Ce mardi 7 juillet 2026, la Fashion Week de Paris a pris des allures de royaume enchanté. Pour présenter sa collection Haute Couture Automne/Hiver 2026-2027, la mythique maison Chanel a transformé le Grand Palais en une forêt ensorcelée. Sous la houlette de son directeur artistique Matthieu Blazy, la griffe a livré un show spectaculaire à la croisée de la magie, du glamour et de l'audace.
Le décorateur et l'équipe créative ont vu les choses en grand : la piste s'est métamorphosée en une jungle luxuriante impressionnante, envahie de lianes géantes et de fleurs en 3D aux allures vénéneuses. Un véritable conte de fées grandeur nature. L'inspiration derrière cette scénographie unique ? Un vieux recueil de contes retrouvé directement dans la bibliothèque personnelle de Gabrielle "Coco" Chanel. Matthieu Blazy s'est ainsi amusé à brouiller les pistes entre nos rêves d'enfants et la réalité du podium.
Les clins d'œil aux histoires mythiques comme Boucle d'Or et les Trois Ours ou Jack et le Haricot magique se sont glissés partout, twistés par le savoir-faire incomparable des ateliers de la griffe. Sur le catwalk, les mannequins ont défilé avec des tailleurs ornés de broderies façon "haricots magiques", de précieuses doublures dissimulant des trésors secrets.
Mais que serait un défilé Haute Couture sans son grand final ? Très attendue, la traditionnelle mariée Chanel a littéralement cassé les codes cette saison puisque c'est une silhouette déstructurée fascinante qui a fait son entrée. Le visage dissimulé sous un long voile tombant jusqu'à la taille (telle une Belle au Bois Dormant moderne), la mariée arborait un jupon évasé dévoilant ses chevilles et un top transparent en dentelle florale, boutonné et doté d'un col bateau. Le tout accompagnée d'un bouquet de fleurs blanches immaculées. A ses pieds, des escarpins bicolores revisités en noir et matière transparente.
Si les stars habituelles de la maison admiraient les silhouettes depuis le très prisé front row, une autre performance a captivé l'attention. L'artiste peintre et sculpteur français Joël Blanc s'est installé au premier rang pour capturer l'énergie de ce moment suspendu. Armé de ses pinceaux, il a immortalisé les passages des mannequins en réalisant des aquarelles en direct sous les yeux ébahis des invités. Une touche d'élégance supplémentaire pour un défilé qui restera dans les annales.
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