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DSK : Déferé devant la Cour Criminelle de Justice... les dernières informations !

Dominique Strauss-Kahn est dans une folle tourmente avec cette accusation d'agression sexuelle... C'est aussi un double salto arrière pour toutes les chaînes d'infos qui sont en boucle sur cette incroyable affaire depuis 5h ce matin. Les journalistes ouvrent maintenant leurs flashs sur ce terrible dossier en commençant leur phrase par : "rappelons la présomption d'innocence". Ils emploient également le conditionnel, ce qui n'avait pas été le cas dans les premières heures. La meilleure chaîne, comme d'habitude, c'est BFM TV. Du côté de la presse américaine, et plus particulièrement les tabloïds, ils n'hésitent pas à faire des unes détonantes sans présomption d'innocence... du tout ! Le New-York Post (qui a le premier dévoilé l'affaire) titre "Sleazy Money", traduction "argent sale", tandis que le Daily News n'hésite pas avec "Le Perv", ce qui ne demande pas de traduction... Rappelons qu'aux États-Unis les affaires de ce type sont accueillies avec un emballement médiatique incroyable doublé d'un paradoxal puritanisme.

L'essentiel est-il l'avenir politique de DSK - ce que tout le monde reprend, quand même ! - avant sa vie privée, sa femme Anne Sinclair, ses enfants, sa famille, ses plus proches amis ? Alors qu'elle était restée extrêmement silencieuse depuis cette nuit, Anne Sinclair vient d'ailleurs d'envoyer un court communiqué à l'AFP, déclarant : "Je ne crois pas une seule seconde aux accusations contre mon mari. Je ne doute pas de l'innoncence de mon mari". Nous étions étonnés que la femme de DSK - qui l'avait totalement soutenu dans l'affaire de la relation extra-conjugale avec une de ses subordonnées au FMI, Piroska Nagy. Il avait été blanchi... et présenté ses excuses, penaud - ne se soit pas manifestée et n'ait pas sauté dans le premier avion pour New-York, puisque d'après nos informations, elle était à Paris depuis quelques jours.

Détenu sous le régime de la garde à vue, après avoir été interpellé quelques minutes avant le décollage dans l'avion d'Air France qui partait pour Roissy Charles de Gaulle à 16h45, le président du FMI aurait posé la question : "De quoi s'agit-il ?" aux trois policiers en civil venus "l'arrêter". Transféré ensuite au commissariat de Harlem Ouest à la section "Special Victims Unit", sur la 124e rue - une unité spécialisée dans les agressions sexuelles, où il se trouve toujours - Dominque Strauss-Kahn a été inculpé vers 9H (heure française) d'"agression sexuelle, de séquestration de personne et de tentative de viol", sur cette jeune femme de 32 ans, femme de chambre de l'hôtel Sofitel de New-York.

On sait maintenant que DSK nie la totalité des accusations proférées contre lui et plaidera non coupable devant la Cour de Justice Criminelle où il sera déféré aujourd'hui à 12h (heure de New-York) donc 18h en France. L'audience devrait être publique. Il devrait être défendu par deux brillants avocats américains, William Taylor et Benjamin Brafman.

Que peut-il se passer maintenant pour DSK ?

Présenté devant le juge de la Cour de Justice criminelle vers 20 heures, ce dernier pourra prendre plusieurs décisions : remettre DSK en liberté sous caution, lui interdire de quitter les États-Unis, peut-être même de quitter New-York... ou des mesures de coercitions plus graves ? Le magistrat peut aussi décider du placement en détention de DSK. "En général, s'agissant de ressortissants étrangers, qui présentent par définition le risque de fuir les États-Unis vers leur pays, la plupart du temps dans les affaires de cette importance, les personnes accusées restent en prison, au moins le temps pour le juge de mettre en route la procédure", explique Emmanuel Saint-Martin, correspondant de France 24 à New York. On vous donne la réponse très vite.

Quelles sont les charges ?

En dehors des déclarations extrémement graves de la femme de chambre âgée de 32 ans (pour le moment on ne connait pas son identité), il y a aussi des faits troublants : Les faits se sont passés entre 13h et 13h30 dans le centre de New-York à l'hôtel Sofitel. Pourquoi est-il parti aussi vite en laissant son téléphone portable (où un de ses téléphones portables ?) et quelques effets personnels dans sa suite ? Il n'était pas prévu, d'après nos informations, qu'il prenne ce vol (qui était le premier vol pour la France...), sur lequel il n'était pas enregistré. Il aurait pris son billet à l'aéroport, au dernier moment... Enfin, les policiers ont quand même arrêté le directeur général du FMI en bloquant le départ d'un avion ! Sans preuves ?

De nombreuses déclarations de personnages politiques de tout bord arrivent depuis ce matin, avec cependant un certain temps de retard...

Les réactions :

L'inculpation de l'ancien ministre de l'Économie du gouvernement Lionel Jospin est une "terrible nouvelle" pour François Hollande, son concurrent dans la course à la primaire socialiste. L'ancien premier secrétaire du PS a appelé, sur Canal +, à la "retenue" et pense à sa femme et à sa famille.

