En plein deuil, Didier Deschamps n'a pas pu compter sur un hommage officiel de la FIFA avant le match des Bleus durant La Coupe du Monde 2026. En effet, l'absence de minute de silence et de brassards noirs avant le match opposant la France à la Norvège, vendredi 26 juin 2026, n'est pas passée inaperçue. Cela a même fait polémique. Quelques jours après le décès de Ginette Deschamps, la mère du sélectionneur des Bleus, nombreux sont ceux qui se sont interrogés : pourquoi aucun geste de solidarité n'a-t-il été été observé avant le match ? Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, ce dimanche 28 juin 2026, le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, révèle que la FIFA a refusé les deux demandes formulées par la FFF. Une décision qu'il dit regretter profondément, alors que Didier Deschamps venait tout juste de quitter les États-Unis pour rejoindre la France afin d'assister aux obsèques de sa mère.
Le sélectionneur de l'équipe de France n'était pas sur le banc des Bleus vendredi soir, au Gillette Stadium de Boston. Quelques jours avant cette rencontre décisive face à la Norvège, remportée 4 buts à 1, grâce notamment à un triplé d'Ousmane Dembélé, Didier Deschamps a appris le décès de sa mère, Ginette, disparue le 23 juin.
Contraint de rentrer en France, il a laissé les commandes de l'équipe à son fidèle adjoint Guy Stéphan. En conférence de presse, ce dernier avait expliqué : "Didier m'a appelé tôt le matin. Je suis allé le voir dans sa chambre. Il m'a annoncé la mauvaise nouvelle et très rapidement il m'a demandé de conduire le groupe jusqu'à samedi et son retour." Dans les colonnes du Journal du Dimanche, Philippe Diallo révèle que la FFF avait demandé à la FIFA l'autorisation d'observer une minute de silence et de permettre aux joueurs de porter un brassard noir. Une requête tout simplement refusée. "Tout le monde connaît la triste situation dans laquelle a été plongé notre sélectionneur. On voulait penser à lui avant et pendant le match. Cela n'a pas été possible et je le regrette, car le football est un moment de solidarité, tout particulièrement avec ceux qui sont dans la peine", confie le président de La Fédération française de football.
Interrogé sur les raisons de ce refus, Philippe Diallo avance une explication liée au règlement : "Une application, semble-t-il, très stricte du règlement. Les minutes de silence sont réservées aux victimes de catastrophes naturelles ou d'attentats. Quant au brassard noir, je n'ai pas reçu d'explications."
Par ailleurs, le président de la Fédération est revenu sur la caricature publiée par Charlie Hebdo, représentant Didier Deschamps soulevant une urne funéraire à la place d'une coupe. Un dessin qui a suscité de nombreuses réactions. "Ce dessin m'a choqué. On a tous été Charlie, mais là, j'ai trouvé ça très déplacé vis-à-vis d'un homme dans la peine". Il ajoute : "La FFF est pour la liberté d'expression la plus grande. Il n'empêche que ce dessin est irrespectueux et indécent", déplore Philippe Diallo. Ces controverses n'empêchent toutefois pas les Bleus de poursuivre leur route. Après leur large victoire contre la Norvège, ils retrouveront la Suède en seizième de finale le 30 juin, à New York.
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