Le monde du spectacle est en deuil après le départ d'une figure incontournables des planches françaises. Ce mardi 22 septembre 2026, le comédien et metteur en scène Arnaud Denis s'est éteint à l'âge de 43 ans en ayant recours à l'euthanasie dans une clinique à Namur, en Belgique. Comme l'a précisé son avocat, Me Philippe Courtois, à l’AFP, cette démarche avait été validée en concertation avec trois praticiens belges, témoins de la dégradation irréversible de la santé de l’artiste : “Son corps ne le portait plus. Il en avait perdu la maîtrise. Le décès d’Arnaud Denis est une conséquence des douleurs intense qu’il subissait depuis de nombreux mois”.
Pour comprendre pourquoi Arnaud Denis souffrait autant, il faut remonter au 17 juillet 2023, date à laquelle le comédien avait subi une intervention pour une hernie de l'aine droite, nécessitant la pose d'une prothèse en polypropylène. Dès lors, l'acteur s'est retrouvé victime de douleurs continues. Et malgré une seconde opération destinée à retirer le dispositif, les complications n'ont jamais cessé, le contraignant même à renoncer à son métier de comédien alors qu'il était en pleines représentations. Une invalidité lourde et un arrêt forcé de sa passion que cet amoureux du théâtre n'a plus été en mesure de supporter.
Au moment de faire le grand voyage, le quarantenaire a pu compter sur la présence de son cercle d'intimes et de sa famille. Parmi les proches réunis à ses côtés en Belgique figurait notamment la comédienne Delphine Depardieu, nièce de Gérard Depardieu. Très éprouvée par cette perte, l'actrice de 47 ans a livré un récit poignant aux journalistes du Parisien. Se remémorant l'apaisement de l'artiste au moment de s'en aller, la comédienne a confié avec émotion : “Il est parti soulagé, avec presque un sourire sur le visage. Mais c’est un choc terrible…”. Et d’ajouter : “Il nous a dit qu’il avait eu une belle vie, alors que des gens ont parfois une vie terrible pendant 80 ans”. Une preuve de résilience aussi belle que bouleversante.
Delphine Depardieu a également tenu à souligner la rigueur du protocole médical belge qui a encadré cette décision : “Ils ne font pas ça du jour au lendemain en Belgique, c’est long et très encadré”. Un départ réfléchi, voulu mais surtout rempli de dignité qui met un terme définitif aux souffrances de ce grand passionné.