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Laurent Fignon : Les témoignages poignants de sa femme, Valérie, et de son fils, sur ce "fort personnage"...

Laurent Fignon est décédé mardi 31 août 2010, des suites du cancer qu'il affrontait avec opinâtreté. Son épouse, Valérie (photo), a décrit dans le Parisien et auprès de Marc-Olivier Fogiel un "fort personnage" et un "sacré bonhomme".
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Laurent Fignon est décédé mardi 31 août 2010, des suites du cancer qu'il affrontait avec opinâtreté. Son épouse, Valérie (photo), a décrit dans le Parisien et auprès de Marc-Olivier Fogiel un "fort personnage" et un "sacré bonhomme".

"Il a été complètement surpris" : en quelques mots pudiques et cristallins, Valérie Fignon dit combien la disparition de son courageux époux est inique, et combien la fin de son combat acharné a été insupportablement abrupte. Lâchement, le cancer, contre lequel Laurent Fignon bataillait depuis le printemps 2009 avec une opiniâtreté inexpugnable qui forçait l'admiration, a entamé le sprint fatal. Et le champion n'a pas même eu le temps de prendre sa roue que la vie était déjà de l'autre côté de la ligne.

Décédé mardi 31 août en milieu de journée à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à l'âge de 50 ans, Laurent Fignon, outre le souvenir du coureur hors pair et plein de superbe qu'il fut, laisse celui d'un homme "que tu avais besoin de connaître", pour paraphraser son ancien rival sur les routes du Tour (et futur membre de la garde rapprochée d'Indurain chez Banesto) Jean-François Bernard. Un "combattant", un homme "correct", "noble" et "chevaleresque", "quelqu'un sur qui on pouvait compter", dont le charisme n'avait d'égal que le franc-parler incisif unanimement remarqué... A l'annonce de la fin funeste de sa course contre la mort, tous ceux qui firent un bout de route à ses côtés, bouleversés, ont livré, facette après facette, le portrait édifiant d'un homme absolument authentique, tout simplement. Il ne trichait pas. Ne manquait que la voix de celle qui goûta le bonheur d'être l'élue de son coeur durant près de dix ans, celle qui l'épousa il y a deux ans et demi, celle qui l'épaula et accepta sans réserve ses choix dans le terrible combat contre la maladie depuis qu'il la défia publiquement en mai 2009 : Valérie Fignon, qui doit dire adieu à l'homme qu'elle aimait ce vendredi lors d'obsèques au crématorium du Père Lachaise, a ouvert son coeur et le carnet de route de ses 14 derniers mois avec Laurent au Parisien. Un entretien poignant de sincérité simple, franche comme le fut le regretté, dans lequel elle révèle comment son mari, "jusqu'au bout, n'a pas cru qu'il allait mourir". Extraits de ces confidences lucides et délicates qui en dévoilent un peu plus sur la nature attachante de Laurent Fignon et sur sa pugnacité trahie dans les dernières semaines.

Valérie Fignon revient notamment sur le moment du diagnostic de la maladie (initialement un cancer des voies digestives, dont l'origine avérée sera localisée dans les poumons) : "Lui, il a été assez fataliste. Ça a été dur à encaisser. Pour moi aussi, qui ai eu beaucoup plus de mal que lui à m'en remettre. Mais il m'a dit : "On s'en sortira. Il y a plein de gens qui en guérissent." Il avait l'espoir tout le temps, tout le temps, tout le temps. (...) J'ai été très malheureuse. Lui a été courageux. Il y a cru jusqu'au bout."

Sans réticence, elle décrypte également le processus de médiatisation volontaire de la maladie et du bras de fer entamé par Laurent Fignon : "C'était un choix de sa part, parce qu'un cancer, ce n'est pas honteux (...) "Je préfère expliquer plutôt que de subir." C'est vrai que c'est surprenant de sa part, lui qui était si pudique. J'ai été surprise aussi, mais je pense que ça lui donnait une espèce de niaque pour lutter contre la maladie. (...) Au fond, il a bien fait parce que les gens sont mal à l'aise avec la maladie. Il y a tellement de malades qui travaillent, n'en parlent pas et souffrent en silence."

La disparition de Laurent Fignon a d'autant plus été un choc que l'ancien champion avait fait bonne impression, en dépit d'un problème de voix anecdotique, dans son rôle de consultant sur le Tour de France 2010. Depuis l'arrivée de la petite reine, en revanche, silence radio... Elle explique comment tout s'est soudainement aggravé, dès le lendemain du final sur les Champs-Elysées (comme si l'organisme de son mari, le devoir accompli, s'était désarmé) : "Il s'agit d'une brusque dégradation. Le lendemain du Tour de France, il a fait un épanchement pleural. C'est de l'eau qui vient dans la poche de la plèvre. L'épanchement n'a pas pu être arrêté et les métastases se sont répandues très, très rapidement... [Il a été hospitalisé] tout de suite. Il a subi des examens. Ensuite, Laurent est ressorti et nous sommes allés à Barcelone pour l'athlétisme. Mais juste après, il a été réhospitalisé et il est resté trois semaines à l'hôpital."

Lionel Chami, journaliste au Parisien, demande alors à Valérie si l'activité de consultant de Laurent ne l'inquiétait pas : "Si, si. Mais (grand sourire entendu)... Fort personnage. Il me disait de ne pas m'inquiéter." Et de se rappeler : "Sur ce Tour-ci, il était en pleine forme. Il ne devait pas tout faire et il me disait au téléphone : "Je suis en pleine forme, pas la peine de rentrer, je continue !" Et il était content de le faire. C'était une forme de thérapie."

Corroborant le portrait du "combattant", jamais découragé, elle confie que jamais le couple n'a voulu penser à ce dénouement funeste, et n'a pas même eu le temps de se dire au revoir tant la fin fut précipitée : "On y croyait... Et il était tellement fort. Il se relevait de chaque problème. Si bien qu'on se disait : "Une tuile de plus, mais ça va aller..." Et puis là, non. Il a été complètement surpris. (...) Jusqu'au bout, il n'a pas cru qu'il allait mourir. Ou alors, il le gardait pour lui. On a échangé plein de choses pendant cette année et demie. Ça a été très fort."

Les derniers mots de Valérie Fignon : "Je ne connaissais pas le champion. Je l'ai connu après. J'ai vraiment l'impression qu'il y a eu deux Laurent Fignon. Le coureur cycliste et celui de la vie d'après. Il était naturel, il était amoureux, généreux. Et puis râleur, tout le monde le sait. C'était un bon mari, quelqu'un sur qui on pouvait vraiment compter. J'ai passé de très, très bons moments avec lui. Il va me manquer."

 

Un entretien à coeur ouvert que vous pouvez retrouver en intégralité dans l'édition de vendredi du Parisien et sur le site leparisien.fr (cliquez ici pour y accéder). Découvrez également les témoignages touchants de Valérie Fignon et de Jérémy, le fils de Laurent Fignon et de son ex-épouse au micro de Marc-Olivier Fogiel, diffusés vendredi matin sur Europe 1.

G.J.

 

N.B. : La famille de Laurent Fignon, précise Le Parisien, souhaite qu'à la place des fleurs et des couronnes les personnes qui le désirent fassent un don à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière. Pour faire un don en ligne : www.icm-institute.org ou par chèque à l'ordre de ICM, CHU la Pitié-Salpêtrière, bâtiment Paul-Castaigne, 47-83, boulevard de l'Hôpital 75561 Paris Cedex 13.

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