La Coupe du Monde 2026 s'est refermée sur le sacre de l'Espagne, victorieuse de l'Argentine en finale, tandis que l'équipe de France a vu son parcours s'arrêter en demi-finale face à la Roja. Une page se tourne également chez les Bleus : après quatorze ans à la tête de la sélection, Didier Deschamps laissera sa place à Zinedine Zidane à la rentrée. Un passage de témoin entre deux champions du monde 1998. Mais s'ils ont poursuivi leur aventure dans le football, l'un de leurs anciens coéquipiers a, lui, choisi une voie radicalement différente : Stéphane Guivarc'h, presque disparu des radars médiatiques.
Depuis la fin de sa carrière, l'ancien attaquant des Bleus mène une existence bien éloignée des projecteurs. Installé en Bretagne, il travaille depuis près de vingt ans comme commercial dans une entreprise spécialisée dans les piscines. Une reconversion née d'un concours de circonstances, comme il l'expliquait à RMC en 2023 : "Ça fait 17 ans que je suis dans les piscines. Le patron est un ami. À la base, la boîte était une entreprise de plomberie qui faisait ma maison. Mon ami me dit alors qu’il va créer une structure piscine et qu’il recherche un commercial. Comme je ne faisais rien, je lui ai dit que j’allais lui filer un coup de main… et ça fait 17 ans que je suis avec lui. Je suis sur la route toute la journée, ça se passe très bien, le soir je suis chez moi… J’ai une vie équilibrée, je ne suis pas à la recherche constamment de la caméra ou du micro pour vivre." Une nouvelle activité loin des terrains qui s'est imposée presque par hasard pour lui : "Ce n’était pas voulu. Quand j’étais à Auxerre, j’ai cassé mon contrat pour venir à Guingamp. C’était pour me rapprocher de ma mère qui était très malade. Malheureusement, elle est partie au moment de l’arrêt de ma carrière. Mon père s’est retrouvé tout seul, donc je l’ai épaulé, je suis resté quelques mois… et cette proposition de boulot est arrivée."
Revenu dans son Finistère natal, Stéphane Guivarc'h n'a pourtant jamais totalement tourné le dos au ballon rond. Il préside aujourd'hui l'US Trégunc, club évoluant en Régional 2, et répond ponctuellement présent pour mettre en lumière le football amateur. Début juillet 2026, il a aussi tenu à rassurer ceux qui s'inquiétaient de son silence, après les confidences d'Emmanuel Petit. "Je ne suis pas mort ! Il n’y a aucun souci. J’ai un peu moins de disponibilité que d’autres parce que j’ai mon métier. Et avant, on faisait un repas sur Paris, où il y avait tout le monde, mais ça s’est perdu", a-t-il lancé au Télégramme, promettant de rappeler son camarade de l'époque. Une existence volontairement discrète, à mille lieues de la médiatisation, mais qui ne l'empêche pas de rester profondément attaché à ses anciens partenaires et à l'épopée de 1998.
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