Comme l'a rapporté l'AFP, Sophia Chikirou, la députée Insoumise de Paris a été mise en examen ce mardi 24 septembre 2024 pour "escroquerie aggravée" et "abus de biens sociaux", suite à une enquête lancée il y a six ans, axée sur les comptes de campagne de la présidentielle de 2017 du candidat Jean-Luc Mélenchon, dont elle est proche. A l'époque, l'ex-militante socialiste, avait eu pour mission de diriger la communication du leader de la France Insoumise.
Les investigations englobaient notamment des infractions d'escroquerie, de tentative d'escroquerie aggravée, de prêt illicite de main d'oeuvre ou encore de faux et usage de faux. La justice française soupçonne à ce jour Mediascop, la société de conseil en communication de Sophia Chikirou, d'avoir surfacturé des prestations. Chose que réfute totalement l'élue de 45 ans.
© BestImage, Eliot Blondet / Pool / Bestimage
Il n'y a pas eu de détournement de fonds publics
"Il n'y a pas eu de surfacturation, Mediascop n'a pas surfacturé, il n'y a pas d'enrichissement personnel, il n'y a pas eu de détournement de fonds publics", a assuré Sophia Chikirou dont les propos ont été rapportés par Libération. A rappeler qu'en octobre 2018 sur deux jours, Sophia Chikirou avait été entendue en audition libre par la police anti-corruption (Oclciff).
En parallèle, une expertise comptable avait été demandée révélant ainsi que la politicienne s'était versée une grande partie des bénéfices de la campagne de 2017. Soit 64 000 euros de dividendes bruts sur les 76 000 euros de bénéfices enregistrées par sa société en 2016, et 65 000 euros l'année suivante, a de son côté assuré Le Monde.
Le document incriminant Sophia Chikirou a notamment souligné que Mediascop avait principalement accumulé des bénéfices durant ces élections. A la même période, la Commission nationale des comptes de campagne des financements politiques (CNCCFP) et la cellule française de renseignement financier Tracfin ont alors fait des signalements au parquet de Paris, qui a orchestré une enquête préliminaire.
D'importantes perquisitions avaient été organisées au siège des Insoumis, mais aussi chez Jean-Luc Mélenchon et d'autres collaborateurs. Si les principales accusations du dossier ont un temps été écartées par les juges d'instruction, Bastien Lachaud, député LFI de Seine-Saint-de-Denis, s'étant illustré en tant que trésorier de l'association en 2017 a fini par être mis en examen en 2021 "pour prêt illicite de main d'oeuvre, faux, escroquerie et tentative d'escroquerie". Au même titre que la structure associative, L'Ere du peuple, "pour escroquerie et tentative d'escroquerie aggravée", et "faux usage de faux".
Sophia Chikirou reste présumée innocente des faits qui lui sont reprochés jusqu'au jugement définitif de cette affaire.
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