Ce lundi 29 juin 2026, Adrien Rabiot et Didier Deschamps se sont présentés en conférence de presse, à New-York, à un jour seulement du seizième de finale de Coupe du monde opposant les Bleus à la Suède. Le sélectionneur tricolore, de retour sur le sol américain après un retour express en France pour assister aux obsèques de sa mère Ginette, a été amené à réagir à l'absence d'hommage pour celle qui l'a mise au monde.
"Je ne sais pas quoi répondre. J'ai eu assez de soutien à travers ce qu'ont fait les joueurs et l'ensemble du staff, plus les messages que j'ai pu recevoir et auxquels j'ai fait en sorte de pouvoir répondre. Après, c'est pas ça qui change quoi que ce soit. Je ne sais pas si c'était possible ou pas. Ça change pas grand-chose, sincèrement. Je n'avais pas besoin de ça pour avoir un signe supplémentaire. J'en ai déjà eu assez comme ça, directement ou indirectement.", a-t-il déclaré.
Pour rappel, Didier Deschamps avait quitté précipitamment les États-Unis quelques heures après la victoire de son équipe contre l'Irak en phase de poules, après avoir appris la disparition de sa mère à l'âge de 89 ans, survenue le 23 juin. C'est donc depuis la France qu'il a assisté à la large victoire de ses hommes face à la Norvège (4-1) ce vendredi 26 juin au Gillette Stadium de Boston, match durant lequel son fidèle adjoint Guy Stéphan avait pris les rênes de l'équipe.
Si le sélectionneur semble apaisé sur le sujet, la décision de la FIFA a tout de même fait grincer des dents au sein de l'instance dirigeante du football français. Philippe Diallo, président de la FFF, avait en effet formulé deux requêtes précises avant le match contre la Norvège : l'observation d'une minute de silence et l'autorisation pour les joueurs tricolores de porter un brassard noir. Deux demandes qui ont été balayées par l'organisation internationale.
Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche ce 28 juin, Philippe Diallo n'a pas caché sa déception. "Tout le monde connaît la triste situation dans laquelle a été plongé notre sélectionneur. On voulait penser à lui avant et pendant le match. Cela n'a pas été possible et je le regrette, car le football est un moment de solidarité, tout particulièrement avec ceux qui sont dans la peine", a-t-il réagi. Le président de la FFF a précisé qu'il s'agissait d'une "application très stricte du règlement" de la part de la FIFA, qui réserve théoriquement les minutes de silence aux victimes de catastrophes naturelles ou d'attentats. Il a en revanche souligné n'avoir reçu "aucune explication" concernant le refus du port du brassard noir.
Heureusement, dans cette épreuve, Didier Deschamps a pu compter sur une véritable chaîne de solidarité, loin des instances bureaucratiques. Sur le terrain, l'équipe de France (portée par un triplé d'Ousmane Dembélé) a brillamment fait le travail en son absence. Dans les tribunes de Boston, les supporters français ont déployé une belle banderole de soutien, une image d'ailleurs relayée sur les réseaux sociaux par Kylian Mbappé.
Auprès de lui, le sélectionneur a également pu se reposer sur les siens lors des funérailles de sa mère organisées dans le Sud-Ouest de la France. Son fils Dylan lui avait notamment rendue un hommage pudique sur Instagram, en publiant simplement un emoji colombe sur un fond noir. Désormais de retour auprès de ses joueurs, Didier Deschamps n'a "à peine eu le temps de sécher ses larmes", comme le soulignait Guy Stéphan, qu'il doit déjà se reconcentrer sur la suite de la compétition. Plus investi que jamais, le tacticien doit désormais préparer ce choc décisif contre la Suède, et espère sans doute emmener ses hommes vers une nouvelle étoile pour clore son immense chapitre à la tête de la sélection.
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