La carrière de footballeur s'arrête généralement avant 40 ans. Ainsi, les stars du ballon rond sont nombreuses à préparer l'après. Jean Tigana s'est lancé dans les vignes tandis que Théo Gomis a ouvert un bar à dessert. De son côté, Mickaël Madar, désormais âgé de 58 ans se lance dans une nouvelle aventure entrepreneuriale après 25 ans passés à Juan-les-Pins. Après avoir fait vibrer les amateurs de football, le joueur passé par Sochaux, Cannes, Monaco ou encore le PSG donne des nouvelles.
Depuis le 27 août, Mickaël Madar accueille ses clients à La Belle époque, une nouvelle adresse située avenue Robert-Soleau, en plein cœur d’Antibes. L’ancien footballeur rêvait depuis longtemps d’ouvrir son salon de thé et a finalement eu un coup de cœur pour ce bâtiment au charme haussmannien. Banquettes en velours inspirées des trains des années 1930, table ronde en marbre, boiseries vert foncé : le décor revendique un retour au chic à l’ancienne. Et tout s'est fait décidé lorsqu'un ingénieur est venu vérifier la solidité des murs, comme il le raconte à Nice-Matin : "Sur le rapport, je lis : 'Type architectural Belle époque tardive.' Je me suis dit : voilà, je n’ai pas besoin de chercher bien loin. Et quand je suis parti dans ce délire-là, tout a suivi pour les couleurs, le vert, les tables, les moulures… J’ai même utilisé le plan de l’immeuble pour illustrer ma carte." Et Mickael Madar a choisi avec soin chaque élément de décor : "A partir du moment où tu fais un cadre comme ça, tu ne peux pas donner n’importe quoi. Les parquets en noyer Point de Hongrie, la banquette faite sur mesure… Je suis allé jusqu’au détail des serviettes, des petits liserés d’or sur les assiettes, des couverts d’époque."
Une mise en place qui n'a pas été simple. "J'en ai eu des galères, je ne peux même pas vous les citer, tellement il y en a !", se souvient-il. La Belle époque propose des petits-déjeuners et déjeuners, avec une cuisine ouverte et des préparations maison, des omelettes aux pancakes en passant par les grandes salades. Et Mickael Madar de poursuivre : "Mon objectif ? Je n’en ai pas vraiment, je veux juste faire quelque chose de sympa. J’aime la convivialité, le contact. Je veux que les gens soient heureux, comme si je les recevais chez moi." Un réel virage pour l'ancien footballeur qui était également devenu entraineur. "Je n’ai plus de plaisir à regarder ces footballeurs-là, je n’arrive plus à m’identifier à ce football", explique-t-il. C'est donc désormais derrière les fourneaux qu'il s'épanouit !