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Michel Gondry revient sur le cauchemar hollywoodien de The Green Hornet

Personne n'a pu échapper à la bizzarerie que représente la superproduction The Green Hornet (2011) dans la carrière peu ordinaire de Michel Gondry. Ce qui reste sa seule incursion dans le coeur de l'industrie hollywoodienne demeure aussi son film le plus faible et passe-partout, dénué de ses coups de folie et à peine capable de rivaliser avec les attentes d'un blockbuster à 120 millions de dollars. À bien des égards, cette machine qui tournait à vide était un nouveau faux pas pour le Français, après les faiblards La Sciences des rêves (2006) et Soyez sympas, rembobinez (2008). Mais alors que The We and the I et L'Écume des jours avec Romain Duris et Audrey Tautou sonnent son come-back, le réalisateur a livré quelques détails sur son expérience hollywoodienne au détour d'une question posée par GQ.

Armé de son célèbre flegme, Michel Gondry décrit sa relation visiblement houleuse avec Seth Rogen, acteur, scénariste et producteur de The Green Hornet : "C'est compliqué parce qu'il est très touchant, très jeune mais en même temps... Une fois sur le tournage, je lui ai dit : 'Tu ne peux pas diriger les autres acteurs devant moi parce que cela peut les troubler.' Il m'a répondu : 'Oh oui d'accord, désolé.' Et puis finalement, il a recommencé aussi sec. Il n'y a aucune considération pour le rôle du réalisateur." Très impliqué dans le développement du film, Seth Rogen avait essuyé le départ du réalisateur Stephen Chow pour différents créatifs avant que Michel Gondry ne soit appelé à la rescousse - celui-ci avait d'ailleurs été attaché à une adaptation du comic book en 1997.

Michel Gondry continue : "Ma voix comptait moins que toutes les autres. Le producteur avait interdit au monteur de me parler ! J'ai dû appeler mon agent à un moment donné mais cela n'a pas eu d'autre effet que de me faire crier dessus par le studio." Un cauchemar que les Français connaissent bien à Hollywood, mais qu'il voit d'un oeil très calme : "Mais bon, j'étais bien payé. Des fois, je repense à mon chèque et je me dis que quand même, je ne vais pas me plaindre. (...) Mais je m'en fous de l'argent, même si c'est horrible de dire ça. Je pensais gagner la moitié et quand on m'a annoncé que je gagnerai le double, ça ne m'a fait ni chaud ni froid. Ces choses me dépassent complètement. Je me suis juste dit : 'Oh c'est cool, je vais pouvoir faire ce qui me plaît pendant deux ou trois ans...'."

Particulièrement mal-aimé de ses fans, The Green Hornet reste curieusement une expérience comme une autre pour Gondry : "J'aime bien offrir le DVD aux gens pour qu'ils le regardent. En France, les critiques l'ont beaucoup défendu, alors qu'aux Etats-Unis, la critique du Financial Times a dit que c'était une atrocité ! J'adore..."

Revenu en petit forme avec The We and the I présenté en Quinzaine des réalisateurs à Cannes, Michel Gondry est très attendu avec son adaptation de Boris Vian, L'Écume des jours. L'occasion pour le cinéaste de mettre une nouvelle fois en scène une histoire improbable et mélancholique, prétexte à une débauche d'images poétiques.

The We and the I, en salles le 12 septembre.

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