Jenifer, Mario, Jean-Pascal, Patrice, Olivia, Jessica, Jalil, François… Cela fera 25 ans, en octobre prochain, que les étudiants de la première promotion de la Star Academy poussaient les portes du château de Dammarie-les-Lys. Un quart de siècle ! Et le temps a fait son œuvre, reléguant les deux tiers de ces apprentis chanteurs aux oubliettes de la télé-réalité.
Si certains, à l’image de Jean-Pascal, ont laissé tomber la chanson sans pour autant quitter la scène médiatique, certains candidats font toujours carrière dans la musique comme Jenifer, qui vient de partager une heureuse nouvelle en lien avec le père de son fils Aaron, et Olivia Ruiz, demi-finaliste du programme présenté par Nikos Aliagas, qui continue de porter haut les couleurs de la chanson française.
Il y a un peu plus d’un an, la chanteuse était ainsi sur le plateau de l’émission Basique, diffusée sur France Télévisions, afin d’interpréter plusieurs titres issus de La Réplique, le sixième album qu’elle venait de sortir. Une émission mise en scène par Julien Mairesse, l’ex-compagnon de Florence Foresti, un homme de l’ombre du show-business, discrétion qu’il partage avec le compagnon de celle qui s’est fait connaître grâce à son tube La Femme Chocolat…
Quelques années après sa sortie du “château de la Star Ac”, Olivia Ruiz, Blanc de son vrai nom, qui fête ses 46 ans ce 1er janvier, s’est mise en couple avec Mathias Malzieu, le chanteur du groupe de rock français Dionysos, avec qui elle a gardé un lien fort. Leur histoire se déroulera entre 2005 et 2011 avant qu’un autre homme, lui aussi issu du monde de la musique, n’entre dans la vie de l’artiste. Il y est toujours aujourd’hui…
“À la grande époque, ça devait être un peu plus d’une centaine (de concerts), là je dois être entre 50 et 90 par an, environ 2 par semaine. J’ai un peu levé le pied, car je fais beaucoup de choses à côté. Et puis je commence à avoir un certain âge, j’ai du mal à récupérer (rires) et un peu moins de fraîcheur pour passer quatre soirs par semaine en concerts. La famille s’agrandit aussi, il y a plein de choses dans la vie qui fait qu’on n’est moins disponible pour les concerts.” En juillet 2015, Nicolas Preschey, interrogé par le blog United States of Paris, évoquait ainsi un rythme de vie en pleine évolution, laissant entendre que des changements personnels venaient bousculer son quotidien. En réalité, il s’apprêtait à devenir père. Quelques semaines après ces confidences, Olivia Ruiz, sa compagne, donnait naissance à leur fils Nino, un petit garçon qui vient tout juste de fêter ses 10 ans. Mais qui est donc son papa ?
Les propos qu’il tient disent beaucoup de son quotidien professionnel, étroitement lié à la scène musicale. Mais pour lui, aller voir des concerts n’est pas seulement une passion : c’est le cœur de son métier. À l’époque de cette interview, Nicolas Preschey officiait déjà comme programmateur du Fnac Live, un rendez-vous devenu incontournable chaque été sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, dont il assure fidèlement la programmation depuis sa création en 2011. Aujourd’hui encore, c’est lui qui sélectionne les artistes appelés à s’y produire.
"Chaque année, je me fais les mêmes cauchemars en me disant que je vais être seul sur le parvis avec un groupe sur scène. En tous cas, on a beaucoup plus d’automatismes, de certitudes. On grandit chaque année, en 13 éditions”, déclarait-il l’été dernier au média VL, fier du parcours accompli. “On essaie d’être un peu le reflet de l’actualité musicale et de la richesse et du foisonnement musical, que ce soit en France ou à l’international”, précisait-il pour expliquer son rôle.
© Abaca Press, Jumeau Alexis/ABACA
Le compagnon d’Olivia Ruiz n’est pas arrivé là par hasard, comme en témoigne son parcours professionnel, détaillé notamment sur son profil LinkedIn. Passé par l’EFAP (l’École française des attachés de presse) en 2000, il y suit une formation à l’issue de laquelle il obtient, en 2004, une licence en économie et gestion des projets musicaux. En parallèle de ses études, il travaille comme disquaire à la Fnac, un poste qu’il occupe pendant cinq ans, tout en réalisant des piges pour différents médias.
Journaliste spécialisé musique pour le mensuel féminin DS, il intervient ensuite à l’antenne de RFI, puis de France Inter, qu’il rejoint comme programmateur musical avant d’en prendre la direction artistique. C’est à cette période qu’il pose un regard particulièrement attentif sur la scène musicale française, et sur Olivia Ruiz en particulier.
En décembre 2005, il signe ainsi sur le site de RFI une longue critique consacrée à La Femme Chocolat. Il y rappelle le chemin parcouru par la chanteuse depuis ses débuts télévisés : “L'ex-midinette de la Star Academy avait du batailler lors de l'enregistrement de son premier album pour récolter les inspirations d'artistes qu'elle admirait. Aujourd'hui, Olivia Ruiz n'a plus à courir après la reconnaissance de ses pairs.”
Plus loin, le journaliste se laisse aller à une description sensible de son univers musical : “Dans la légèreté comme dans la profondeur, aussi facilement que sa latinité peut souffler le chaud et le froid, son cabaret musical, ‘plus anglo-saxon que franchouillard’, a gagné en qualité. Il entraîne par ses mélodies.” (…) “Quelque part entre l'alternatif et le populaire, entre un accord de ukulélé, le sifflement d'une clarinette et l'expiration d'un accordéon, Olivia Ruiz rayonne. Elle a enfin accepté de jouer son propre rôle. Cette femme chocolat-là, elle est à croquer.” Plus qu'une critique de disque, une déclaration, qui au regard de l'histoire qui allait suivre, prend tout son sens.
En parallèle, Nicolas Preschey collabore avec France Télévisions, où il conçoit les sessions live de l’émission Ce soir ou jamais, animée par Frédéric Taddeï, de 2008 jusqu’à l’arrêt du programme en 2016.
Un emploi du temps chargé qui lui laisse malgré tout le temps de savourer sa vie de famille. Cette même année 2016, Olivia Ruiz confiait ainsi au magazine Paris Capitale : “Mon compagnon et moi sommes fans de brocantes, où nous nous rendons régulièrement le dimanche matin. Ensuite, brunch en famille ou avec des amis (…) Et puis, l’après-midi, sieste et balade au square, après m’être informée du taux de pollution à Paris. Je suis très vigilante là-dessus.”
À Paris, c’est dans un quartier prisé par les stars que la chanteuse poursuit sa route avec son chéri, un homme qui, expliquait-elle au magazine Gala cet été, l’a séduite par “son côté atypique”. “J’ai toujours eu des crushs sur des gueules plutôt que sur des beautés”, concluait-elle, évoquant cet amoureux de l’ombre que le public n’a aperçu qu’une seule fois à ses côtés : c’était en juin 2013, dans les tribunes de Roland-Garros. Depuis, ce fan de musique n’a plus quitté sa belle de match.
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