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Sophie Fontanel : Sa période sans vie sexuelle, ses désirs, sa liberté

News publiée Le Mercredi 31 Août 2011 à 15:57
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Le 20 août dernier est sorti, chez Robert Laffont, L'envie, de Sophie Fontanel. Dans cet ouvrage d'une sensibilité courageuse, la journaliste et écrivain, connue du public féminin sous le pseudonyme de Fonelle, raconte une période de sa vie qu'elle avait jusqu'ici gardée taboue : celle durant laquelle elle a traversé un véritable désert sexuel.

Interrogée par le magazine Femme Actuelle, l'auteure, âgée de 48 ans, a témoigné : "A un moment, j'ai choisi de rompre totalement avec la sexualité plutôt que de vivre des histoires à moitié satisfaisantes. Je me vanterais si je disais que ce n'était qu'un choix de ma part. Je l'ai subi, parfois."

Sophie Fontanel, qui a découvert au fil de ses recherches à quel point les phases d'abstinence sexuelle rythmaient le quotidien de nombreux individus, a ajouté quant à son blocage survenu psychologiquement et physiquement lors d'un tournant de son existence : "J'avais peur de l'anéantissement dans lequel cela peut plonger, de dire oui à des choses qu'on ne désire pas tant que ça, du plaisir qu'on peut ressentir avec quelqu'un qu'on méprise. Pendant ces années, il y avait comme une paroi de verre autour de moi. J'étais froide."

Au Parisien, la journaliste a détaillé : "Mieux vaut plusieurs années de 'rien', que de relations déprimantes. (...) Avec un homme dont on est folle, la brusquerie peut être merveilleuse. Mais dans la sexualité de passage, on n'a pas le temps de dire 'tout doux'. Et c'est ce quotidien-là qui fait qu'un jour on dit : 'Je ne veux plus ça.'"

Que les lecteurs qui craignent de se plonger dans un récit tourmenté sur le désespoir d'être confronté à un non désir de consommation physique se rassurent. L'envie est un délicat message à l'attention de ceux qui remettent juste en question leur vision du sexe, écoutent leurs désirs avec honnêteté et recherchent la plénitude, et l'abandon, le vrai, accompagné par une certaine sensualité.

Depuis sa sortie, le livre de Sophie Fontanel a été extrêmement bien accueilli. A ce propos, elle a conclu : "C'est énorme de se rendre compte qu'on peut en parler dans une société hypersexualisée où on nous certifie que les Français font l'amour trois fois par semaine et où on nous montre des people jamais seuls. Moi ce que je ne veux pas qu'on dise, c'est que quelqu'un qui ne fait pas l'amour est en train de rater sa vie."



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Sophie Fontanel a libéré la parole de millions de personnes qui ne ressentent plus la nécessité de faire l'amour pour se sentir aimer. Cette abstinence est un choix qui arrive souvent par lassitude d'un acte d'amour qui deviendrait un automatisme avec des répétitions de gestes de positions de paroles qui au fil du temps n'existe plus . Alors plutôt que de mal faire l'amour comme toute chose importante dans la vie il ne faut pas le faire.
Proverbe arabe " Si tu n'es pas capable de tailler l'arbre qui va étouffer ton jardin , ne le plante pas!!!

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Je viens de prendre en route l'émission TV "la grande librairie" qui recevait comme invitée Sophie Fontanel entre autre, mais aussi Eric-Emmanuel Schmitt au moment où il évoque le livre d'une troisième invitée qui a écrit sur une femme qui termine enmmurée. Il est question d'une minute d'illumination pour parler de l'orgasme féminin, et pour cette femme là, cela n'est atteignable qu'a condition que les visages soient voilés, dans l'anonymat seulement elle ne peut arriver au plaisir. C'est la question de la négation de l'identité qui est soulevée...un coin de l'interrogation sur la raison d'être de la burka, ce voile commode pour se cacher mais qui est aussi négation de l'individuE.

"n'être plus qu'un corps" me renvoie immédiatement au refrain de la chanson de Gérald de Palmas : J'en (c)rêve encore dont voici les paroles

Encore un effort
Quelques mois suffiront
Je suis presque mort
Quelques mois et c' est bon
Supprimer les traces la moindre trace
Ce qui reste de candeur
Un morceau de glace à la place du coeœur
Et même si je m' améliore
Oh j'en rêve encore
Même cassé, ivre mort
Oh j'en rêve encore
Encore, encore
Ne plus rien sentir
Inconscient, minérale
Plus le moindre désir
Plus de peur ni de mal
Mais même si je m' améliore
Oh j'en rêve encore
Même en sachant que j' ai tort
Oh j'en rêve encore
Encore, encore
Vivant mais mort
N' être plus qu' un corps
Que tout me soit égal
Plus de mal
Et même si je m' améliore
Ton absence qui me mord,
Oh j'en rêve encore, encore,
Ton départ et mes remords,
Oh j'en rêve encore
Son corps à lui dans ton corps,
Oh j'en crève encore
Encore, encore, encore

Un peu plus loin au pays du rêve profond au-delà de l'état des corps,
la quête fondamentale de soi avec son miroir unique associé,
un seul individu unique tout comme on est unique,
tout au bout de la mosaïque des rencontres
s'adapterait exactement
si seulement on ne se fourvoyait pas
avec les conséquences de la culpabilité
réprimée dans toutes les histoires de démons
tel ce Témoin du mal (film : Fallen)
une déclinaison de ce jeu de l'incarnation des amants-anges déchus,
nous du mythe,
ces nephilims que nous sommes.

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