Si d’ordinaire, Jamel Debbouze a la bonne humeur chevillée au corps et aime faire rire, il n’avait pas le cœur à la fête ce vendredi 23 octobre. A l’heure où les grandes villes craignent de nouveaux débordements en marge des manifestations prévues au cours du week-end, la ville de Trappes située dans les Yvelines a quant à elle fait la Une de l’actualité pour une bien triste raison.
Comme rapporté par plusieurs médias, un homme à bord d’un véhicule a tiré sur la voie publique avec une arme à feu. Un mort et plusieurs blessés en urgence vitale, dont une fillette de 12 ans, sont à déplorer. Aux dernières nouvelles, le suspect, âgé de 39 ans, a été placé en garde à vue et le parquet national anti-terroriste a été saisi.
Si le président Emmanuel Macron s’est exprimé sur les faits, il n’est pas le seul à avoir voulu prendre la parole. Jamel Debbouze, originaire de Trappes, ville où il a grandi, a pris la parole sur son compte Instagram. Dans une story relayée ce vendredi 23 octobre en début de soirée, l’humoriste a adressé un message à sa communauté. “Je suis profondément bouleversé par l’horreur qui a frappé la ville de mon enfance, Trappes. Mes pensées vont d’abord à la personne qui a perdu la vie, à sa famille, aux blessés, à cette petite fille, aux proches et à tous ceux qui vivent cette terrible épreuve. A vous les Trappistes, à toutes les familles touchées, je suis de tout cœur avec vous” a-t-il écrit.
S’il n’a pas vu le jour à Trappes, Jamel Debbouze s’y est installé avec ses parents en 1983 : “On était dans des petits pavillons classés HLM mais des petits pavillons quand même” déclarait-il dans le documentaire L’entrée des Trappistes réalisé par sa femme Mélissa Theuriau. Si son enfance fut modeste, il n’écartait pas l’idée de retourner y vivre un jour. Il avait d’ailleurs pour projet de faire construire une grande maison non loin de celle dans laquelle vivaient ses parents.
Comme l’avait confié Jean-Michel Fourgous, le maire d'Elancourt, à Ode (anciennement Purepeople), les plans n’ont pas été menés à terme : “C'est un artiste très connu, il voulait quelque chose de grandiose, je l'entends. Mais son projet sortait totalement des normes urbanistiques. Ne pas l'autoriser n'avait rien à voir avec une volonté politique, c'était tout simplement impossible à cet endroit là. Il y a des classements qui ne le permettaient pas. Il voulait notamment faire une piscine environnant toute sa maison. C'était bien. C'est près de la ville où il a passé toute sa jeunesse, tout ça été parfaitement compréhensible. Mais il a eu du mal comprendre que pour réaliser son projet, il aurait fallu modifier la loi au niveau national. Nous étions plutôt contents d'accueillir une personnalité comme la sienne. Tout ce qui pouvait être fait aurait été fait, mais tout simplement, le droit ne le permettait pas.”