Mort de Jacques Rouffio: Adjani, Schneider, Depardieu avaient tourné avec lui...
Publié le 9 juillet 2016 à 12:40
Il est l'auteur de plusieurs classiques du cinéma français.
Jacques Rouffio en 2010. (capture d'écran) Jacques Rouffio en 2010. (capture d'écran)
Isabelle Adjani et Jacques Dutronc dans Violette et François, de Jacques Rouffio.
Bande-annonce de La Passante du Sans-Souci, avec Romy Schneider.
Extrait du film Le Sucre, de Jacques Rouffio, avec Gérard Depardieu et Michel Piccoli.
Extrait de Sept morts sur ordonnance.

Le réalisateur Jacques Rouffio, qui aura marqué les années 1970 et 1980 avec plusieurs films devenus des classiques, est mort vendredi 8 Juillet à l'âge de 87 ans à Paris, ont annoncé ses enfants dans un communiqué.

Né en août 1928 à Marseille, le réalisateur et scénariste avait débuté comme assistant réalisateur de Jean Delannoy en 1953. Il opéra ensuite pour des grands noms du cinéma, d'Henri Verneuil à Bernard Borderie en passant Gilles Grangier, Georges Franju ou Jean-Pierre Mocky. C'est en 1967 qu'il passe à la réalisation avec son premier long-métrage, L'Horizon, qui traite de la révolte des soldats en 1917. Il y dirigeait Jacques Perrin et Macha Méril.

Il s'attaquera ensuite, "avec un certain sens de la cruauté et de la bouffonnerie, à deux autres tabous de la société française" selon ses enfants : le monde médical, avec Sept morts sur ordonnance (1976), et la spéculation boursière, avec Le Sucre (1978), qui relate une affaire d'escroquerie. C'est alors qu'il devient un cinéaste incontournable, dirigeant les meilleurs. De Michel Piccoli et Gérard Depardieu dans Sept morts sur ordonnance à Isabelle Adjani et Jacques Dutronc dans Violette et François, en passant par Jean Carmet et à nouveau Depardieu dans Le Sucre. En 1982, il réalise La Passante du Sans-Souci, qui s'avérera être le dernier film de la regrettée Romy Schneider. Eddie Constantine (J'ai bien l'honneur), Nicole Garcia (L'État de grâce), Miou-Miou (L'Argent) ou encore Claude Brasseur (L'Orchestre rouge) ont également tourné avec lui.

"Ses films resteront", a réagi Gilles Jacob, l'ancien président du Festival de Cannes, pour qui "il dénonçait, à la fois subtilement et sans peur de taper". "Le Sucre était une dénonciation des magouilles financières, on se croirait aujourd'hui ! Sept morts sur ordonnance, c'était la dénonciation de la médecine malhonnête, cette volonté de faire de l'argent dans une clinique comme dans un commerce". "On pense à un certain cinéma de Bertrand Tavernier, cette école française qui, comme le faisait le cinéma américain, dénonce les turpitudes et les magouilles. Avec une jubilation salutaire", ajoute l'ancien président du Festival de Cannes pour qui, avec Rouffio, c'était "la farandole de tous les grands acteurs français".

Par Christopher R. |
Mots clés
Mort Hommage Cinéma Personnalités Françaises Exclu
Suivez nous sur Google News
Tendances
Voir tous les people
Sur le même thème
Personnalité préférée des Français : Jean-Jacques Goldman se rapproche du record, tandis qu'un célèbre chanteur fait son entrée dans le classement cette année
Personnalité préférée des Français : Jean-Jacques Goldman se rapproche du record, tandis qu'un célèbre chanteur fait son entrée dans le classement cette année
4 janvier 2026
Evelyne Leclercq, célèbre animatrice de Tournez manège nous a quittés à l'âge de 74 ans
Evelyne Leclercq, célèbre animatrice de Tournez manège nous a quittés à l'âge de 74 ans
31 décembre 2025
Les articles similaires
Dernières actualités
Dernières news