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Roman Polanski : Soutenu par sa femme et sa fille, hué par des femmes en colère

Roman Polanski et sa femme Emmanuelle Seigner - Avant-première du film "D'après une histoire vraie" de R. Polanski à la Cinémathèque Française à Paris, le 30 octobre 2017. © Veeren/CVS/Bestimage
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Roman Polanski et sa femme Emmanuelle Seigner - Avant-première du film "D'après une histoire vraie" de R. Polanski à la Cinémathèque Française à Paris, le 30 octobre 2017. © Veeren/CVS/Bestimage
Les associations féministes ne digèrent pas l'honneur qui est fait à l'artiste controversé.

C'est dans un contexte particulièrement délicat que s'est ouverte le 30 octobre la rétrospective dédiée à Roman Polanski à la Cinémathèque française. Fier de dévoiler sa nouvelle réalisation, D'après une histoire vraie, au côté de son épouse et actrice du long métrage, Emmanuelle Seigner, ainsi que de leur fille Morgane, le cinéaste franco-polonais a également dû faire face à une manifestation organisée par plusieurs associations féministes. Les activistes reprochaient à l'établissement culturel de mettre à l'honneur un homme accusé par plusieurs femmes d'agressions sexuelles. Prévu de longue date par l'établissement, l'événement prend un tout autre sens après l'affaire Weinstein et les révélations sur le harcèlement sexuel subi par de nombreuses femmes.

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"Apprécier un artiste ne signifie pas taire ses crimes !", a lancé une manifestante devant le temple parisien de la cinéphilie, en présence de l'AFP. Torse nu, deux Femen ont fait irruption lundi soir dans la Cinémathèque, scandant "pas d'honneur pour les violeurs" au passage du réalisateur. Les deux femmes, qui portaient sur le corps l'inscription "Very Important Pedocriminal", ont été rapidement évacuées du bâtiment. "Le temps du silence est terminé, on va les chasser, la peur et la honte doivent changer de camp", a déclaré à l'AFP Inna Shevchenko, l'une des deux Femen, dénonçant "une certaine arrogance et violence de la Cinémathèque" d'avoir maintenu cet hommage. "Si violer est un art, donnez à Polanski tous les César", pouvait-on lire aussi sur les banderoles s'affichant devant l'institution culturelle, tandis que des manifestants scandaient "Assez de ceux qui veulent protéger les agresseurs".

"Pour nous, l'important, c'est d'annuler la rétrospective, d'avoir des excuses de la Cinémathèque et une prise de conscience", estimait lundi matin à l'AFP la porte-parole du groupe Osez le féminisme, Raphaëlle Rémy-Leleu. Le collectif reproche aussi à la Cinémathèque de prévoir en janvier une autre rétrospective, consacrée au cinéaste Jean-Claude Brisseau, condamné en 2005 pour le harcèlement sexuel de deux jeunes actrices.

Malgré les protestations et une pétition ayant recueilli plus de 29 000 signatures, la Cinémathèque a refusé de plier, vantant "sa tradition d'indépendance". "Il n'a jamais été question une seconde de renoncer à cette rétrospective sous la pression de je ne sais quelle circonstance étrangère à la Cinémathèque et à Roman Polanski", a affirmé lundi soir son président, le réalisateur Costa-Gavras, devant un public rassemblant journalistes, équipe du film et abonnés de l'institution culturelle. "Nous sommes persuadés que les films de Roman Polanski sont plus que jamais indispensables à notre compréhension du monde et du cinéma. Nous ne sommes pas prêts à nous en priver", a-t-il insisté.

Divergences au sein même du gouvernement

La ministre de la Culture Françoise Nyssen s'était refusée à condamner l'oeuvre du réalisateur multirécompensé de Rosemary's baby et du Pianiste, film qui lui avait valu une Palme d'or et le premier Oscar de sa carrière. "Il s'agit d'une oeuvre, il ne s'agit pas d'un homme, je n'ai pas à condamner une oeuvre", avait-elle déclaré vendredi.

La position de la ministre diverge avec celle de sa collègue Marlène Schiappa, secrétaire d'État en charge de l'Égalité entre les femmes et les hommes. "C'est compliqué de faire des gens qui ont été auteurs de viols ou d'agressions sexuelles, ou qui sont accusés de cela, des héros. De la même manière que j'ai trouvé compliqué de faire des posters ou des une avec Bertrand Cantat" (condamné pour avoir tué sa compagne Marie Trintignant en 2003), a déclaré sur LCI la secrétaire d'État à propos de la rétrospective consacrée au réalisateur franco-polonais. "Je n'appelle pas à la censure (...) mais c'est difficile de dire aux femmes 'vous devez libérer votre parole' et dans le même temps dérouler le tapis rouge pour des auteurs d'agressions sexuelles", a poursuivi Mme Schiappa. "Minimiser ou relativiser les viols ou les agressions sexuelles selon le talent ou la notoriété de la personne mise en cause" contribue à "la culture du viol", a-t-elle poursuivi. Elle s'est dite "choquée" par un autre événement programmé à la Cinémathèque en janvier et mettant à l'honneur "un autre cinéaste (Jean-Claude Brisseau) qui a été condamné deux fois pour harcèlement et agression sexuelle".

Une colère qui rappelle celle qu'a suscité le choix par l'Académie des arts et techniques du cinéma de choisir comme président de la cérémonie des César Roman Polanski. Sous la pression, il avait fini par renoncer à ce rôle.

Les activistes de l'association FEMEN - Avant-première du film "D'après une histoire vraie" de R. Polanski à la Cinémathèque Française à Paris, le 30 octobre 2017. © Veeren/CVS/Bestimage
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Les activistes de l'association FEMEN - Avant-première du film "D'après une histoire vraie" de R. Polanski à la Cinémathèque Française à Paris, le 30 octobre 2017. © Veeren/CVS/Bestimage
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