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Gary Clark Jr.: Blak and Blu, la fièvre du favori de Barack Obama et Alicia Keys

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Il y a un an, Gary Clark Jr. jouait à la Maison Blanche, invité à se produire (Catfish Blues, In the Evening (When the Sun Goes Down)) lors d'une vibrante célébration de la nation (Red, White and Blues) aux côtés de B.B. King, Mick Jagger, Jeff Beck ou encore Buddy Guy. Ce soir, lundi 18 février 2013, c'est à Paris, dans la touffeur souvent propice et fertile du New Morning, que le guitariste de génie, en qui Barack Obama lui-même – comme nombre de mélomanes – voit "l'avenir du blues", se livre cordes et âme...

A 29 ans seulement, le prince texan du rock et héritier reconnu d'un Texas blues plus que jamais ouvert à bien des influences (rock, jazz, hip hop, country), ancien pupille de Jimmie Vaughan, défend Blak and Blu, son troisième album (mais son premier en major) paru à l'automne dernier, étourdissant et brûlant d'un feu sacré. A la faveur notamment de ses solos de guitare déments d'intelligence mélodique et de sensibilité, et d'une voix addictive, Blak and Blu s'est d'ailleurs invité dans le Top 10 des albums les plus vendus aux États-Unis, toutes catégories confondues (et n°1 dans le registre Blues).

Le natif d'Austin, repéré à l'adolescence dans sa ville par le patron du club musical Antone's (une scène qui fut le tremplin de Stevie Ray ou Jimmie Vaughan), et rapidement adoubé par les stars locales, y déploie avec une électricité quasi érotisante tant la maestria prodigieuse et harassante qui lui vaut d'être affilié au dieu Jimi Hendrix lui-même, qu'il rejoint en distorsions, solos et impros euphorisants, que sa riche palette personnelle, creuset d'influences inspirantes. "Il unit Hendrix, Stevie Ray, le grunge des nineties, le hip hop, la soul et le R & B en un mélange cool à vous laisser la mâchoire pendante. Il peut surclasser n'importe qui au monde, mais son truc, c'est de faire des chansons, pas de faire l'affiche", a écrit un journal local texan à l'endroit du musicien, auquel la diva Alicia Keys a fait appel pour plusieurs morceaux.

Tel un manifeste, Blak and Blue s'ouvre au son torride (Ain't Messin 'Round) d'une bande de cuivres en goguette s'accouplant avec des guitares électriques musclées et omniprésentes sur un rythme so vintage : ne manque plus que la voix, tour à tour péremptoire (façon Kravitz type American Woman) et cool (voix de tête), de Gary Clark Jr., pour parfaire une alchimie insensément intense, qui n'est pas un effet de manche... L'effet se prolonge pendant une douzaine de pistes encore, et sur scène bien entendu. Après la gravité de l'épique When my train pulls in et ses presque huit minutes entre guitares saturées et orgue, le single-titre Blak and Blu offre un écrin entre hip hop jazzy et R & B à la voix souple et enveloppante de l'artiste. Les guitares reviennent et roulent des mécaniques à un train de sénateur avant de finir en hurlant sur Bright Lights, qui avait été au coeur d'un EP remarqué en 2010-2011, Travis County lorgne avec malice le berceau du rock n'roll, The Life et son hip hop ambiant pourraient inviter Jay-Z, Glitter Ain't Gold (Jumpin' for Nothin') s'offre en quelques secondes une gouache hard rock... On s'abîme alors, abrutis, sonnés, dans Numb, quand Gary Clark Jr. se met à crooner comme The Platters, en voix de tête pour la ballade Please Come Home, un slow de magicien, sans âge. La vibe smooth et le groove paisible de Things Are Changin', le mix imprévisible entre Hendrix et Little Johnny Taylor Third Stone from the Sun/If You Love Me Like You Say se fait twister d'une grâce funky, l'atmosphérique You Saved Me, et le savoureusement roots Next Door Neighbor Blues, morceau de bravoure lo-fi, parachèvent la démonstration.

La suite est à vivre en live.

G.J.

Gary Clark Jr., "Blak and Blu"

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