Dans l'Aveyron, à Onet-le-Château plus précisément, la famille de Zinedine Zidane envisage de mener à bien un projet qui se caractériserait par la construction de "9 terrains de paddle, un mini-foot, un restaurant et une terrasse." C'est ce qu'indiquent nos confrères de France 3 Occitanie, en précisant dans la foulée que cela devrait coûter 2,5 millions d'euros. Problème : "plusieurs entrepreneurs locaux dénoncent une concurrence qu'ils estiment déloyale et contestent le bail devant la justice".
Pour comprendre l'origine de cette luxueuse implantation sportive, il faut se pencher sur les liens étroits qui unissent le clan à cette région. Véronique Fernandez, l'épouse de l'ancien numéro 10 des Bleus, a grandi dans le quartier des Costes Rouges, situé sur cette même commune. La famille, qui y possède une vaste propriété depuis l'an 2000, s'est d'ailleurs déjà investie localement au sein du club de football de Rodez (le RAF), où a récemment évolué leur fils Enzo. C'est précisément ce dernier, jeune retraité des terrains, qui pilote le dossier de front. En début d'année 2026, il a officiellement inscrit au greffe du tribunal de commerce de Rodez la société par actions simplifiée Z5 Onet-le-Château, dont Zinedine Zidane est le président, ainsi qu'une autre entité immobilière regroupant l'ensemble de la fratrie.
Si le maire de la commune, Jean-Philippe Kéroslian, se réjouit de cet investissement qu'il considère comme un véritable tremplin éducatif et sportif pour la jeunesse locale, l'opposition municipale fustige un montage financier jugé beaucoup trop avantageux. Toujours selon France 3 Occitanie, l'élu de l'opposition Alexis César pointe du doigt un bail emphytéotique d'une durée de 99 ans accordé à la famille Zidane contre un loyer dérisoire de "1 800 euros par an". Ce dernier accuse également le premier édile de s'être "empressé de signer le permis de construire avant les élections de mars dernier", soupçonnant l'aura de l'ancien joueur du Real Madrid d'avoir largement facilité l'avancée du dossier. De son côté, le maire réfute tout favoritisme et dénonce une simple manœuvre politicienne de la part de ses détracteurs.
À cette fronde économique et politique s'ajoute enfin une vive contestation environnementale. Les 2,5 hectares prévus pour accueillir la structure irritent profondément le Collectif de préservation des terres agricoles du Rouergue, qui dénonce l'artificialisation de parcelles censées absorber naturellement l'eau. "Ce projet est clairement incompatible avec des activités agricoles. On banalise la destruction de ces terres", s'est indignée Claudine Bonhomme, membre du collectif, auprès de la chaîne régionale. Le cœur du litige repose sur le permis de construire, validé en septembre 2025, alors que le terrain figurait encore comme zone agricole dans le plan local d'urbanisme intercommunal. Déterminées à stopper le projet, les associations écologistes ont déposé un recours en annulation devant le tribunal administratif de Toulouse, laissant pour l'heure la date d'inauguration de ce complexe totalement incertaine.
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