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Prince Andrew : Le déballage sordide de Virginia Roberts, l'ex-esclave sexuelle

"Je vais nommer chaque type qui mérite d'être nommé lorsque j'irai au tribunal" : des années après, Virginia Roberts, qui fut sexuellement exploitée par le milliardaire pédophile Jeffrey Epstein à une époque où le prince Andrew, fils de la reine Elizabeth II, gravitait dans son cercle et jouissait de ses largesses, a décidé de passer à l'offensive.

La semaine dernière, l'ancienne "masseuse itinérante" du magnat américain, condamné en 2008 à 18 mois de prison pour exploitation sexuelle de mineures et inscrit au ficher des délinquants sexuels, portait plainte auprès de la justice de Floride. Dans les documents, enregistrés par un tribunal de Palm Beach, le nom du duc d'York est cité, en lien avec des abus sexuels : "Epstein a obligé Jane Doe 3 [l'anonymat est préservé dans la plainte, NDLR] à avoir des relations sexuelles avec un membre de la famille royale britannique, le prince Andrew. Epstein a ordonné à Jane Doe 3 de donner au prince tout ce qu'il demanderait et a exigé de Jane Doe 3 qu'elle lui relate tous les détails de l'abus sexuel", stipule la plainte.

Aujourd'hui mariée et mère de trois enfants, rentrée aux Etats-Unis depuis un an après onze années passées incognito en Australie dans la campagne environnant Sydney, rien ne semble pouvoir endiguer la détermination de Virginia Roberts, 31 ans, alors que toutes les autres jeunes femmes concernées ont refusé de témoigner, dans le cadre d'une procédure consécutive à l'accord passé par Epstein avec les procureurs à l'insu des victimes. Le prince Andrew, rentré d'urgence de ses vacances au ski (passées en compagnie notamment de son ex-épouse Sarah Ferguson, leur fille cadette la princesse Eugenie, son petit ami Jak Brooksbank et son amie Cressida Bonas, ex du prince Harry) après que son nom a ressurgi dans cette affaire, a peut-être raison de réunir une cellule de crise pour se préparer au choc. D'autant que l'intéressée prévoit de publier cette année son autobiographie...

Virginia Roberts brise la loi du silence, panique à Buckingham

Son témoignage à charge sur son passé d'esclave sexuelle incluant trois "rencontres" avec le fils adoré de la reine Elizabeth II, Virginia Roberts l'a fait il y a plusieurs années déjà, son histoire étant révélée dès 2007 par la journaliste Sharon Churcher dans le Daily Mail, alors que les investigations concernant les sollicitations de prostituées mineures par Jeffrey Epstein, financier qui fut un temps proche de Bill Clinton et de Donald Trump, se poursuivaient. Début 2011, le récit consternant de la jeune femme refaisait surface, en écho aux retrouvailles d'Epstein, sorti de prison en juillet 2010, et du duc d'York. Quelques mois plus tard, ce dernier, dans le collimateur de la classe politique britannique également pour ses amitiés dérangeantes (proches de Ben Ali, de Khadafi, le président de l'Azerbaïdjan Ilham Aliyev, etc.) et ses voyages dispendieux, était contraint d'abandonner ses fonctions d'ambassadeur du commerce extérieur britannique et de couper les ponts avec le milliardaire aux moeurs douteuses. Si rien n'indique que le fils de la reine ait profité de faveurs sexuelles, c'est encore une fois sa grande proximité avec le délinquant sexuel américain qui pose problème.

Le Daily Mail, qui a depuis revu Virginia Roberts, à peu près au moment de son retour aux Etats-Unis, vient de republier ce témoignage, augmenté de quelques ajouts, dans lequel elle revenait sur toute cette période (1999 - 2002) : son recrutement et son éducation pour en faire le parfait jouet sexuel de Jeffrey Epstein et ses amis de haut rang, ses rencontres avec certaines de ces personnalités en particulier, les rapports intimes qu'on l'aurait "encouragée" à avoir avec le prince Andrew, sa soumission, sa fuite improvisée...

