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Iggy Pop, toujours rebelle : "Je garde mon habitude du strip-tease intégral"

Mais quand s'arrêtera donc Iggy Pop ? Plus de quarante ans après leur fameux I Wanna Be Your Dog, le père du punk et ses vieux acolytes des Stooges reviennent avec un nouvel album baptisé Ready To Die. Un retour aux sources qui sonne comme la fin d'une aventure, déjà stoppée en 1974 puis redémarré trente ans plus tard, mais comme un nouveau départ pour l'inoxydable rebelle. Devenu entre-temps une véritable icône du rock, L'Iguane revient dans les colonnes de L'Express sur une vie d'excès qui ont bâti sa légende, et prévient par la même occasion : l'heure de la retraite n'a pas sonné...

Considérés comme les pionniers du punk outre-Atlantique, aux côtés des mythiques Ramones ou encore de MC5, les Stooges sont à l'époque loin d'imaginer écrire l'histoire de la musique. Remarqué pour ses performances électriques et outrancières au début des années 70 avec le groupe, c'est donc involontairement qu'Iggy Pop voit l'étiquette de punk lui coller à la peau. "Loin de nous l'idée d'initier un mouvement. Mes cheveux et mon pantalon slim argenté ont eu un certain impact. Mais de là à vouloir créer une marque", analyse-t-il.

Symbole du modèle créé et du genre que deviendra le son des Stooges, Iggy Pop reconnaît tout de même leur statut de précurseurs. "C'est dingue aussi à quel point certaines de mes chansons ressemblent à celles d'autres groupes", constate-t-il. A l'inverse d'autres formations considérées comme pionnières du punk comme les Ramones ou les Sex Pistols dont la direction artistique et la communication était très contrôlées (surtout pour les Anglais avec Malcolm McLaren), L'Iguane regrette qu'il n'y ait pas eu un véritable impresario derrière les Stooges : "Personne n'a fait ce job pour nous ni pour David Bowie, qui a galéré pendant des années, jusqu'à devenir un manager diabolique de lui-même. La vérité, c'est que nous avons initié le punk, sans jamais en faire partie. Nous étions sans doute trop naïfs, trop cons, trop drogués..."

Durant ses folles années 70, Iggy Pop a tout de même souvent croisé les Sex Pistols avec lesquels ses relations étaient "excellentes" : "Je suis encore très proche de Steve Jones [guitariste et fondateur du groupe, NDLR]" Une période forcément marquée par les excès en tout genre. "Sid Vicious, je l'ai croisé à Londres. Il a fait semblant d'être shooté : c'était ridicule, mais, à l'époque, si on était clean, ça ne faisait pas sérieux. J'étais aussi très copain avec Nancy Spungen, sa fiancée. Elle s'était prostituée, était accro à l'héroïne. On l'a retrouvée morte, en 1978, à New York, dans une chambre à l'hôtel Chelsea qu'elle partageait avec Sid... Poignardée avec la lame qu'il avait achetée la veille. Nous étions tous dingues à cette époque. Je n'en suis pas fier."

Comme un symbole de sa vie souvent chaotique, Iggy Pop est mis en scène avec une ceinture d'explosifs sur la pochette de Ready to Die. "M'autodétruire, c'est un peu ce que j'ai toujours fait. J'ai été sauvé plusieurs fois par David Bowie. En 1974, j'étais sous héroïne, enfermé dans un hôpital psychiatrique, et il est venu me chercher pour m'emmener en tournée avec lui", raconte-t-il. Je n'ai jamais fait de mal à personne, mais je me suis toujours mis en danger pour qu'on me regarde."

Car il était impossible de rester indifférent face aux prestations scéniques outrancières qui ont bâti la légende d'Iggy Pop. Même un peu assagi à 66 ans et en couple avec la belle Nina Alu, L'Iguane ne compte pas faillir à sa réputation pour ses concerts en France cet été, notamment au festival Garorock à Marmande le 30 juin prochain ou au festival Pause Guitare à Albi le 6 juillet. "J'étais sous LSD à l'époque et je n'ai pas trop envie de recommencer, même si c'était incroyable. J'avais l'impression d'être Jésus marchant sur l'eau. Mais ces concerts ont souvent tourné au psychodrame. Je me suis scarifié sur scène et je me souviens d'une soirée où une bande de motards m'a lancé des tessons de bouteilles pendant que je chantais. Je répondais avec la même violence. (...) Je vais aussi garder ma bonne habitude du strip-tease intégral. Ça n'a jamais plu au public, mais ça me fait marrer. A mon âge, il faut se faire plaisir."

À l'âge où beaucoup prennent leur retraite, Iggy Pop compte bien continuer à électriser les scène du monde entier malgré la fin proche des Stooges. "Nous allons encore tourner pendant une année. Parfois, c'est insupportable. On s'énerve pour des histoires qui ont quarante ans, du genre : "T'as couché avec ma copine ! D'accord, c'était en 1973, et alors ? C'est drôle et insensé", explique-t-il. J'ai envie de faire une pause et de me lancer dans un projet en solo." Nous voilà donc prévenus, Iggy Pop n'est pas prÈS de s'arrêter.

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