Sydney Govou, c'est 49 sélections avec l'Equipe de France, entre 2002 et 2010, et des moments marquants avec l'Olympique Lyonnais, club avec lequel il remporte le championnat de France à sept reprises, de 2002 à 2008. Aujourd'hui, il est consultant sur Canal+, et commentera d'ailleurs le match qui opposera le Paris Saint-Germain de Marquinhos à Tottenham mercredi, en Ligue des champions.
Celui qui a côtoyé plusieurs figures du foot français comme Sylvain Wiltord a évoqué cette reconversion dans les pages du Parisien, lors d'une interview que le quotidien régional a publié dans son journal ce lundi 24 novembre 2025. Il explique alors avoir commencé à commenter à cause d'une blessure qu'il a eue "en fin de carrière", lorsqu'il portait la tunique de l'Evian Thonon Gaillard.
"J'ai fait quelques interventions en plateau. Ensuite, j'ai voulu passer mes diplômes d'entraineur mais je suis tombé gravement malade. J'ai d'ailleurs failli être amputé.", raconte l'ex-attaquant. Une dernière phrase qui a naturellement beaucoup surpris nos confrères. Sydney Govou a alors été obligé d'en dire davantage.
"En fait, je crois que je n'en ai jamais trop parlé. Mais en 2013, après une opération du tendon rotulien, j'ai contracté un staphylocoque à l'hôpital et cela s'est joué de peu qu'on m'ampute une partie de la jambe gauche. Pendant deux mois, j'étais sous perfusion. D'ailleurs, j'ai toujours une cicatrice.", a expliqué le papa de Marley et Jude, nés de son mariage avec Clémence Catherin, avant de montrer ses stigmates, et d'ajouter : "J'avais tellement mal qu'à l'hôpital un médecin m'a dit que la meilleure solution c'était l'amputation. J'étais sous morphine et je souffrais tellement que j'ai dit oui. J'étais défoncé par la douleur. Heureusement, mon agent, mon chirurgien et mon ex-femme m'ont convaincu de finalement refuser. Après, il y'a aussi eu six mois de soins. Deux fois par jour, une infirmière changeait ma perfusion. C'était comme une chimio."
"Une fois guéri, on m'a dit que je ne rejouerais plus au foot, que je ne pourrais peut-être meme plus courir. Alors je me suis lancé le challenge de rejouer, peu importe le niveau. C'est pour cela que j'ai joué en amateurs à Chasselay (Rhône). Aujourd'hui, je joue encore avec les vétérans. Et j'ai aussi couru les 23 kilomètres de la sourse Sainté-Lyon. Avec le recul, j'ai compris que la maladie ne se gère pas comme une blessure mécanique de sportif. Là, je ne maitrisais rien et j'attendais le résultat, chaque semaine, de mes prises de sang, pour savoir si l'amputation se rapprochait ou s'éloignait.", a ensuite conclu l'ancien sportif à ce sujet. Des confidences fortes et inentendues.
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