Les dernières générations ne comprendront peut-être jamais mais quand on parle du chanteur Antoine, c'est bien souvent les publicités de la marque Atol qui reviennent en tête. Et pour cause, durant plusieurs années, Antoine Muraccioli, de son vrai nom, était l'égérie de la marque. Il a bien fait d'accepter le contrat puisque ce dernier lui a rapporté un sacré pactole : "Je pense que pendant les années Atol, je devais toucher 10 000 € par mois à peu près mais pas plus. L'histoire est très étonnante : j'étais sur mon bateau, je reçois un coup de téléphone satellite et on me demande si je veux tourner un petit film publicitaire pour les techniciens en optique lunetterie. J'ai répondu 'Pourquoi pas'. Je ne pensais pas que ça allait durer 12 ans."
Désormais, en plus des droits d'auteur qu'il touche pour ses chansons (Les élucubrations d'Antoine, Touchez pas à la mer...), le chanteur Antoine profite de ses vieux jours avec sa compagne Francette. Et si la navigation fait partie de leur mode de vie à l'année, le couple est apparemment friand d'une autre pratique un peu moins commune et qui frôle surtout avec la légalité.
Comme l'avait révélé le principal intéressé dans les pages de Libération en 2013, Antoine n'est pas contre la prostitution. Il racontait même dans le portrait que lui consacrait le quotidien qu'il allait "voir des filles". Et à celles et ceux qui se feraient du souci pour sa compagne de longue date Francette, rassurez-vous ! Madame est au courant. Elle va même jusqu'à participer de temps en temps : "Il lui arrive d'aller voir les filles seul ou pour un trio" confirme Libération en évoquant la campagne d'Antoine.
À l'époque, cet entretien se tenait dans le cadre de la loi dite de "pénalisation du client dans la prostitution", l'État souhaitant faire passer l'idée que quelconque personne ayant recours à des pratiques sexuelles tarifées avec une autre devait être punissable. Malgré un manifeste qu'il avait signé, la loi est bel et bien passée 3 ans plus tard : "Le fait de recourir au service d'une personne qui se prostitue est une contravention/infraction classée en cinq catégories, allant de la moins grave à la plus grave. La contravention est punie d'une amende n'excédant pas 1500 € ou 3000 € en cas de récidive" peut-on lire sur le site du service public.
Antoine n'était d'ailleurs pas le seul à se montrer en colère après le passage de cette loi. En 2023, plusieurs travailleuses et travailleurs du sexe avaient manifesté pour l'abrogation de cette loi, la jugeant préjudiciable puisqu'ayant entraîné une "dégradation de leur situation". Une manifestation face à laquelle le gouvernement a fait la sourde oreille. En mai dernier, Aurore Bergé, ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, présentait un plan de lutte contre la prostitution visant à "renforcer l'application de la loi de 2016 partout sur le territoire, dans son volet répressif et social."
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