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Mondial de rugby : La France expulse l'Angleterre, le plus beau combat des Bleus

Dimitri Yachvili fait flotter le drapeau tricolore lors du tour d'honneur à l'Eden Park. 
 Le XV de France a su se transcender et retrouver les valeurs du combat pour dominer (19-12) le XV de la Rose le 8 octobre 2011 et accéder aux demi-finales du Mondial de rugby 2011.
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Dimitri Yachvili fait flotter le drapeau tricolore lors du tour d'honneur à l'Eden Park. Le XV de France a su se transcender et retrouver les valeurs du combat pour dominer (19-12) le XV de la Rose le 8 octobre 2011 et accéder aux demi-finales du Mondial de rugby 2011.

Quelle bataille ! Quelle folie ! Quelle explosion de joie, et quel contraste avec les dernières semaines et les précédentes sorties ! Malmené sur le pré et en dehors, humilié par les Tonga au point d'en confesser sa nullité et de se flageller copieusement, reclus et supposément explosé mais finalement ressoudé dans l'urgence de l'enjeu et la violence de la frustration, le XV de France a brillé à Auckland samedi pour dominer l'Angleterre (19-12) au terme d'une rencontre au scénario palpitant. Bouter l'éternel ennemi anglais hors du Mondial néo-zélandais, back to Heathrow, voilà une savoureuse revanche, qui reste forcément en travers de la gorge du sélectionneur britannique, Martin Johnson, conscient que son équipe s'est sabordée aujourd'hui, et de certains vedettes d'outre-Manche dont c'était la dernière Coupe du Monde, dont Moody mais aussi et surtout le maître artificier Jonny Wilkinson.

Contre toute attente, le spectacle était au rendez-vous, le beau (ou presque) jeu ressuscité, la flamme ravivée, avec juste ce qu'il fallait de suspense - ces fautes de main à l'approche des cinq derniers mètres du XV de la Rose... - pour rendre le scénario mémorable, réhabiliter les guerriers gaulois, mettre en exergue leur retour en grâce et consacrer l'esprit du combat retrouvé. Vaincre et convaincre, c'est même plus qu'on en espérait.

Et les symboles n'ont pas manqué : un Julien Bonnaire et un Pascal Papé à l'activité et au physique monstrueux, une solidarité défensive hargneuse (qui a notamment eu raison du remuant Tuilagi), une ligne conquérante à la touche, un pack d'avants qui a enfoncé sur les mauls des Anglais qu'on prédisait difficiles à retourner... Du jeu, aussi. Du jeu, surtout.

Pourtant, après une première mi-temps outrageusement dominée par le XV du Coq (2 essais inscrits, 16-0 au retour aux vestiaires), la perfide Albion a semblé vouloir nous rejouer un sale coup. Le spectre de 2007 a failli planer sur l'Eden Park. Mais non. En 2007, c'est un drop assassin de l'artilleur Jonny Wilkinson qui coupait l'herbe sous le pied des Français ; en 2011, c'est un drop salvateur du vaillant François Trinh-Duc, servi presque au chausse-pied après un remarquable travail de fixation, qui libérait le peuple bleu. Même si, une fois n'est pas coutume, la tradition des affrontements âpres contre le voisin anglais est loin de s'être résumée à un tango de coups de botte.

Les Bleus inscrivaient toutefois leurs premiers points tôt dans la partie, concrétisant l'installation française dans la moitié adverse, par l'intermédiaire de Dimitri Yachvili (11e, 3-0, et 16e, 6-0), tandis que Morgan Parra dévissait un drop comme il n'en ratera pas souvent. Le buteur tricolore manquait d'ajouter trois points de plus (18e), mais la frustration était de courte durée : sur une récupération à la touche, la gonfle sortait du point de fixation pour profiter à Vincent Clerc, auteur d'un premier essai (22e, 11-0, transformation ratée par Yachvili) rageur, en force et en vivacité. Du Clerc pur jus. Puis c'est son compère toulousain Maxime Médard qui faisait chavirer la délégation tricolore, aplatissant dans l'en-but en récompense d'un superbe mouvement collectif - percussion du capitaine Dusautoir, sautée de Parra au large vers Palisson, qui fait le boulot pour servir Médard sur un plateau (28e, 16-0, nouveau loupé de Yachvili, pas dans un bon soir sur ses différents coups de botte).

Au retour des vestiaires, c'est une seconde période bien plus crispante qui s'annonce. Le combat est acharné, les Anglais bafouillent moins leurs possessions : résultat, Ben Foden, insaisissable, profite du flottement de la défense tricolore pour concrétiser un temps fort anglais au pied des poteaux (54e, 16-5, puis 16-7 après transformation de Wilkinson). Les épines de la Rose se font un peu plus sentir, et notamment après le repositionnement de Flood à l'ouverture, mais le XV du Coq amorce le chant du cygne à la 72e : au terme d'une belle phase offensive et d'un travail de fixation âpre à quelques mètres de l'en-but, Trinh-Duc a les perches droit devant la botte, pour un drop qui donne de l'air (19-7). Les Anglais n'abdiquent pas et font parler la puissance pour l'essai du suspense signé Cueto (76e, 19-12), mais la transformation manquée de Flood, qui laisse les siens à hauteur d'un essai transformé, sonne le glas des espoirs britons. Et Parra se paye même le luxe de rater une ultime pénalité. Yachvili aussi a gardé des points sous la semelle, tandis que les Anglais, balbutiants et inégaux, ont savonné énormément de ballons : la décision s'est faite au combat. Il y a de quoi être fier.

Le tour d'honneur des Bleus prend des allures de rédemption. La morosité des poules est oubliée, l'effervescence du dernier carré ressurgit, quatre ans après. Au micro de TF1, deux des artisans de cette victoire exaltante, Dusautoir et Rougerie, partagent une même sobriété, et, surtout, un même point de mire : "rendez-vous la semaine prochaine." Ce sera contre le Pays de Galles, vainqueur plein de panache de l'Irlande qui renoue avec les demi-finales mondiales 24 ans après. Aurélien Rougerie, déterminé et posé, assure : "On ne va plus lâcher le morceau, à la semaine prochaine." Et Thierry Dusautoir, à peine émoussé, affiche une semblable concentration : "C'est un grand soulagement d'avoir passé ce cap-là. Mais on a juste gagné le droit de revenir la semaine prochaine. On a montré à nos fans et nos familles qu'il pouvaient compter sur nous." Ah oui, il y a de quoi être fier, cette fois.

G.J.

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