir également son album Dakar Kingston (disponible depuis le 8 mars, il le défendra sur la scène de l'Olympia le 23 mars), successeur à Rokku Mi Rokka ("Prendre et donner") qui constitue un hommage à Bob Marley (spécialement le titre d'ouverture, Marley) : pour cette excursion musicale reggaeisante, au cours de laquelle Youssou revisite ses anciens morceaux dans des arrangements jamaïcains, s'est d'ailleurs attaché les services de Tyrone Downie, compagnon de route de Bob Marley, et du guitariste Earl "Chinna" Smith, mais aussi de guest stars telles que le couple star Patrice et Ayo.

Youssou N'Dour a commenté sa démarche dans les colonnes du JDD, dans son édition du jour. Extraits :

"Comme beaucoup en Afrique, j'ai grandi avec le reggae, je suis fan. C'est vrai, je n'ai jamais incarné le rasta et la philosophie qui va avec mais c'est en moi. J'ai un ami, Gaston Madeira, qui me fatigue avec ça depuis des années: "You', quand est-ce que tu vas poser ta célèbre voix sur du reggae ?" L'an dernier, avec les préparatifs des 50 ans de l'Indépendance et du Festival des Arts Nègres, qui va abriter tous les arts de la diaspora noire à Dakar fin 2010, je me suis dis que le moment était venu. On a eu l'idée de rendre hommage à Bob Marley tout comme on rendra hommage à Senghor, à Césaire. J'ai donc décidé de m'occuper de la partie Bob Marley en créant cet album reggae. Cela m'a permis de retrouver Gaston et de lui répondre enfin "Man, je suis prêt!" Tout est parti de là".

"Rastaman (Marley), cela implique aussi son combat, sa philosophie, son discours. En Afrique, quand on rend hommage aux disparus, on se remémore publiquement chacune des bonnes choses que la personne a pu faire ou incarner. Cat Stevens, qui est fan de Bob et ami de moi, a voulu appuyer le projet en écrivant quelques mots de cette chanson. Tyrone Downie a aussi écrit quelques mots. On entend aussi Mutabaruka, un célèbre poète jamaïcain qui a fait des albums, qui a une grande émission très écoutée en Jamaïque."

"J'ai tout de suite dit à Tyrone que ma façon de chanter ne changerait pas. Et que même mes mélodies seraient gardées : c'est-à-dire que si on connaît bien mon répertoire original, la plupart des mélodies ici sont profondément africaines, même si certaines sont plus modernes que d'autres. On y retrouve certaines chansons en parfaite cohésion avec le reggae, par exemple Joker ou Africa Dream Again, que j'avais créées sur l'album Nothing in Vain (2002). Je savais que ma voix apporterait la couleur de l'Afrique. C'étaient là les conditions essentielles et on les a respectées. L'autre idée, c'était qu'il ne fallait pas tomber dans le m'balax- reggae. J'ai donc utilisé beaucoup plus les percussions, mais en les faisant jouer d'une manière qui est plutôt celle de la Casamance, au sud du Sénégal (...) Car je pense que ces musiques sont des cousines. Elles nous donnent des frissons, elles sont parties de nous."

"Le reggae a besoin de renouvellement, d'un mouvement. Et ça, l'Afrique de l'Ouest peut le revendiquer en toute légitimité, il suffit de voir comment les gens le joue, c'est hallucinant. Et excellent. Mes musiciens ont tout de suite trouvé un son extra en reggae, et ils m'ont même dit que faire ça, au fond, c'était comme des demi-vacances pour eux (...) C'est super de voir comment on passe de la rigueur de cette musique fédératrice au m'balax, et vice-versa. Cette exceptionnelle diversité me réjouit. D'ailleurs, le concert que nous proposons à partir de ce disque est entre le m'balax et le reggae..."

Interview à retrouver en intégralité sur le jdd.fr en cliquant ici.

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