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Flavie Flament violée à 13 ans : "Ma mère ne fait plus partie de mon existence"

L'animatrice offre un témoignage fort et sans concession sur son expérience et son combat pour allonger les délais de prescription des viols sur mineurs.

L'année dernière, Flavie Flament révélait avoir été violée à 13 ans par un grand photographe dans son livre La Consolation. Encouragée par le témoignage d'autres victimes, elle confirme qu'il s'agit bien de David Hamilton, célèbre pour ses portraits au flou artistique de très jeunes filles. Quelques semaines après avoir nié les faits, Hamilton est retrouvé mort à son domicile parisien, la thèse du suicide est privilégiée. Flavie Flament y voit un "aveu". Un an après, on reparle des violences faites aux femmes à travers le scandale Harvey Weinstein, celui de Bertrand Cantat en couverture des Inrockuptibles et des campagnes virales #MeToo et #BalanceTonPorc qui permettent de prendre la mesure du problème. Flavie Flament se confie longuement dans ELLE sur sa propre expérience et ne mâche pas ses mots à l'encontre de sa mère.

Il aura fallu deux enquêtes fouillées et le courage de quelques victimes pour mettre à jour l'immense scandale Hollywoodien et l'hypocrisie autour de la puissante figure du producteur Harvey Weinstein. Des stars, comme Jane Fonda et Quentin Tarantino, font leur mea culpa, expliquant avoir eu connaissance des agissements du cofondateur de Miramax. En France, le témoignage de Flavie Flament a eu le même effet, celui de briser l'omerta autour de David Hamilton. Sa première interview sur le sujet, dans ELLE, est sorti un vendredi, le lundi suivant, une première autre victime se faisait connaître : "La première fois qu'on s'est parlé toutes les deux, nous avons éclaté en sanglot, raconte Flavie Flament, cette semaine dans ELLE. Elle ne pouvait pas avoir lu mon livre, pas encore publié, mais elle racontait exactement mon histoire." Alice, Elodie ont suivi... Une trentaine de femmes contacte l'animatrice et son éditeur. Certaines ont témoigné dans le documentaire Viols sur mineurs : mon combat contre l'oublie que diffusera France 5, le 15 novembre. Flavie Flament explique aujourd'hui qu'elles sont cinq, très soudées, quand d'autres souhaitent rester dans l'ombre.

Maltraitance ordinaire

Pour Elodie, 27 ans, les faits qu'elle dénonce ne sont pas encore prescrits. Elle porte plainte et l'annonce à Flavie Flament alors en pleine guerre froide avec le photographe qui la menace de porter plainte pour diffamation : "Cette guerre de tranchées a duré plusieurs semaines. Et quand il a appris qu'Elodie était avec nous, il a su que c'était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement." La tête dans un sac plastique... Il avait 83 ans.

Flavie Flament n'y voit pas seulement un aveu mais aussi la chance d'obtenir justice s'évanouir. "J'aurais tant voulu le voir face à un juge, les menottes aux poignets. J'aurais voulu croiser son regard dans le box des accusés." De cette frustration, la voix de RTL a fait un combat pour la prolongation des délais de prescription des viols sur mineurs. Flavie a confiance en Marlène Sciappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, qui s'engage à prolonger les délais de dix ans.

Ma mère ne fait plus partie de mon existence. Je ne peux pas m'encombrer de cela

Il y a ce documentaire autour du témoignage de Flavie et d'autres victimes qui sera suivi d'un débat, mais aussi l'adaptation sur France 3, le 7 novembre, de son livre La Consolation. Le film dépeint la relation toxique entre l'animatrice et sa mère : "Je n'ai aucun contact avec elle depuis dix ans. Je ne sais pas comment elle a réagi au livre. Et je n'ai pas envie de le savoir (...) Même si je n'éprouve plus de haine contre elle, elle ne fait plus partie de mon existence. Je ne peux pas m'encombrer de cela." Pour résumer, Flavie Flament dit avoir été victime de "maltraitance ordinaire". Elle ne parle pas de ses frères, l'un d'eux a remis en cause une partie des faits relatés par sa soeur, les qualifiants d'hallucinants. Pour ELLE, elle explique justement combien il est difficile et effrayant de parler à ses proches, de peur de ne pas être prise au sérieux. Heureusement, Flavie n'est pas si mal entourée : "L'homme que j'aime, mes enfants, mon oncle et ma tante me croyaient tous, dit-elle de l'époque où son livre est sorti. Mais personne d'autre."

Dans ce nouveau numéro de ELLE, l'éditorialiste Dorothée Wermer consacre un texte court mais fort pour répondre à la couverture des Inrockuptibles avec Bertrand Cantat. Un texte qui salue le courage de celles qui, "comme Flavie Flament", parlent et qui rend hommage à la flamme de Marie Trintignant. En kiosques ce 20 octobre 2017.

ELLE, en kiosques le 20 octobre 2017.
ELLE, en kiosques le 20 octobre 2017.
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