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Sandra Laoura : Trois ans après le terrible accident qui a fait basculer sa vie, retour au Canada... "pour faire le deuil" !

Cette bronzée-là aussi aurait bien aimé chausser les skis à Vancouver. Mais en 2007, un an après avoir raflé le bronze à Turin au terme d'un run qui nous a tenus en haleine, Sandra Laoura "oubliait" de finir son salto arrière, lors d'un ultime entraînement avant le début de la Coupe du Monde, sur les pentes du Mont-Gabriel (Sainte-Adèle, Laurentides, Québec). Moëlle épinière touchée. Le ski, c'est fini ; après son hospitalisation à Montréal, c'est en fauteuil roulant qu'elle devra évoluer.

Brisée mais battante, la jeune femme, contre toute attente, a relevé le défi que lui a proposé France Télévisions : intégrer la cohorte de consultants de choc du service public pour les Jeux Olympiques de Vancouver qui viennent de s'ouvrir. Malgré l'idée forcément traumatisante de revenir au Canada, où son destin s'est brisé, Sandra Laoura, 30 ans l'été prochain, avec le panache d'une championne et la fragilité d'une convalescente, s'est risquée à accepter. Dans la nuit de dimanche à lundi, son émotion a crevé l'écran...

Elle commentait alors l'épreuve du ski de bosses, dans laquelle son meilleur ami, Guilbault Colas, devait se contenter de la 6e place. En pleurs, de déception empathique, elle lâchait : "Je suis très triste". La veille, elle vibrait devant le run de la championne olympique américaine Hannah Kearney : "le même que le mien en 2006". Des sensations par procuration. "Les Jeux, j'aurais dû y être comme athlète puisque je voulais arrêter ma carrière en 2010. J'aurais dû être dans le portillon de départ... Je pense que j'aurais pu faire une médaille. Voilà..."

Le quotidien L'Equipe a suivi ses moindres faits et gestes, dissèque ses émotions, analyse les progrès permis par cette thérapie qui consiste à revenir sur le lieu du drame, "là où, il y a trois ans, on m'a imposé d'arrêter le ski. Ce que je n'avais pas décidé", selon les mots de l'intéressé. Sollicitée par France Télé, elle a mûrement évalué la démarche : "J'ai beaucoup réfléchi avant de me décider. Je prends sur moi. Ça va me permettre de tourner une page. De faire le deuil de quelque chose. Je n'aurais jamais pensé retourner ici et vivre les Jeux différemment, mais je saisis l'occasion et on verra !".

Chaque jour, les internautes peuvent découvrir les reportages de sa chronique vidéo "Les Jeux à l'essai" et les téléspectateurs son magazine, à 18h40. Et déjà, Sandra Laoura se félicite d'avoir saisi l'opportunité : "J'ai retrouvé le goût à quelque chose qui me passionne. Ça m'a un peu servi de déclic. Avoir un autre centre d'intérêt quand on n'a fait que du ski depuis quinze ans, ce n'est pas facile. Arrêter sa carrière, c'est déjà compliqué pour un sportif, et moi, on me l'a imposé : il a donc fallu que je compense. J'ai à nouveau confiance en moi." François Brabant, patron des sports du service public, salue également la performance : "Si elle en a envie, elle a tout ce qu'il faut pour continuer".

Certes, d'un point de vue strictement pratique, le quotidien au village olympique n'est pas simple. Mais rien ne l'a été jusqu'à maintenant. L'Equipe entre également dans les détails de ce qu'est devenue la vie de Sandra depuis son accident, qui tient debout et marche, avec l'aide de "petites attelles qui montent jusqu'à mi-mollet", de "déambulatoire ou de béquilles". La première fois qu'elle s'est remise sur ses pieds ? "C'était assez... assez fort. J'attendais ce moment-là depuis tellement longtemps ! L'image qui, tout de suite, m'est venue à l'esprit, c'est le moment où, aux Jeux de Turin, je monte sur le podium et je lève les bras. J'avais les jambes très droites et les bras en V, comme un V de victoire peut-être... Je n'ai pas du tout pensé à skier, à avancer, à mettre un pied devant, c'est juste cette image qui m'est revenue. Peut-être l'une des dernières où j'avais le sourire, où j'étais vraiment contente".

Après le quotidien de l'entraînement, celui de la rééducation : "J'y vais, même si j'ai mal, comme je m'entraînais quand c'était tempête. La rééducation est un combat, comme l'entraînement".

Le quotidien - sa vie au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne - en lui-même est un combat. "Tout prend plus de temps. C'est pénible tous les jours (...) Ma patience a des limites... Parfois je craque. Tout, jusqu'à faire ses courses, est compliqué. C'est ce qui fout le plus en l'air mes journées... Ne pas vivre normalement (...) Un jour, je serai vraiment épuisée... Je suis quelqu'un qui pleure beaucoup, beaucoup. Je me vide de cette façon-là. Je parle aussi, à mes proches, et aux deux personnes avec lesquelles je fais un travail psychologique." Elle écrit, également : "Mon mal-être, mais aussi des choses marrantes. Je fais aussi des petits dessins. Mais ce n'est pas encore le moment. Il y a des choses très, très douloureuses que je ne suis pas encore capable de raconter. Je ne me sens pas prête à ce que les gens lisent mon histoire, la jugent. Et surtout, elle n'est pas encore finie..."

Entre rééducation, projet professionnel, maternité (un désir que son accident n'a heureusement pas compromis), Sandra Laoura confie : "Je sais pleinement profiter de la vie. Il y a des choses jolies à faire. Il n'y en a pas beaucoup, mais il y en a quand même. Je me raccroche à ces petites choses."

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