"Je viens d'une famille sarthoise qui habite dans le même village depuis le XIIIe siècle. J'ai été baptisée dans la même église que celle où l'ont été mes aïeux. C'est émouvant." Ainsi se confiait Apolline de Malherbe à La Tribune Dimanche en mars 2024 à propos de ses origines. Marçon. C’est dans ce village d’un millier d’habitants situé entre Tours et Le Mans que se serait implanté au Moyen Âge un dénommé Jean Malherbe. Cet ancêtre de la journaliste, écuyer de son état, aurait épousé au milieu du XVe siècle une certaine Jacqueline de Poillé. Elle aurait donné son nom à cette branche nobiliaire des Malherbe, dont les ramifications mènent aujourd’hui à la journaliste de BFM. "J’y vais régulièrement. C’est de là que je me sens", précisait cette dernière à Ouest-France l’an passé, confirmant son attachement à cette région où sa famille joue depuis des décennies un rôle de premier plan.
"On peut dire merci à son grand-père, s’enthousiasme ainsi Olivier Champion, viticulteur interrogé par Purepeople. Il a sauvé notre secteur et notamment nos appellations !" Ce grand-père, c’est Armand de Malherbe. Maire de Marçon pendant quarante ans, conseiller départemental pendant vingt, cet ancien publicitaire, qui emmenait la petite Apolline dans les soirées électorales, a profondément marqué la vie locale. À sa disparition, en mai 2019, à l’âge de 93 ans, un sénateur de la Sarthe lui avait rendu un hommage appuyé, saluant ses nombreuses actions pour le développement touristique de la région, la prise en charge des personnes âgées et le rayonnement des vins locaux : le Jasnières et les Coteaux du Loir.
Le Loir, justement. Face à ses rives, tourné vers le sud, se dresse la haute façade blanche du château de Poncé. C’est là, à quelques kilomètres de Marçon, qu’en octobre 2010 Guy de Malherbe, fils d’Armand et père d’Apolline, a décidé de poser ses valises. Contrairement à de nombreux membres de sa famille, et bien qu'il ait été maire de la commune, il n’a fait carrière ni dans la politique ni l’armée. L’homme est un artiste peintre reconnu. "Quand il était gamin, Guy venait déjà au château et il en était tombé amoureux", raconte à Purepeople Philippe Sevault, l’un de ses amis. Ce retraité se souvient que jadis cette propriété de la Renaissance abritait une poterie où le père d’Apolline venait aiguiser sa fibre artistique. "Avec son épouse Marie-Hélène, galeriste, il a eu la chance de pouvoir racheter le château. Il y a désormais son atelier."
Classée aux monuments historiques, la bâtisse rappelle par son architecture celle de son célèbre voisin de Chambord. Elle est notamment connue pour l’escalier majestueux qu’elle abrite. Construit en 1542, il se compose de six rampes et de plus de 160 motifs allégoriques sculptés dans la pierre. À l’extérieur, les pelouses du jardin se couvrent en cette saison d’innombrables tulipes. Au bout du terrain, à l’orée d’une petite forêt, un labyrinthe de charmilles centenaires fait probablement la joie des enfants.
Si les deux garçons - notamment Alexandre son aîné - qu’Apolline de Malherbe a eus en 2006 et 2010 avec Alexis Morel, son précédent compagnon, ont sans doute passé l’âge de s’y poursuivre, ses deux plus jeunes, nés en 2017 et 2020 de ses amours avec Harold Hauzy, psychanalyste et ancien conseiller politique, y trouvent sûrement refuge lorsqu’ils viennent à Poncé-sur-Loir avec leur mère.
"Elle vient de temps en temps le week-end", expliquent à Purepeople les propriétaires d’un restaurant de spécialités du Caucase situé juste à côté du château. La journaliste de BFM y est venue une fois avec ses parents. "Des gens extrêmement respectueux et gentils", assurent les tenanciers.
Un sentiment partagé par les commerçants du village que nous avons pu joindre, ravis d’accueillir sur leurs terres cette famille connue. Les Malherbe le leur rendent bien : ils n’hésitent pas à ouvrir le château au public aussi souvent que possible et y organisent régulièrement expositions ou concerts. L’une des habitantes nous confie même avoir été invitée au mariage du frère de la journaliste et se souvient encore de la joyeuse réception qui avait été organisée dans la demeure.
La convivialité semble d’ailleurs être une marque de fabrique familiale. Philippe Sevault a ainsi connu Apolline de Malherbe peu après l’installation de ses parents à Poncé-sur-Loir. C’était en 2011. "Elle rentrait alors des États-Unis", se remémore-t-il. Évoquant celle dont il a largement fait la connaissance depuis, il décrit quelqu’un "d’hyper sympa, très cool, d’une grande simplicité. Pas fière du tout." Et visiblement pas la dernière pour plaisanter : "Quand on part dans une rigolade avec elle, on va loin", s’amuse-t-il.
Mais lorsque la journaliste revient au village, chacun veille à préserver sa tranquillité. "Apolline, conclut-il, quand elle vient, on la laisse tranquille. Elle est très bousculée en semaine. Elle est ici pour se reposer et se vider la tête…" Dans ce coin paisible de la Sarthe où son histoire familiale s’enracine depuis des siècles, la journaliste retrouve ce que les plateaux de télévision et sa vie trépidante de maman lui offrent rarement : un peu de calme. Peut-être y séjournera-t-elle ce week-end. Ce serait l'occasion de célébrer en famille son 46ème anniversaire qu'elle fête ce 21 mars.