Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Secret Story
Koh-Lanta
Masterchef
Pékin Express
Qui veut épouser mon fils ?
L'Amour est dans le pré
Télé Réalité
France Télévision
TF1
M6
Canal+
France 2
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

Sausage Party : Le film d'animation délirant ne sera pas censuré

4 photos
Lancer le diaporama
La justice a fait son choix.

Accusé de corrompre les jeunes par des associations qui réclamaient que sa diffusion soit suspendue, le film d'animation Sausage Party reste interdit aux mineurs de moins de 12 ans, selon une ordonnance rendue mercredi 14 décembre par le tribunal administratif de Paris, indique l'AFP.

"Après s'être livré à une analyse des scènes critiquées", le tribunal a estimé que "le film ne diffusait pas un message à caractère violent et que les scènes à caractère sexuel ne visaient pas à corrompre les mineurs", selon l'ordonnance du juge, qui a par ailleurs relevé "la dimension humoristique" du film. "Si une séquence, furtive, mime des relations sexuelles entre une boîte de gruau et une boîte de crackers, elle ne paraît pas, en l'état de l'instruction, figurer un viol à caractère raciste", observe le juge des référés, qui statuait en procédure d'urgence. "Si au cours de la dernière séquence du film, durant trois minutes, des aliments et autres produits de consommation, dont aucun ne figure au demeurant un mineur, simulent explicitement diverses pratiques sexuelles, cette scène se déroule dans un univers imaginaire (...) et ne peut être interprétée comme incitant le spectateur à en reproduire le contenu", poursuit-il.

L'association Juristes pour l'enfance, proche de la Manif pour tous, qui avait demandé la suspension du visa d'exploitation du film, a annoncé qu'elle comptait bien se pourvoir en cassation devant le Conseil d'État ainsi que la poursuite de sa requête "au fond" devant le tribunal administratif de Paris. "Quel est donc l'intérêt pour le tribunal que des enfants de 12 ans assistent à des viols, des fellations, partouze et autres pratiques sexuelles diverses, sans compter la consommation de drogues ?" demande-t-elle dans un communiqué. Sausage Party, interdit aux moins de 12 ans en France (et plus largement aux mineurs aux États-Unis), a provoqué l'ire de l'association proche des catholiques traditionalistes Promouvoir (qui s'est déjà attaquée à La Vie d'Adèle, Antichrist ou encore Baise-moi), et d'Action pour la dignité humaine, qui avaient également demandé la suspension du visa d'exploitation.

Humour libertaire

Présenté comme "la première comédie d'animation pour adultes à l'humour particulièrement osé", le film réalisé par Greg Tiernan et Conrad Vernon, raconte la vie intime d'une intrépide saucisse et, dans le rôle du méchant, d'une poire à lavement vaginale. Le scénario est écrit par Seth Rogen, Evan Goldberg, Kyle Hunter et Ariel Shaffir, et Cyril Hanouna double l'un des personnages dans la version française. Les associations demandent une reclassification en film interdit aux moins de 16 ans, ce qui requiert un retrait préalable du visa d'exploitation. Pour le juge, ce n'est pas parce que ce film n'est pas interdit aux jeunes adolescents que "la protection de l'enfance et de la jeunesse" est négligée. "L'interdiction de la diffusion aux moins de 12 ans, le titre, l'affiche et la bande annonce du film mettent suffisamment en relief son caractère subversif et l'omniprésence des connotations sexuelles", est-il indiqué dans l'ordonnance.

La veille, l'avocat de l'association Promouvoir, Me André Bonnet, avait estimé que la bande-annonce "ne disait rien sur le véritable contenu du film". Il avait par ailleurs dénoncé la "scène finale des partouzes": "Une orgie sidérante entre scènes de fellation, de sodomisation (...) où l'on voit un paquet de corn-flakes – un objet assez corpulent – assénant des mouvements de va-et-vient brutaux et demandant 'tu aimes ça, salope ?'" En face, Me Jacques Molinié, l'avocat du ministère de la Culture, avait raillé "la volonté de censure" de ses contradicteurs "à l'égard d'un film qui est un peu libertaire".

Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel