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Robinson Stévenin : "Deux ans et demi sans que je décroche un rôle"

Le comédien fait part des difficultés auxquelles il a fait face dans sa carrière, malgré son César du meilleur espoir.

Robinson Stévenin s'est glissé dans la peau d'un personnage abimé : Aurélien, un écrivain qui remet sa vie en question après la mort de ses parents ; lesquels avaient été, par le passé, blessés par ses trois romans. Il s'agit du téléfilm Neuf jours en hiver, qui sera diffusé sur Arte le 11 décembre. À cette occasion, le fils de Jean-François Stévenin est revenu pour Télé 7 Jours sur son rôle, mais également sur une carrière pas toujours simple à gérer, malgré un César en 2002.

Il y a treize ans en effet, Robinson Stévenin recevait le César du meilleur espoir grâce à sa prestation dans Mauvais genres. Un bonheur sur le coup, mais pas forcément un tremplin : "C'était génial d'avoir cette reconnaissance. Pourtant, après mon César, je n'ai pas travaillé pendant un an et demi ! Certains ont réussi à transformer l'essai et à décrocher des rôles... Moi, on a pensé que j'allais coûter des milliards et on m'a mis dans la case du comédien de films d'auteur torturé, alors que j'adorerais incarner différents personnages... même Batman ! Récemment, deux ans et demi se sont écoulés sans que je décroche un rôle. C'est long ! Tout ça pour dire que, pour moi, la plus belle des distinctions n'est pas forcément un prix, mais d'être choisi par un réalisateur."

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Bande-annonce du film Mauvais genres (2002)

Alors, face aux moments trop calmes qu'il a connus professionnellement, que les Américains aient pu le surnommer le "French Marlon Brando" après son César ne l'impressionne pas plus que ça : "C'est super mais, eux non plus, ils ne m'ont jamais appelé pour bosser ! J'ai tout de même failli travailler en anglais et incarner le comte Odo [Eudes en version française] dans la série Vikings. Après les essais, j'étais finaliste." Un rôle tenu finalement par Owen Roe.

Pour les coups durs, Robinson peut en tout cas compter sur sa famille - il a deux frères, Salomé et Pierre, ainsi qu'une soeur,Sagamore -, qui s'y connaît dans le milieu : "Même si on fait tous le même métier, il y a parfois des tensions, des moments où on a envie de se parler et d'autres pas du tout. Néanmoins, le fait que notre père Jean-François ait consacré sa vie au cinéma fait que l'on partage une sensibilité d'écoute essentielle."

Neuf jours en hiver, vendredi 11 décembre sur Arte à 20h55
Retrouvez l'intégralité de l'interview dans Télé 7 jours du 5 décembre

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