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Pierre Sarkozy (DJ Mosey), ses étonnantes confidences: 'J'étais presque autiste'

Le président de la République Nicolas Sarkozy, après ses obligations du 14 juillet dont ses nominations pour la légion d'honneur, profite des commodités, bien agréables il faut l'avouer, du Fort de Brégançon : il s'y ressource au gré de ses sorties à vélo et de ses bains de mer avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy, enceinte, heureuse de pouvoir laisser l'eau porter son ventre arrondi et bercer le petit garçon qu'elle attend.

Mais si le couple présidentiel chérit le littoral varois, Pierre Sarkozy, l'aîné des enfants du président, a pour sa part ses habitudes un peu plus au sud encore, dans les Baléares. A Ibiza, paradis des clubbers, on connaît bien le fils du président, mais sous son nom de scène : DJ Mosey. Habitué à mixer sur l'île (au fameux Privilège, par exemple) comme ailleurs en Europe, notamment dans des clubs berlinois ou milanais, le très discret Pierre Sarkozy, qui avait un peu souffert de sa brutale exposition lorsque ses activités de producteur de rap furent révélées, vient d'accorder une interview - remarquée par l'AFP - au Bild am Sonntag, édition dominicale du quotidien allemand Bild. Un entretien instructif, où se révèle, entre quelques passages convenus obligés, une personnalité étonnante, qui se protège de la cruauté du monde en façonnant sa bulle de son.

A 26 ans, il y évoque notamment sa passion pour la musique, plus que jamais son activité principale depuis qu'il a lâché ses études de droit. "Je n'étais pas fait pour les études. A ce niveau-là j'étais plutôt un cancre. J'étais perdant d'avance, il faut aimer son travail pour réussir", justifie-t-il posément. Il est clair que, dans ce registre, c'est son frère Jean, son cadet d'un an, qui joue les bons élèves, imitant (presque au sens propre, parfois) son père et empruntant à son tour la voie de la carrière politique. Mais Pierre Sarkozy signale que lui aussi doit à son paternel sa vocation : "Mon père m'a appris que le plus grand risque dans la vie est de ne jamais prendre de risques."

"J'étais presque autiste"

Il retrace alors son parcours depuis l'enfance et sa passion précoce pour le son. Mais aussi un auto-portrait transparent : "Mes parents, je les en remercie, m'ont offert une enfance merveilleuse. Mais les enfants il n'y a pas que la vérité qui sort de la bouche des enfants, il y a aussi la cruauté. La cruauté de la vérité. Et j'étais déjà un solitaire, presque autiste. Je parlais peu, je préférais m'asseoir au pied d'un arbre et rêvasser."

Puis vient l'adolescence, et le rêve de peser dans la musique : des démos à 12 ans, la découverte de la culture hip hop aux Etats-Unis, un groupe de rap à 14 (New Hip Soul). Puis le maniement du micro et de l'ordinateur. La suite, on la connaît - du moins la partie émergée de l'iceberg : des sons et des prods par-ci par-là, notamment pour l'album Peace Maker de Doc Gynéco, plusieurs morceaux pour Jamel Debbouze, rencontré durant ses études, ou pour le talentueux hurluberlu Laszlo Jones, spécimen Jack-Sparrow-maniaque dont le Rimmel cache une énergie accrocheuse et un album sacrément bien trempé, Banana Nation. La bascule est survenue à 20 ans : "J'ai reçu mon premier chèque pour un travail que j'aimais. C'est le moment où la musique a remplacé les études. J'ai fondé mon propre label, composé des musiques de pub pour Pizza Hut, produit un rappeur."

"Une famille-patchwork qui fonctionne bien"

L'entretien avec le Bild am Sonntag est également l'occasion pour les journalistes allemands de creuser un peu les rapports familiaux, mais le jeune homme ne se laisse pas entraîner et fait preuve de lucidité. Il évoque notamment les siens comme une famille heureuse de se retrouver dans l'intimité : "une famille-patchwork qui fonctionne bien." Décrivant son père comme quelqu'un de "sensible" et de "proche", il affirme : "Comme tous les parents, (mon père) veut naturellement s'assurer que je gagne bien ma vie et que je mène une vie rangée." Tout reste à faire en la matière. Sur ce point, il dit admirer David Guetta : "Je ne travaille pas autant que lui, mais j'admire le fait que, malgré son activité dans le monde de la nuit, il mène une vie aussi saine. Il est très discipliné." Et d'ajouter que lui-même se veut un esprit sain dans un corps sain : il ne fume pas, ne boit pas, fait du foot... Une véritable annonce pour Meetic.

Quant à l'avis de son père sur la musique, il n'y en a aucun. "Nous ne parlons pas de notre travail. Il a le sien, j'ai le mien. Et je ne lui dis pas : "Hé papa, écoute un peu ça". Tout ce que je sais, c'est qu'il a déjà acheté quelque chose que j'ai fait. Je pense que cela doit rester spontané."

"Carla Bruni est talentueuse, elle n'a pas besoin de moi"

Citant les Daft Punk et l'Allemand Paul Kalkbrenner comme ses références dans le monde des DJs (mais aussi Let's get it on de Marvin Gaye comme sa chanson d'amour favorite), Pierre Sarkozy avoue que son nom est une barrière pour mixer en France. Mais décrit "l'énergie incroyable" lorsqu'il mixa devant 50 000 personnes à Francfort. Et se dit prêt à se faire "privatiser" par une personne, s'il a affaire à quelqu'un de "cool".

Impossible pour le Bild de ne pas parler de Carla Bruni, ni de demander à Pierre Sarkozy s'il aimerait produire sa belle-mère : "Elle a une voix magnifique et est très talentueuse. Et a de beaux textes. Elle n'a pas besoin de moi, d'autant plus que je produis un genre différent, de l'urban et de l'électro. Et puis, comme je l'ai dit, je sépare famille et travail."

Un souci aigu de la vie privée

Considérant la fonction de président de la République, pour laquelle il a "du respect", et une carrière en politique, comme son frère, il constate que ces perspectives n'offrent pas une vie qu'il envie : "un métier très solitaire, dans un monde brutal, avec beaucoup de responsabilités (...) Etre président d'un pays signifie n'avoir presque pas de vie privée. On vit comme un moine, seul pour son métier." Confirmation que c'est bien la vie d'artiste, son choix.

D'autres zones de l'entretien sont étonnantes, notamment lorsqu'il évoque le fait que son rêve est de vivre de sa passion, comme c'est le cas actuellement, mais aussi "d'être quelqu'un de bien envers les personnes qu'il aime et, peut-être, de fonder un jour une famille". Ou quand on l'interroge sur la religion : sa vie d'homme se définit selon lui au regard de son "amour pour Dieu", mais il ne se reconnaît pas dans l'institution "Eglise", dont il ne fréquente pas les bancs, cherchant à "entrer seul en contact avec Dieu".

Finalement, le seul point sur lequel il reste 100% hermétique, c'est celui de sa vie sentimentale : "Je préfère ne pas en parler. Un minimum de vie privée, c'est bien."

 

L'intégralité de l'interview est disponible (pour les germanophones - mais rassurez-vous, on vous a presque tout traduit) sur le site du Bild, assortie de photos (en club et... en mannequin).

G.J.

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