Vanessa Le Moigne s'est tout récemment emparée de ses réseaux sociaux pour annoncer qu'elle ne souhaite plus couvrir le football après la fin de la saison. "Merci le foot pour les rencontres... pour les beaux moments mais next. Fin de saison, j'arrête et maintenant je me sens libérée.", a indiqué la jeune maman, tout en précisant qu'elle poursuit "son métier".
Celle qui couvrait depuis plusieurs années déjà la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) sur beIN Sports, a subi une vague de harcèlement et reçu des messages insultants sur les réseaux sociaux après la finale de la compétition continentale remportée par le Sénégal face au Maroc le dimanche 18 janvier (1-0 a.p). Une soirée marquée par plusieurs débordements, et notamment des affrontements entre les stadiers marocains et des supporters sénégalais.
Comme l'indique Le Parisien, elle a notamment été critiquée pour son interview menée aux côtés d’Édouard Mendy, le gardien des Lions de la Teranga, juste après la rencontre. "J’hésite à vous dire félicitations, je vais vous laisser commenter tout ce qui s’est passé sur la fin, c’est dramatique", avait-elle lancé au joueur d’Al-Ahli avant de lui demander si un arrangement avait été négocié avec Brahim Diaz pour que l'attaquant marocain rate volontairement son pénalty dans le temps additionnel.
Ce qui n'a pas plu au gardien ainsi qu'à certains supporters. "À ce moment-là, je ne sais pas si les deux jeunes que j'ai vu sortir sur une civière, inanimés, sont en vie. Je ne parle pas de football. Des supputations d'arrangement pour la 'paix' circulent sur les réseaux. Je dois poser les questions et cette question-là sur le penalty pour que la réponse de l'un des acteurs existe.", s'est-elle justifiée, en repartageant l'extrait.
Ce que Vanessa Le Moigne déplore également, c'est un manque de soutien de la part de ses confrères : "Que les supporters ne comprennent pas, c'est ok !. Mais mes amis, mes 'pairs' à l'affût de mon moindre fourchage de langue depuis des années : ils sont meilleurs visiblement. Sans aucun doute ! Je leur laisse la place."
"La Ligue 2 n'a pas besoin de moi mais je finis ce que j'ai commencé et après je fais autre chose. S'il y a autre chose à faire. Merci d'éviter les panenka, je prendrais ça comme une provocation.", a-t-elle ensuite précisé avec une note d'humour, elle qui sera donc comme prévu sur place pour la rencontre opposant Guingamp à Troyes le samedi 24 janvier à 14 heures. Mais celle qui a rappelé avoir perdu son père il y a plus d'un an cessera donc de commenter le football par la suite.
Enfin, L'Equipe ajoute que la chaine a décidé "de ne pas commenter les prises de parole individuelles" de leurs collaborateurs sur leurs réseaux sociaux. "Nous condamnons avec la plus grande fermeté, aujourd'hui comme par le passé, toutes les formes d'attaques visant les collaborateurs de beIN Sports".
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