La principauté de Monaco fait rêver par son glamour, mais contrairement à la France ou à l'Angleterre, elle n'a jamais disposé d'une collection de joyaux de la Couronne appartenant à l'État. La cassette privée des princesses monégasques était quasiment vide, les trésors du passé ayant été vendus pour financer des armées ou hérités par des enfants issus de seconds mariages. En 1956, le mariage du prince Rainier III avec l'actrice américaine Grace Kelly a changé la donne puisque la nouvelle princesse a reçu de nombreux cadeaux pour cette union. Notamment un collier de diamants à trois rangs offert par le Conseil national, des clips en rubis et diamants offerts par la puissante Société des Bains de Mer ainsi qu'une magnifique parure en perles et diamants de chez Van Cleef & Arpels, choisie et offerte par le prince Rainier.
De nombreux cadeaux qui ont changé la donne et, depuis la mort prématurée de Grace Kelly, ces pièces ont rejoint les collections officielles du Palais princier de Monaco. Aujourd'hui, la princesse Charlène dispose d’un ensemble très important de joyaux hérités de la mère et de la grand-mère de son époux. Pourtant, un constat s'impose : elle ne les a, semble-t-il, jamais portés. Mais pourquoi se prive-t-elle de tels trésors ? La première explication est d’ordre patrimonial comme l’a indiqué Le Figaro. En effet, ces bijoux historiques deviennent souvent des pièces de musée qui voyagent, et beaucoup d'entre eux sont exposés partout dans le monde.
La seconde raison tient simplement aux préférences de la princesse. L’épouse du prince Albert II préfère tout simplement porter ses joyaux personnels. Lors de son union en 2011, la tradition des cadeaux de mariage somptueux s'est d'ailleurs maintenue. Elle a reçu pour l'occasion deux parures de tête majeures. La première est un somptueux diadème transformable en collier, composé de vagues de saphirs et de diamants, signé par la maison Van Cleef & Arpels. La seconde parure est une audacieuse aigrette imaginée par le joaillier Lorenz Bäumer, ornée de onze poires de diamants, dont la pierre centrale pèse 8 carats.
Ces deux créations magistrales partagent un point commun : elles évoquent la mer qui, depuis toujours, baigne les côtes monégasques. Des pièces modernes et aquatiques qui correspondent parfaitement à l'identité de l'ancienne nageuse, laquelle a choisi de forger sa propre identité joaillière plutôt que d'arborer les reliques du passé. Charlène de Monaco semble donc faire le choix de les préserver plutôt que de prendre le risque de les abîmer.
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