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Giovanna Valls, ex-toxicomane : "Je ne voulais pas finir violée dans un ravin"

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Giovanna Valls Galfetti dans l'émission de Frédéric Lopez "Mille et une vies", diffusée le 25 octobre 2016 sur France 2.
La soeur de Manuel Valls s'est longuement confiée auprès de Frédéric Lopez.

C'est avec beaucoup d'émotion que Giovanna Valls Galfetti (53 ans) est revenue sur son lourd passé de toxicomane lors d'un entretien accordé mardi 25 octobre à Frédéric Lopez dans son émission Mille et une vies, sur France 2.

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Ancienne héroïnomane, la soeur de Manuel Valls a choisi de partager son expérience dans un livre autobiographique, Accrochée à la vie (paru en mai 2015), qui relate sa descente aux enfers jusqu'au déclic qui l'a poussée à trouver de l'aide pour se désintoxiquer. Si elle éprouvait autrefois de la honte, elle a choisi de transformer son histoire en combat. "C'est un témoignage – il n'y en a pas beaucoup – qui peut aider beaucoup de gens, beaucoup de parents, beaucoup de familles. (...) La drogue rentre dans n'importe quelle famille, ça peut briser des vies", justifie-t-elle auprès de Frédéric Lopez.

Fille de l'artiste catalan Xavier Valls et de son épouse Luisangela Galfetti, Giovanna est devenue accro aux drogues dures à l'âge de 20 ans après un terrible chagrin d'amour. "Je me suis sentie abandonnée. Ça m'a tellement cassée, brisée et déçue que c'est là que j'ai commencé à douter de moi, à douter de ma beauté. Quand on a l'estime de soi qui s'effondre, on devient vulnérable", confie-t-elle. Après l'initiation à l'héroïne viennent les phases de manque, la volonté coûte que coûte de trouver des doses régulières au quotidien, la souffrance physique... Une spirale infernale dans laquelle elle va restée plongée pendant près de deux décennies.

Portée par l'amour de ses parents et de son frère

Après une tentative de suicide, elle apprend qu'elle est atteinte du virus du sida et d'une hépatite C. Malgré la maladie, le manque est toujours là. Cinq séjours en prison plus tard, à l'âge de 40 ans, Giovanna Valls n'est plus que l'ombre de la jeune fille qu'elle était.

Face à Frédéric Lopez, elle explique quel a été le déclic qui l'a poussée à s'en sortir. "Je vais cinq fois en prison, je mène une vie d'enfer. Je suis très, très malade. Mon hépatite C est très forte, ma charge virale est haute et le service médical de la prison insiste, me disant : 'Si tu continues comme ça, il te reste quinze jours à vivre.' En plus, mon père vient me voir à la prison pour la première fois. Il fait tout pour me voir (...) et il vient comme si de rien n'était pour m'emmener ses mémoires qu'il me dédicace. Il me dit : 'Tu es si belle, tu vas bien, tu as bonne mine. Essaye, essaye de faire quelque chose.' À ce moment, il y a aussi mon frère et sa famille qui viennent, qui voient mon état, je ne pèse plus que 35 kilos. Manuel me dit : 'On sait tout. On t'aime.'", poursuit-elle.

Je me mets à genoux, je suis prête pour vivre

Encouragée par l'amour des siens, Giovanna Valls finit par avoir son propre déclic : "Je me dis : 'Je n'ai pas envie de mourir, je ne veux pas finir dans un lit d'hôpital mourante du sida, je ne veux pas mourir d'une overdose dans les toilettes, je ne veux pas finir dans un ravin violée, je ne veux pas de ça.' J'ai honte de tout ce qui m'arrive. J'ai un père qui est une merveille, j'ai une mère qui se bat pour moi, j'ai des amis qui m'aiment, j'ai des gens qui croient en moi. Et moi, je crois en Dieu. Oui et comme je crois en Dieu, je vais m'accrocher à Dieu et je vais m'accrocher à moi-même. Il y a eu cette nuit où je me suis dit que je ne voulais pas mourir. (...) Là, je décide : 'Tu veux la mort ou tu veux la vie ?' Je passe ma nuit, les dents serrées, à prier. Le lendemain, j'appelle maman et je lui dis : 'Aidez-moi, je suis prête, cette fois je suis décidée, je me mets à genoux et je suis prête pour vivre.' J'ai passé plus de cinq ans à ne pas me regarder dans un miroir. (...) On n'aime pas se voir si maigre, si triste et on n'aime pas se regarder dans les yeux car on ne regarde personne dans les yeux. Au total, j'ai passé vingt ans avec la drogue."

C'est ainsi que la soeur du Premier ministre explique que ce qui lui a également permis de s'en sortir, "c'est la souffrance des autres". "J'étais consciente de ma souffrance, mais j'étais très consciente de la souffrance de mes parents. Et j'étais aussi très consciente que j'étais en train de me tuer. (...) Mais il y a eu quelque chose qui a fait que je me suis accrochée à la vie et qui a fait que je m'en suis sortie", conclut-elle.

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