Ça y est, le verdict est tombé et la Coupe du monde vient officiellement de se clôturer. Au terme d'un match très largement dominé par le collectif Espagnol, c'est finalement la Roja portée par le jeune Lamine Yamal qui réussit à s'imposer avec brio face à l'Argentine de Lionel Messi. Grâce à cet exploit majeur, l'Espagne s'offre la deuxième Coupe du monde de son histoire et brodera très prochainement une deuxième étoile bien méritée sur sa tunique. Une joie immense qui contraste violemment avec la terrible désillusion vécue par l'équipe de France.
Alors que la sélection tricolore avait entamé la compétition dans la peau du grand favori, impatiente d'aller décrocher cette fameuse troisième étoile tant espérée, le rêve s'est brutalement brisé le 14 juillet dernier, transformant ce jour de fête nationale en véritable deuil. Opposés à une équipe d'Espagne impériale, les Bleus emmenés par leur capitaine Kylian Mbappé n'ont jamais réussi à se réveiller à temps. Un immense coup dur qui les a privés purement et simplement de la grande finale. En s'envolant, ce rêve de titre a également brisé l'espoir d'offrir une sortie triomphale à leur sélectionneur mythique, Didier Deschamps, qui vivait là sa toute dernière compétition sur le banc de l'équipe de France, bientôt remplacé par Zinédine Zidane.
Particulièrement stressé à l'idée d'aborder cette dernière danse sur le banc de touche, le technicien basque de 57 ans — qui a l'immense privilège d'avoir remporté la Coupe du monde en 1998 comme joueur avant de réitérer l'exploit en 2018 dans le costume de sélectionneur — nourrissait pourtant de très hautes ambitions pour son groupe. Malheureusement, le destin s'est montré cruel. Au-delà de la faillite tactique face à la Roja, Didier Deschamps a dû affronter la pire des épreuves en plein tournoi : le décès brutal de sa maman bien-aimée. Toutefois, si les larmes ont inondé son visage à l’issue de la compétition, le coach peut se consoler en voyant la vague d'amour qui l'entoure. Son capitaine, Kylian Mbappé, s'est fendu d'un magnifique hommage, tout comme son fils Dylan Deschamps. Et ce n’est pas tout ! C'est désormais au tour d'un autre pilier de sa vie, son ancien coéquipier et grand ami Bixente Lizarazu, de lui témoigner publiquement son affection.
C'est sur son compte Instagram, en légende de précieux clichés souvenirs de leur épopée lors de la Coupe du monde 1998, que Bixente Lizarazu a publié sa lettre ouverte. Après avoir rappelé à quel point leur parcours de jeunesse les a lié, l’ancien joueur est revenu sur le rôle de sélectionneur de son grand ami. “Quand tu as repris les rênes des Bleus, j'avais le privilège d'être commentateur sur TF1. Avec Christian Jeanpierre puis Grégoire Margotton, j'ai donc pu suivre ton aventure au plus près, être au cœur de ce que tu construisais avec l'équipe de France. Je tenais donc à t'écrire ces quelques mots pour te dire toute ma reconnaissance.” Et de poursuivre : “Merci d'avoir été, pendant toutes ces années, le gardien du temple de l'équipe de France. Merci pour toutes les émotions, pour cette deuxième étoile décrochée en 2018, un moment de joie immense que tu as offert à tout un pays. Bravo pour ta constance. Quatorze années à la tête des Bleus, c'est une longévité rare et exceptionnelle dans le football moderne. Tu as su incarner, tout au long de ce parcours, l'autorité, l'exigence, la discipline et le professionnalisme.” Enfin, c'est par des mots simples que l'ancien champion conclut sa publication : “Pour tout cela, je te dis merci, du fond du cœur. Je te souhaite une magnifique nouvelle vie. Avec toute mon amitié. Bixente.”
Une page monumentale du sport français se tourne, mais les légendes, elles, restent à jamais gravées dans l'histoire !
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