Le FMI reste "pleinement opérationnel" et ne fait "pas de commentaire", annonce l'institution dans un communiqué qui précise que "toutes les demandes seront renvoyées à l'avocat personnel (de DSK) et aux autorités locales". Lapidaire ce communiqué, et pas vraiment de soutien pour DSK.

Martine Aubry a lu une courte déclaration devant quelques journalistes en la mairie de Lille dans le Nord. "Les nouvelles qui nous parviennent de New York depuis cette nuit sonnent à l'évidence comme un coup de tonnerre. Je suis moi-même, comme tout le monde, totalement stupéfaite", déclare la première secrétaire du PS. "J'en appelle à chacun à attendre la réalité des faits et à respecter la présomption d'innocence, à tous à garder la décence nécessaire. Je demande bien sûr aux socialistes de rester unis et responsables." Très politique ce communiqué, peu de compassion !

"A l'heure où nous sommes, je ne veux ni ne peux tirer de conclusions hâtives de l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn", indique sur son blog Jean-Christophe Cambadélis, lieutenant de DSK. "Je me souviens encore trop de l'affaire Patrice Alègre ou, dans un autre registre, de celle de l'espionnage de Renault où des innocents ont été accusés à tort. Toute cette histoire ne lui ressemble pas. Dominique Strauss-Kahn va bientôt pouvoir parler, se défendre. Nous pourrons à ce moment-là tirer des conclusions".

Interrogé sur Europe 1, le député UMP de Paris Bernard Debré qualifie DSK d'"homme peu recommandable". "C'est humilier la France que d'avoir un homme qui soit comme lui, qui se vautre dans le sexe", ajoute l'élu parisien. Aïe !

A l'aéroport d'Orly, les passagers en attente apprennent l'inculpation de DSK sur les écrans de TV disposés dans l'aéroport : les étrangers se disent consternés, les Français moins étonnés parlent de rechute...

"C'est un choc. J'ai appris cette nouvelle bouleversante à propos de laquelle tout reste à vérifier", déclare Ségolène Royal au Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien Aujourd'hui en France. "DSK a droit comme tout citoyen à la présomption d'innocence tant que les faits ne sont pas prouvés. Ma pensée en cet instant va à sa famille, à ses proches et aussi à l'homme qui traverse cette épreuve", ajoute la responsable PS, qui demande "à chacun de se maîtriser et de ne pas chercher à profiter de la situation". "Il serait indécent d'en faire un feuilleton (...) Le moment n'est pas venu de commenter les conséquences de cette affaire sur la politique intérieure", souligne la présidente de Poitou-Charentes, appelant à "ne pas s'acharner sur un homme tant qu'il n'a pas eu l'occasion de se défendre". C'est sans doute la réaction la plus humaine et une des seules qui pense à l'homme et à sa famille.

François Bayrou qualifie l'affaire "de confondante, navrante et infiniment troublante." Le président du MoDem souligne l'exigence de "responsabilité" d'un homme politique.

Jacques Attali, interrogé sur Europe 1, évalue les conséquences sur la primaire socialiste de l'inculpation de DSK. "Je ne pense pas qu'il soit candidat à la présidentielle. On va avoir une candidature de Martine Aubry contre François Hollande", avance l'ancien conseiller de François Mitterrand. "La présidentielle est loin, loin, loin d'être jouée. On a beaucoup de surprises (...) Le président actuel est loin d'être vaincu", ajoute-t-il. Quant à la direction du Fonds Monétaire International, il pense que DSK va "laisser la place à un directeur général intérimaire" et que le FMI "va lever son immunité". Jacques Attali évoque une possible manipulation dont aurait été victime Dominique Strauss-Kahn, soulignant qu'il était descendu dans un hôtel de la chaîne française Sofitel. Mouais...

Sur RTL, la présidente du FN, Marine Le Pen, juge que DSK est "définitivement discrédité comme candidat à la plus haute fonction de l'État". On ne pouvait pas s'attendre à une autre déclaration de sa part.

"Il faut se garder de toute conclusion avant que Dominique Strauss-Kahn ne se soit exprimé", déclare à l'AFP Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, proche du directeur général du Fonds Monétaire International. "Et puis, et surtout, cette affaire ne ressemble en rien à DSK, l'homme que nous connaissons tous".

A Paris, Dominique Paillé, membre du Parti radical, réagit sur BFM TV à l'arrestation de DSK. "Si par hasard il était inculpé, je ne vois pas comment le Parti socialiste pourrait ne pas auprès de Dominique Strauss-Kahn déployer les arguments nécessaires – et là ils sont faciles à déployer - pour veiller à ce qu'il ne se porte pas candidat à la candidature... "

Sur BFM TV, Stéphane Le Foll, député européen PS, proche de François Hollande, réagit à l'arrestation de DSK. "Depuis le début on a cherché à s'engager (avec François Hollande) dans cette Primaire sans se préoccuper de ce qui se passait chez les autres candidats ou ceux qui pouvaient être candidats. Des informations arrivent aujourd'hui ; cela ne changera pas la ligne qui est la nôtre. Ça changera peut-être le contexte mais ça ne changera pas notre ligne".

Enfin le porte parole du gouvernement, François Baroin, a fait une déclaration "attendue" en se réfugiant derrière "la présomption d'innocence et d'une procédure judiciaire en cours dans un pays étranger". Il est resté très factuel (sa déclaration est dans notre player vidéo).

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