Dans le téléfilm Le Combat d'Alice, diffusé ce mercredi 21 mai à 21h10 sur France 2, Nicolas Gob interprète "un veuf démuni face à l'évolution de sa fille lycéenne en écologiste radicale". C'est ce qu'écrivent nos confrères de Télé Magazine, à qui l'acteur a récemment accordé une interview. Il lui a notamment été demandé si ces préoccupations rejoignent celles de sa fille de 13 ans, lui qui a pour rappel deux enfants : Marlon, né en février 2019 de son histoire avec son épouse Jane, et Lily-Rose, une adolescente issue d'une relation précédente.
"On en parle en famille et on fait attention à ce qu'on mange. Il y a, par exemple, de moins en moins de viande chez nous, même si on ne réussit pas complétement à s'en passer. dans ce combat, comme dans le féminisme d'ailleurs, je suis convaincu qu'on a besoin d'une forme de radicalité pour éduquer certains esprits hermétiques", avait alors répondu Nicolas Gob, que l'on peut ainsi considérer comme étant un flexitarien.
"Les flexitariens, ce sont ces personnes qui privilégient une alimentation végétarienne en limitant leur consommation de viande. C'est un entre-deux alimentaire qui fait de plus en plus d'adeptes", explique France Inter. Pour la célèbre radio, Philippe Cardon, maître de conférences HDR en Sociologie à l'Université de Lille, a apporté des précisions sur cette habitude alimentaire, et sur le nombre de personnes qui la pratiquent.
"Il y a les carnivores d'un côté, et puis il y a les végétariens qui sont une population qui reste relativement faible. On estime à peu près à 7 ou 8 % le nombre de végétariens en France. Et puis il y a cet entre-deux, les flexitariens, qui sont à la fois des petits carnivores et qui mangent plutôt des fruits et légumes. L'enjeu, c'est la question de la quantité. D'un point de vue sociologique, il y a eu une grande enquête qui a été faite en 2021 qui a montré qu'il y avait environ 25 % de la population française qui se déclare flexitariens", révèle t-il.
Et il pourrait y avoir encore plus de "flexitariens" à l'avenir, puisque "la consommation de viande dans les pays occidentaux, en particulier en France, diminue".