Preuve que les allégations faites, en dépit du fait que le prince Andrew n'est que cité dans la plainte (et de la présomption d'innocence, bien sûr), sont loin d'être prises à la légère, Buckingham s'est fendu de quatre démentis catégoriques successifs - une fronde quasi historique. "Cela a trait à des procédures au civil engagées de longue date et en cours aux Etats-Unis, dont le duc d'York n'est pas partie prenante. En l'espèce, nous ne commenterons pas en détail. Quoi qu'il en soit, pour éviter le moindre doute, toute suggestion de comportement impropre avec des mineures est catégoriquement fausse", indiquait dès vendredi soir un premier communiqué. "Une allégation très sérieuse, concernant une relation sexuelle avec une mineure, vise le duc dans un document légal transmis à un tribunal américain", relevait le deuxième, réitérant le démenti, samedi après-midi. Le scandale grandissant, un troisième message enfonçait le clou samedi soir, nommant cette fois la femme à l'origine du scandale : "Il est nié avec insistance que le duc d'York ait eu le moindre type de contact ou de relation sexuelle avec Virginia Roberts. Toute assertion inverse est fausse et infondée." Dimanche enfin, un quatrième communiqué très fermer était motivé par la sortie du père de Virginia Roberts, Sky, lequel affirmait que le prince Andrew méritait d'être jugé si les abus sur sa fille étaient avérés et que celle-ci avait même été présentée à la reine Elizabeth II.

Même seule contre tous, Virginia Roberts semble déterminée : "Je ne vais pas me laisser intimider et réduire au silence", a-t-elle rétorqué en réponse à des protestations menaçantes. Malgré ces démentis royaux cinglants. Malgré les récriminations furieuses d'autres protagonistes, à l'image d'Alan Dershowitz, avocat de Jeffrey Epstein et juriste éminent également cité, qui l'accuse d'extorsion de fonds avec cette histoire "montée de toutes pièces". Malgré les ombres projetées sur sa crédibilité, elle l'ancienne ado à la dérive : "Aucune personne raisonnable ne prendra pour argent comptant les confessions d'une jeune femme perturbée, empêtrée dans un scandale sexuel complexe et explosif aux Etats-Unis", se hasarde le biographe de la famille royale britannique, Christopher Wilson, admettant cependant qu'elles mettent en jeu la réputation du prince Andrew et l'intégrité de la cour. Malgré l'omerta qui l'isole dans sa démarche, d'autres victimes de Jeffrey Epstein ayant choisi de ne pas témoigner, se réfugiant derrière le cinquième amendement de la Constitution des Etats-Unis.

Quatre années d'esclavage sexuel : un témoignage sordide...

Dans l'édition dominicale du Daily Mail, Virginia Roberts avait raconté ses quatre années au "service" de Jeffrey Epstein, recrutée à 15 ans pour être sa "masseuse personnelle" puis transformée en prostituée à ses ordres, acceptant tout du fait de l'emprise de son "mentor" et de la peur d'être rejetée dans sa vie misérable d'avant si elle avait le malheur de lui déplaire, et exerçant dans ses diverses résidences de rêve (Palm Beach, Mexico, New York, Iles Vierges). Un esclavage sexuel qui prendra fin en 2002 lorsque, après lui avoir payé un voyage en Thaïlande pour ses 19 ans en vue de parfaire ses talents de masseuse, elle rencontre sur place un jeune homme dont elle tombe amoureuse, qu'elle épouse au bout de quelques jours et avec lequel elle s'enfuit.

Tout commence en 1998, par le casting sauvage de Virginia Roberts, alors âgée de 15 ans. L'adolescente, qui a décroché un petit boulot au vestiaire du Mar-A-Lago Club, somptueux resort privé du businessman Donald Trump en Floride, grâce à son père Sky, employé de maintenance sur le site, est approchée par Ghislaine Maxwell, fille d'un ancien magnat de la presse britannique, Robert Maxwell, décédé en 1991. Ghislaine, amie intime de Jeffrey Epstein, dont Virginia dressera dans son récit le portrait de parfaite maquerelle pour le milliardaire avide de chair fraîche : "Je portais mon uniforme sexy du Mar-A-Lago (une minijupe blanche et un polo moulant blanc) et j'étudiais un manuel d'anatomie lorsque j'ai été approchée par cette femme remarquable, dans le milieu de la quarantaine, avec un parfait accent britannique, se remémore-t-elle à propos du moment où sa vie a basculé. Elle a relevé ce que je lisais et je lui ai dit que je voulais devenir masseuse ; elle m'a dit qu'elle travaillait pour un gentleman très riche, Jeffrey Epstein, qui recherchait une masseuse itinérante, que je recevrais une formation et que je serais payée généreusement." L'offre d'emploi est à pourvoir immédiatement, et voilà Virginia qui pénère dans l'antre rose bonbon du magnat sur le front de mer de Palm Beach, y découvrant nombre de photos de très jeunes femmes dénudées (comme les enquêteurs le découvriront à leur tour une dizaine d'années après) sans se douter qu'elle aussi, des caméras cachées l'espionnent. "J'étais trop nerveuse pour piger", mesure-t-elle avec le recul. Une villa où le duc d'York aurait reçu des massages quotidiens lors de vacances, avait également déclaré un ancien employé d'Epstein, Juan Alessi, renvoyé suite à des vols.

