Le dernier défilé homme de Louis Vuitton, imaginé par Pharrell Williams mardi soir à Paris, a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Au cœur des critiques : une spectaculaire vague installée dans la scénographie, en pleine période de canicule. Face à la polémique, LVMH a tenu à rétablir ce qu'il présente comme "la réalité des choses" en détaillant le fonctionnement de cette installation et les mesures mises en place pour limiter son impact environnemental.
Le groupe rappelle tout d'abord que "cette vague était évidemment alimentée en circuit fermé, donc elle fonctionnait comme une fontaine." Il précise également que "l'eau utilisée provenait du réseau d'eau de Paris avant d'être refoulée par un système vers les égouts pour être traitée comme n'importe quel autre effluent, qui redeviendra ensuite disponible à la consommation."
Le sable, lui aussi pointé du doigt, ne sera pas jeté. Selon LVMH, "le sable sera réutilisé à la Cité Internationale Universitaire pour créer des terrains de beach-volley, en accord avec la direction du site, qui a trouvé l'idée d'offrir de nouvelles installations aux résidents intéressante." Le groupe ajoute que "le reste, une quantité marginale, sera traité par Artstock, un centre de réemploi basé en France."
LVMH insiste également sur le fait que les éléments du décor s'inscrivent dans une logique de réemploi. "Le mobilier provient d'un précédent défilé, et de plus, tous les éléments décoratifs sont ensuite réutilisés à d'autres fins (défilés, boutiques, événements, etc.)."
La maison Louis Vuitton soutient l'association Coral Gardeners
Le groupe rappelle aussi que cette collection s'accompagne d'un engagement environnemental plus large : "La maison Louis Vuitton soutient l'association Coral Gardeners pour restaurer les récifs coralliens en Polynésie française." Une initiative qui, selon LVMH, "permettra de planter 1 000 coraux sur le site protégé de Tiaia et de contribuer à restaurer l'habitat des récifs d'ici 2026."
Enfin, le leader du luxe répond aux critiques liées au contexte climatique. Il explique que, "tout en déplorant évidemment les conséquences de la canicule sur ceux qui en souffrent le plus", "la scénographie éco-conçue avait été validée et fabriquée depuis plusieurs mois et ne pouvait pas être modifiée à la dernière minute."
Par cette prise de parole, LVMH entend donc répondre point par point aux interrogations suscitées par le défilé de Pharrell Williams. Une manière de rappeler que derrière l'image spectaculaire d'un show se cachent aussi des choix techniques, logistiques et environnementaux, alors que le débat autour de l'impact des grands événements de mode continue, lui, de faire des vagues.
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