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Chico & The Gypsies contre Chico, l'usurpateur : La justice tranche enfin
Publié le 23 mai 2013 à 17:53
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Le vrai Chico & The Gypsies - Amor De Mis Amores - extrait de l'album "Fiesta" paru en avril 2013.
Chico Castillo organisait un concert à l'Olympia, le 31 octobre 2012 à Paris en compagnie de nombreux invités
Chico & The Gypsies - l'album "Fiesta" est sorti en avril 2013.
Gérard Lenorman, Chico Bouchikhi, Daniel Guichard, Ray des Gypsies et le leader de Collectif Métissé - Chico et les Gypsies se sont produits samedi 6 avril sur la scène du Zenith de Paris.
Manitas de Plata et José Luis Castillo Castillo (qui n'a désormais plus le droit de se faire appeler Chico) lors de la soirée événement donnée par le second à l'Olympia, le 31 octobre 2012 à Paris.
Sofia Essaïdi avec Chico et les Gypsies au Zénith de Paris, le 6 avril 2013.
Manitas de Plata et Chico Castillo lors de la soirée événement donnée par le second à l'Olympia, le 31 octobre 2012 à Paris

C'est la fin d'une supercherie qui durait depuis quinze ans. Chico Bouchikhi, membre fondateur des Gipsy Kings et leader du groupe Chico & The Gypsies, était victime d'un usurpateur. Le musicien franco-espagnol José Luis Catillo, qui se faisait lui aussi appeler Chico, vient d'être condamné pour contrefaçon et concurrence déloyale : il reprenait à son compte des épisodes de la carrière du "vrai" Chico, se faisant passer pour un ancien Gipsy King et se présentant même, parfois, avec un groupe appelé Chico Castillo & The Gypsies.

Nos confrères de La Provence nous apprennent que la justice a tranché en faveur de Chico Bouchikhi : le 17 mai, le tribunal de grande instance de Paris a reconnu les actes de contrefaçons dont s'est rendu coupable le faux Chico envers la marque Chico & The Gypsies. Le TGI lui a également imputé des actes de concurrence déloyale. Condamné à 40 000 euros de dommages et intérêts, José Luis Castilllo ne peut désormais plus se présenter comme Chico ni utiliser de nom combinant les termes "Chico" et "Gipsy". En octobre dernier, José Luis Castillo avait par exemple donné un concert à l'Olympia sous le nom Chico Castillo au côté de la légende Manitas de Plata.

À propos de cette affaire, le vrai Chico avait déclaré dans Télé Star il y a quelques semaines : "Quelle histoire ! Il y a un type qui se fait passer pour moi [Chico Castillo, NDLR] depuis des années, qui avait réservé l'Olympia l'an dernier. On va passer au tribunal... Ça s'appelle de l'usurpation d'identité. Il risque de prendre cher", prévient Chico. En Algérie au moment du jugement, le chanteur et guitariste s'est félicité de cette nouvelle : "Je suis très content du jugement. Je déteste qu'on profite de qualités qui ne t'appartiennent pas. Ce qui me fait de la peine, dans cette affaire, ce sont les gens qui ont été trompés, et qui revenaient toujours vers moi au final." Cette usurpation n'est pourtant que la partie émergée de l'iceberg. Dans le monde entier, des groupes se font passer pour les Gipsy Kings. "J'ai fait installer des alertes sur Internet, raconte Chico Bouchikhi à La Provence. Quand j'en repère une, un courrier d'avocat part directement... En principe, ça dissuade !"

Débarrassé du faux Chico, le vrai et ses Gypsies poursuivent avec sérénité leur tournée. Le groupe sortait en avril l'album Fiesta sur lequel il reprend des airs espagnols très célèbres comme Amor De Mis Amores.

Par Nicolas N. |
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Justice Musique Personnalités Françaises Photo Procès