"J'étais la favorite d'un pédophile, qu'il entraînait pour un prince britannique"

Elle raconte ensuite comment une autre femme la mène à travers la chambre de Jeffrey Epstein directement dans une salle où le magnat est allongé sur le ventre sur une table de massage, "complètement nu". "Il me posa toute une série de questions, et, au bout d'une heure, il savait tout de ma vie, se souvient-elle. Je lui ai dit que j'avais fugué, que j'avais vécu dans la rue, que j'avais pris de l'ecstasy et que je n'étais plus vierge. Puis il a dit : "Alors comme ça, tu es une vilaine fille dans le corps d'une gentille fille"." La voilà prise dans l'engrenage. "La dame m'a dit de suivre ses instructions. Elle m'a mis de l'huile de massage sur les mains, a pris un de ses pieds et a commencé à le masser, me disant de faire pareil avec l'autre. Puis elle a enlevé son haut et a commencé à frotter ses seins contre Jeffrey, et m'a dit d'enlever mes vêtements. Il m'a fait l'amour, et la femme me caressait. Je me disais : "C'est mal, ce n'est pas un massage conventionnel." Mais ils m'aimaient bien. La femme a dit : "Elle a le truc." Et j'ai pensé : "Ce sont des gens importants. Ce que je fais doit être bien." Elle m'a donné 200 dollars et m'a dit de revenir le lendemain."

Malgré sa répulsion pour les actes sexuels, Virginia Roberts obéit, charmée par le monde bling-bling avec lequel elle entre en contact et par les belles paroles d'Epstein, qui dit vouloir être son "mentor" : "J'avais l'impression que Ghislaine et lui se souciaient réellement de moi, on faisait des trucs de famille, comme regarder Sex and the City en mangeant du popcorn. Mais, se rend-elle compte, c'était une famille de cinglés. J'étais la favorite d'un pédophile, qu'il entraînait pour un prince britannique. Il m'a appris à faire tout ce qu'un homme désire. J'étais inquiète, mais prête à faire n'importe quoi pour qu'il soit content et pour rester sa fille numéro un." Un statut éphémère, car l'homme les aime jeunes...

Première rencontre avec le prince Andrew, ce piètre danseur au sourire niais

En 2001, Virginia Roberts est envoyée à Londres. On la conduit au domicile de Ghislaine Maxwell, qui la mène dans une chambre où se trouve Jeffrey Epstein. Après un "massage érotique" et une nuit de sommeil, c'est une Ghislaine toute guillerette et excitée qui vient la tirer du lit pour l'emmener faire du shopping de luxe. C'est le grand jour. En fin d'après-midi, le prince Andrew débarque.

"Ghislaine a fait entrer Andrew et nous nous sommes fait la bise, comme il est d'usage. Ghislaine a servi le thé. Elle connaissait Fergie - j'ai déduit que c'était la femme du prince [ex-femme, pour être exact, NDLR] - et ils se sont mis à parler très affectueusement, avec Andrew, de ses filles. Ghislaine a alors fait une de ses devinettes préférées et a demandé à Andrew de deviner mon âge : il a deviné que j'avais 17 ans, et ils ont tous ri, Ghislaine plaisantant sur le fait que je devenais trop vieille pour Jeffrey. "Il va bientôt devoir l'échanger", a-t-elle dit. Son goût pour les jeunes filles était notoire"", raconte-t-elle. Lors du dîner, Virginia est assise entre les deux hommes, et les yeux d'Andrew ne la quittent pas, se baladant entre son regard et son décolleté. "On dirait que tu plais vraiment au prince", lui glisse Ghislaine. La soirée se déroule au Tramp : "On nous a placés dans un espace VIP, Andrew m'a commandé un cocktail au bar et m'a proposé de danser. Le plus affreux danseur que j'aie jamais vu. Il m'attrapait par les hanches et ruisselait de sueur, avec ce sourire niais. J'avais l'habitude d'être utilisée sexuellement par les hommes, mais ce n'était pas un comportement auquel j'étais habituée en public, encore moins de la part d'un prince père de deux filles." A noter que dans sa précédente version, Virginia se contentait de parler du dîner, de leur retour, d'une photo souvenir avec le prince et de son départ...

