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Audrey Dana, son film clashé : "Les critiques m'ont mise par terre"

De retour avec "Si j'étais un homme", elle a dû digérer les attaques contre "Sous les jupes des filles".

Avec le temps et le recul, les analyses sur les films – qu'ils aient été un succès ou un échec, qu'ils aient été plébiscités ou descendus en flèche –, sont encore plus passionnantes. Audrey Dana défend sa nouvelle réalisation, Si j'étais un homme, avec beaucoup d'enthousiasme mais elle revient également sur la précédente, Sous les jupes des filles (2014), qui n'avait pas fait l'unanimité auprès de la presse mais avec fait des éclats au box-office (1,3 million d'entrées). L'occasion de préciser et éclaircir certaines choses lors de ses différentes interviews...

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Les critiques m'ont donné envie d'être plus audacieuses

Dans ce film bourré de stars (Isabelle Adjani, Vanessa Paradis...), Sous les jupes des filles, Audrey Dana explorait la femme sous toutes les coutures. En salles, les spectateurs ont été au rendez-vous. Mais la critique n'avait pas été tendre. "Cela a effec­ti­ve­ment été très violent pour moi parce que je suis quelqu'un de bien­veillant et de gentil et j'ai juste envie d'of­frir un diver­tis­se­ment qui fasse du bien au moral et mette du baume au coeur, raconte la réalisatrice dans Gala. Quand des gens se sentent agres­sés par mon travail, cela me fait de la peine car je fais les choses pour faire du bien, pas pour faire du mal. Les critiques m'ont mise par terre, mais elles m'ont aussi donné envie d'être plus auda­cieuse. J'ai compris que ma person­na­lité était clivante et j'ai fini par l'ac­cep­ter. Je me suis rendu compte que c'était égale­ment le cas sur ce film. J'as­sume."

Quand Audrey Dana a lu ce que certains journalistes pensaient de son film, elle en est restée estomaquée : "Je n'ai pas compris la réaction de ceux qui se sont sentis agressés, poursuit-elle dans Studio CinéLive. Je ne dis pas qu'on n'a pas le droit de ne pas aimer, Sous les jupes des filles est un premier film très brouillon, il y a trop de personnages, j'en suis tout à fait consciente. Mais c'est allé au-delà. À cause de la scène sur les règles, il a été taxé de vulgaire alors qu'il y a plein de films dans lesquels des femmes se frottent sur des barres à moitié à poil en attendant que des hommes leur glissent des billets dans le slip qui ne posent aucun problème."

Bande-annonce du film Sous les jupes des filles (2014)


Mais avec le recul, Audrey Dana croit comprendre d'où venait la virulence de ces critiques : "Cela prouve que j'ai touché là où ça fait mal. Mais mon envie de départ – déculpabiliser les femmes, les libérer, les montrer telles qu'elles sont – était noble. Dans les salles, les réactions ont été aussi extrêmes : si certains ont été dérangés, d'autres ont adoré et vu le film dix fois", dit-elle dans Gala, toujours.

La question du féminisme

Audrey Dana reconnaît n'avoir pas eu forcément les bons mots il y a trois ans. Elle se corrige avec beaucoup d'humilité, prouvant qu'elle est une artiste qui veut non pas faire l'unanimité, mais ouvrir le débat. Qu'on aime ou pas ses films, on la remercie de son envie de poser des questions, sans tabou ni langue de bois : "Je sais que, pour la promo de Sous les jupes..., j'avais fait l'erreur, lorsqu'on m'a posé la question, de répondre l'inverse. J'avais peur d'inviter la moitié de la population à ne pas aller le voir, c'est bête, il y a plein d'hommes féministes ! Évidemment que mon film est féministe, comme moi", confie Audrey Dana dans le magazine Elle. Un sujet qu'elle poursuit dans Studio CinéLive : "Quand j'ai réalisé Sous les jupes des filles, on m'a labellisée féministe. Je ne m'étais même pas posé la question. Je voulais juste faire un film que je n'avais pas vu au cinéma et qui osait rire des meufs et de leurs travers, histoire de déculpabiliser celles qui ne se reconnaissent pas dans les pages des magazines. Avec Sous les jupes des filles, j'ai compris dans quel monde je vivais. Un modèle de société assez archaïque. Aujourd'hui, je n'ai plus peur des mots : oui, Si j'étais un homme est féministe. On décrit souvent le féminisme comme une inversion de la domination. Ce n'est pas ma conception. Je revendique l'équilibre. Mon film est une invitation à réconcilier le féminin et le masculin, et je montre que la frontière est trouble."

Si j'étais un homme, en salles le 22 février

Bande-annonce du film Si j'étais un homme, en salles le 22 février 2017
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