Paul El Kharrat reste l’un des candidats emblématiques des 12 Coups de midi. Entre le 29 avril et le 10 octobre 2019, il a enchaîné 153 participations et remporté 691 522 euros de gains. Désormais auteur et chroniqueur dans Les Grosses Têtes, il est revenu avec humour sur cette aventure. Car au-delà de l’argent, son parcours lui avait aussi permis de gagner des cadeaux parfois bien plus encombrants qu’utiles, notamment six voitures.
Dans Les Grosses Têtes, Christine Bravo s’intéresse directement à ce qu’il est devenu de cette somme. "Qu'est-ce que t'as fait avec le pognon ?", lui demande-t-elle. Paul El Kharrat répond sans détour : "J'achète surtout des bouquins comme je faisais avant, je n'achète que des livres." Une réponse qui illustre son rapport plutôt mesuré à l’argent. La conversation se poursuit avec l'humoriste Sofia Belabbès, qui l’interroge sur les cadeaux obtenus après ses découvertes d’étoiles mystérieuses. Et notamment sur les voitures. Pour l’ancien Maître de midi, ces lots se sont rapidement transformés en véritable casse-tête : "Gagner des voitures, c'est une plaie plus qu'autre chose. Je n'ai pas la place. Six voitures, qu'est-ce que j'en fais moi ? J'étais obligé de les prendre. Je les ai refilées à un concessionnaire, je n'ai pas le choix." Une solution radicale pour se débarrasser de ces véhicules dont il ne savait que faire.
Ce rapport à l’argent, Paul El Kharrat l’expliquait déjà dans une interview exclusive qu'il nous a accordée en juin 2025. A l’époque, il assumait être quelqu’un de très économe : "C’est plutôt pas mal… Surtout quand vous êtes une personne comme moi qui est tout sauf dépensière." Et d'ajouter : "Oui, je ne suis pas du genre à flamber et donc je m’en sors pas trop mal. Gagner un jeu à la télé ne m’est pas monté à la tête et les dépenses que je fais aujourd’hui sont restées celles que je faisais avant de passer sur TF1…" Une partie de ses gains a toutefois servi à acheter un bien immobilier : "En partie. J’ai utilisé cet argent pour m’acheter un studio à Montrouge (banlieue parisienne NDLR), ce qui me permet d’être logé quand je viens à Paris. Le reste est à la banque et me sert à aider des gens… Je suis assez détaché et n’ai pas peur de tout perdre…" Des propos qui donnent une image assez éloignée de celle d’un gagnant ayant décidé de flamber sa fortune.