Vous avez sûrement déjà entendu parler de Lauren Wasser, la mannequin américain qui a été amputée des deux jambes en 2012 et en 2017. Sa vie bascule en 2012 alors qu'elle a 24 ans. Celle qui rêvait de devenir basketteuse professionnelle, perd connaissance, puis fait deux arrêts cardiaques avant d'être retrouvée par la police inanimée à son domicile. Conduite aux urgences, les médecins ont du mal à savoir ce qui a pu arriver à la jeune femme. À la suite de nombreuses analyses, ils découvrent un syndrome de choc toxique dû à l'usage de tampons hygiéniques contenant des produits chimiques toxiques. Cette maladie infectieuse causée par une bactérie a eu de lourdes conséquences pour Lauren Wasser...
Interviewée par nos consoeurs de Madame Figaro ce vendredi 12 juillet, elle a confié : "La seule chose dont je me souvienne lorsque je me suis réveillée dans ma chambre d'hôpital est d'avoir vu, écrit sur un Post-it, 'oui' sur la jambe gauche et 'non' sur la droite". D'abord amputée de sa jambe gauche et de ses orteils du pied droit, la mannequin a finalement dû également être amputée de la jambe droite. "Je souffrais tout le temps. Tout me demandait un effort surhumain. Bouger me faisait mal. M'habiller seule était devenu presque impossible. Tous mes organes étaient touchés par l'infection, mes reins, mon estomac, mon intestin. Je sentais que ma seconde jambe se gangrenait peu à peu", a-t-elle détaillé toujours à nos consoeurs. Elle est donc finalement amputée en 2017, soit cinq ans après sa première amputation. Elle a avoué : "Ce fut pour moi une libération".
© Instagram
"Je n'avais plus mal. Je regardais mes prothèses en me demandant ce que je pouvais bien faire pour me les approprier. C'est là que j'ai eu l'idée d'avoir des prothèses dorées pour imiter le rappeur ASAP Rocky qui couvre ses dents d'or. J'avais l'impression d'avoir des bijoux à la place des jambes", a-t-elle détaillé. Depuis, elle possède au moins quatre paires de jambes, à savoir "celle qu'elle porte tous les jours, celle qui lui permet de nager, de courir ou encore celle qu'elle pourra habiller de stilettos pour les red carpets, toutes couleur or, éclatantes, lumineuses et très voyantes".
La trentenaire a confié : "C'est ma signature. J'aime montrer mes prothèses. Je veux qu'elles se voient, qu'elles intriguent, que les gens viennent vers moi pour me demander ce qui m'est arrivé, je veux leur montrer que je suis bien vivante et que malgré mes jambes amputées j'existe, je vis, ou plutôt je revis". À Madame Figaro, elle a expliqué comment elle est parvenue à se reconstruire après un tel drame. "Soit vous décidez de rester dans l'ombre, et c'est la mort à petit feu qui vous attend au coin de la rue, soit vous décidez de vous battre. Mais vous ne pouvez pas y arriver seule. Il faut avoir l'humilité de demander de l'aide. Le chemin est trop difficile. Vous rendez-vous compte ? Tout était à reconstruire. Mon identité, mes choix de vie que j'avais commencé à élaborer, mon rapport au monde", a conclu Lauren Wasser.
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