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Orelsan : Homophobe ? Le rappeur répond !

Avant de sortir l'enjoué mais grave Plus rien ne m'étonne, Orelsan a voulu que son public découvre le clip de Suicide Social. Un morceau pessimiste. Un morceau sombre et provocateur, terriblement prenant, une sorte de séquestration auditive.

Puisqu'il faut que chaque rappeur ait son lot de contestations, puisqu'Orelsan avait déjà provoqué la polémique avec ses titres Sale Pute et Saint-Valentin, il fallait bien qu'il récidive.

Pour ces deux titres, le rappeur de 29 ans avait été taxé de violent machiste. Sur Suicide Social, c'est le côté homophobe de ses paroles qui a choqué. Qui a choqué ceux qui ne comprennent rien.

"Adieu lesbiennes refoulées, surexcitées / Qui cherchent dans leur féminité, une raison d'exister / Adieu ceux qui vivent à travers leur sexualité / Danser sur des chariots, c'est ça votre fierté ? / Les Bisounours et leur pouvoir de l'arc-en-ciel / Qui voudraient me faire croire qu'être hétéro c'est à l'ancienne / Tellement, tellement susceptibles / Pour prouver que t'es pas homophobe, faudra bientôt que tu suces des types."

Le magazine Têtu, presse pour tout le monde mais qui veut parler aux gays et aux lesbiennes, a rencontré le chanteur originaire de Caen, qui est toujours en promotion pour son deuxième album Le Chant des Sirènes. Parfaitement conscient de ce qu'il a écrit et chanté, Orelsan peut ainsi répondre aux questions du magazine spécialisé et se retrouve à devoir se justifier de son éventuelle homophobie.

Orelsan est donc évidemment obligé de dire qu'il a des "potes homos" pour prouver qu'il n'est pas homophobe, justification malheureusement aussi pathétique que de dire qu'on est pas raciste puisqu'on adore le couscous... Mais la situation le lui impose et Orelsan parvient à donner une explication de ses textes on ne peut plus brillante.

"Je ne pense pas que les gens soient si cons que ça et qu'ils prennent tout au premier degré. Suicide Social, c'est l'histoire d'un homme qui se suicide et qui voit un peu la société d'une façon communautaire, donc en gros, il va voir un peu le négatif de chaque couche de la société. (...) Justement, je trouve que c'est une bonne occasion de discuter avec ses gosses et de dire "ah, t'écoutes ce chanteur Orelsan, qu'est-ce que tu penses de la chanson?" Parce que cela parle de choses qu'ils connaissent. Je vois ça comme un message de la sécurité routière avec un accident dedans. (...) C'est un type au bord du suicide qui dit ça ! C'est de la réflexion de bistrot. C'est fait exprès, la chanson est trop grosse pour qu'on la prenne au premier degré. Dans l'interprétation, ça monte, tu sens que le type n'a plus toute sa tête."

Probablement plus enclin à parler de rap, de musique, de manga que de sexualité, Orelsan clôt la discussion lorsque l'audacieuse journaliste lui pose frontalement la question : "Que pensez-vous des homos ?"

"En fait, je m'en fous. Pour moi, c'est un cliché de dire 'les' homos. Ça ne veut rien dire. La sexualité de quelqu'un, ça ne me fait ni chaud ni froid. Je ne sais pas comment dire, mais... pour moi, dire 'les homos', ça renvoie direct à un truc un peu années 80 cuir-moustache, c'est n'importe quoi ! Pour moi, il faut voir les individus au cas par cas et la sexualité de chacun, je m'en contrefous complètement. C'est comme quand je dis que la gay pride ne me fait ni chaud ni froid. Les gens ont envie de s'amuser, qu'ils s'amusent. S'il y en a qui trouvent que ça fait trop de bruit ou que ça représente mal leur communauté, qu'ils le disent, mais moi, je me sens complètement extérieur à ça. En fait, je ne peux pas avoir de point de vue sur ça parce que pour moi, c'est... rien. Pour moi, la sexualité de quelqu'un ne détermine pas qui il est."

Fin du débat.

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