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Affaire Sleeping beauty : ''Le vrai film à interdire, c'est Pretty Woman !''

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Le premier film de l'Australienne Julia Leigh restera marquant. Produit par Jane Campion (La leçon de piano), Sleeping beauty suit une jeune étudiante qui intègre un réseau de prostitution très particulier, où les jeunes filles s'endorment avec leur client pour se réveiller le lendemain sans souvenir de ce qui s'est passé.

Même si sa présentation au festival de Cannes n'a pas fait l'unanimité, les critiques s'accordent pour dire que le film n'a rien de moralement répugnant. Le comité de classification des films devrait pourtant poser une interdiction aux moins de 16 ans sur Sleeping beauty, citant une incitation à la prostitution, un climat "malsain et pervers" et "des situations difficilement compréhensibles par un public jeune et susceptible de heurter ce dernier."

La réalisatrice Julia Leigh s'est empressée de répondre dans Le Film Français : "Le vrai film à interdire, c'était Pretty Woman, car voir cette fille se prostituer, et gagner à la fin le mec et l'argent, c'était bien plus incitatif à la prostitution ! Dans Sleeping Beauty, l'héroïne hurle d'effroi en comprenant que, même s'il n'y a pas pénétration, offrir son corps endormi n'est pas anodin..." Ou comment prouver au passage qu'elle est assez intelligente pour ne pas prendre le sujet de son film à la légère.

Michèle Halberstadt, de la société de distribution ARP, fait actuellement appel auprès du ministre de la culture Frédéric Mitterrand pour régler cette affaire : "Rien ne justifie l'interdiction aux moins de 16 ans. Le film est passé à Cannes à 19h30, ce qui prouve qu'il n'y avait aucune ambiguïté dans la têtes des sélectionneurs, sinon ils l'auraient mis à 22h30." Thierry Frémaux, délégué général du festival de Cannes, reste également perplexe "face à une telle mesure que frappe un film de la compétition, programmé à 19h, qui ne nous semble à aucun moment faire l'apologie de quoi que ce soit."

Récemment, les films d'horreur Martyrs, Saw 3 et Frontière(s) s'étaient vus assener le même coup de grâce, qui limite de manière radicale les possibilités de projection et de succès. Très peu de salles acceptent de diffuser un film interdit aux moins de 16 ans, qui attirera moins de spectateurs et endommagera l'image des lieux dans l'esprit du public, qui associe toujours ce genre d'interdiction avec un cinéma pornographique, violent et vain.

Dans tous les cas, Sleeping beauty sortira le 16 novembre dans une ou deux salles, au moins.

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