Derrière les succès fulgurants et l'énergie débordante sur scène, se cache une réalité beaucoup plus sombre pour Hoshi. Touchée par la maladie de Ménière, la chanteuse doit composer avec un corps qui lui joue des tours au quotidien. Cette pathologie chronique de l'oreille interne se caractérise par des crises aussi soudaines qu'épuisantes, mêlant vertiges intenses, acouphènes (bourdonnements) et perte progressive de l'audition. Elle a décrit son quotidien affecté au micro de Culture Médias sur Europe 1 :
"Je perds progressivement mon audition. J'ai aussi des vertiges. C’est chiant parce que c’est tous les jours. Ça peut arriver à tout moment dans la journée. Il y a une pression permanente." Si l'artiste prend un traitement médicamenteux pour tenter d'apaiser ses terribles nausées et ses pertes d'équilibre, elle rappelle une bien triste réalité médicale : "Mais il n’y a pas de traitements, ça ne se guérit pas."
Très lucide sur l'évolution de sa pathologie, Hoshi a toutefois précisé qu'"il y a aujourd’hui la possibilité d’être appareillé." Qui plus est, "cette maladie au bout d’un moment se stabilise un peu." "Là, je suis plutôt dans la stabilisation. Ça m’arrive d’avoir des crises. Elles sont moins fréquentes. Alors je touche du bois."
Mais face à ce trouble médical, son amour de la musique se heurte sans cesse à la nécessité de se ménager : "Je suis toujours partagée entre l’envie d’en faire trop par peur que ça s’arrête, et en même temps, il ne faut pas que je fasse trop pour préserver [mon audition]. Donc, c’est toujours une bataille." Que son public se rassure, Hoshi n'a pas l'intention de déserter la scène de sitôt. Au contraire, elle compte bien "quand même kiffer les tournées et prendre l’énergie du public."
À noter que cette pathologie invisible et profondément invalidante toucherait aujourd'hui entre 50 000 et 100 000 personnes en France.
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