Le lendemain, à l'heure de repartir aux Etats-Unis, Ghislaine la félicite, disant qu'Andrew "s'est amusé". "J'en ai déduit que la seule raison pour laquelle nous étions allés à Londres, c'est que j'étais un "cadeau" pour Andrew", note-t-elle. Pour ses services (sa nuit avec le prince et autres prestations), Epstein lui aurait donné 15 000 dollars, alors qu'elle était habituellement rétribuée à l'acte. "J'étais totalement sous l'emprise de Jeffrey. J'étais son esclave sexuelle personnelle. Ghislaine plaisantait au sujet du jeune âge que j'avais lorsqu'ils m'avais présentée à Andrew. Il était clair à mes yeux que mon job était de faire tout ce qui lui plaisait", dit-elle encore, ajoutant qu'il était hors de question de refuser quoi que ce soit au duc d'York. Et, à propos du paiement : "Le prince ne m'a pas donné d'argent en personne. Jeffrey prenait toujours soin de me payer après que j'avais "diverti" ses amis."

Massage à Manhattan, orgie aux Îles Vierges...

Par la suite, Virginia Roberts a revu à deux reprises le prince Andrew. En 2001, dans la période de Pâques, elle est appelée au manoir qu'Epstein a à Manhattan. On lui annonce qu'elle va rencontrer "quelqu'un" dans la bibliothèque : il s'agit du prince Andrew, assis dans un gros fauteuil en cuir derrière lequel se trouvait un bureau recouvert de photos de jeunes filles (dont une d'elle), avec sur l'un de ses genoux "une belle fille nommée Johanna Sjoberg". Cette dernière, âgée de 21 ans au moment des faits et sollicitée par le supplément dominical du Daily Mail, a confirmé l'entrevue, disant avoir été embauchée pour répondre au téléphone et servir à boire. Elle n'a pas dû faire long feu, ayant par la suite refusé de toucher le torse de Jeffrey Epstein au cours d'un de ses massages. Et Virginia de poursuivre : "Ghislaine m'a guidée jusqu'à Andrew et je crois qu'il m'a reconnue, bien qu'il ne se souvienne pas de mon nom. On s'est fait la bise et Ghislaine m'a fait asseoir sur l'autre genou. Elle m'a suggéré de l'emmener à l'étage pour un massage. Je l'ai emmené dans le donjon. Il s'est déshabillé, s'est allongé à plat ventre sur la table. J'ai commencé par ses pieds, puis ses mollets, comme Jeffrey l'aimait." Cette fois, il n'y eut pas de prime.

La troisième et dernière rencontre de Virginia Roberts avec le prince Andrew aurait eu lieu dans la villa du richissime Epstein dans les Îles Vierges, théâtre d'une véritable "orgie", selon ses mots. "J'ai débarqué là-bas avec Jeffrey, Ghislaine et sept filles russes qui ne parlaient pas un mot d'anglais, arrivées avec un agent de mannequins." Elle raconte leur séance photo : "Elles étaient très provocantes. On était topless, et on nous a fait mettre dans des postures sexuelles. Puis on nous a dit de nous rassembler dans une grande cabane. Quand je suis entrée, Andrew et Jeffrey étaient assis. Jeffrey nous a dirigés de la main. Le prince et lui riaient. Le lendemain, Andrew était parti."

Décrivant Epstein comme son "maître", Virginia Roberts assure n'avoir jamais pensé s'enfuir. Mais l'occasion faisant le larron, c'est ce qu'il se passe à la fin de l'été 2002, alors qu'il l'a envoyée en Thaïlande pour parfaire ses talents de masseuse, en guise de cadeau pour ses 19 ans : "Je croyais réellement que je pouvais lui faire de meilleurs massages si j'étudiais en Thaïlande", affirme-t-elle. Là-bas, elle rencontre un Australien, Robert, expert en arts martiaux. Dix jours après, ils se marient, puis partent vivre en Australie, bien cachés... jusqu'au jour où le FBI retrouve sa trace et l'interroge dans le cadre d'une plainte déposée en 2005 contre Epstein par la mère d'une adolescente. Aujourd'hui, elle dit rêver encore de Jeffrey, se réveillant en pleurs au milieu de la nuit. Mais aussi du prince Andrew, dont elle se souvient "particulièrement"...

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