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Euro 2012, France-Angleterre : Nasri sauve les Bleus et répond aux journalistes

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Samir Nasri et son "ferme ta gueule" aux journalistes de L'Equipe le 11 juin 2012 à Donetsk lors de l'Euro 2012

L'équipe de France a enfin fait son entrée dans l'Euro 2012 qui se dispute depuis quelques jours en Ukraine et en Pologne.

Un match nul

Un match attendu de longue date, puisque les Bleus sont considérés comme l'épouvantail de cette compétition, après une série de 20 matchs sans défaite sous l'ère Laurent Blanc. Leur adversaire du jour, l'Angleterre, apparaissait démuni après la cascade de blessures et de forfaits enregistrés, sans oublier la suspension de son joueur vedette : Wayne Rooney.

Hier, à 18h, les Tricolores donnaient donc le coup d'envoi de ce match entre les deux favoris de la poule D, qui comporte également l'Ukraine et la Suède (la première ayant battu la seconde 2-1). Des très chers Bleus légitimement favoris, et qui comptaient bien enquiller un 21e match sans défaite, d'autant plus que Laurent Blanc et ses troupes s'étaient payé le luxe d'aller battre les Anglais chez eux, à Wembley en novembre 2010, prolongeant une série d'invincibilité face aux voisins de 5 matchs sans défaite depuis 1997.

Pourtant, dans la moiteur de Donetsk, après 30 minutes de non-match et une domination française, ce sont bien les Anglais, fidèles à leur tradition de tirer les premiers, qui ouvraient le score sur coup franc. Stupeur dans les rangs tricolores qui ne parvenaient pas à faire sauter le verrou adverse. Mais quelques minutes plus tard, Samir Nasri, d'une frappe lumineuse des 18 mètres parvenait à percer le rideau et à tromper Joe Hart, le gardien anglais. Plus rien ne devait être marqué dans un match soporifique et outrageusement dominé par les Français.

Le geste de la discorde

Pour autant, un geste a fait causer le petit monde des médias durant le reste de la partie. Celui de Samir Nasri après son but. Le joueur s'est en effet précipité vers la tribune de presse, le doigt sur la bouche, en ayant des paroles explicites que l'on pourrait décrypter par un "Ferme ta gueule"...

Après moult hypothèses avancées, la réponse fut donnée par Samir Nasri lui-même lors de la conférence de presse express qu'il donna après avoir reçu le trophée de meilleur joueur du match. Alors qu'il s'apprêtait à quitter la salle, un journaliste du journal L'Équipe lui a demandé à qui s'adressait ce geste et ces mots. Réponse de l'intéressé : "A vous..."

Aux micros des radios et des télévisions, il s'est par la suite exprimé plus longuement sur son geste que Noël Le Graët, le boss de la Fédé, a qualifié de "réaction non contrôlée". "J'ai exprimé une frustration. On m'a descendu en flammes alors que j'appliquais les consignes du coach. On m'a tout fait. On a même parlé de mon transfert plutôt que de me laisser préparer mon match. C'est une réaction d'humeur que je n'aurais pas dû avoir. Quand votre famille lit des articles comme ça, quand vous êtes chaque jour la cible de quelque chose, c'est fatigant", a-t-il expliqué.

En zone mixte, où les joueurs peuvent parler avec les médias et où Samir Nasri a soigneusement évité le quotidien sportif, le milieu de terrain à poursuivi ses explications : "Des fois, il y a des réactions d'humeur qu'un joueur peut avoir. Je ne regrette pas, je ne lis pas les journaux. Il faut dresser le bilan après la compétition. On fait tout pour déstabiliser l'équipe de France. Il faut la laisser travailler." Avant d'ajouter pour conclure : "Cela ne me déstabilise pas car je ne lis pas la presse mais ma mère est souffrante et quand elle lit que son fils est 'bidon', c'est délicat. Il y a eu une réponse de ma part, peut-être maladroite."

Du côté du journaliste incriminé, Vincent Duluc, on parle d'un geste "pas plus grave que cela" sur Europe 1 : "Je comprends qu'à un très haut niveau, l'adrénaline fasse qu'on puisse avoir une réaction un peu excessive et peut-être un tout petit peu déplacée." Et si le journaliste refuse d'y voir un contentieux qui dure depuis des années entre les Bleus et L'Équipe, qui s'était déjà mis à dos Aimé Jacquet et Christophe Dugarry en 1998, il n'hésite pas à lancer une nouvelle pique à Samir Nasri : "Ça ne reste que l'histoire d'un but dans un match nul, on n'est pas non plus en finale de la Coupe du monde. Il devra en faire un tout petit peu plus pour prendre sa revanche."

Car au-delà de ce geste esquissé dans l'intensité du moment, l'excitation d'un but marqué en compétition internationale, Samir Nasri fut un élément moteur des Bleus. Et l'on espère le revoir à ce niveau dès vendredi prochain dans un match déjà capital, face à l'Ukraine.

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