Voilà une date que les fans de Florent Pagny et l’artiste en personne espéraient grandement voir venir il y a encore trois ans sans pour autant avoir la certitude de la connaître un jour. Il y a plusieurs années, Florent Pagny a annoncé à son public l’annulation de sa tournée anniversaire pour des raisons de santé. Atteint d'un cancer, le mari d’Azucena se devait de prendre soin de lui et de suivre un protocole qui lui permettrait peut-être de se sauver la vie. Cet investissement personnel, au détriment de sa carrière musicale, a porté ses fruits.
La maladie désormais derrière lui, Florent Pagny reste toujours prudent quant à l’évocation d’une rémission, lui qui est trop conscient que le cancer peut revenir du jour au lendemain. “Elle est derrière moi, et en même temps, on sait qu’elle peut revenir à n’importe quel moment. J’ai tellement d’exemples. Depuis deux ans, je suis peinard. À chaque contrôle, tous les mois, on me dit ‘c’est bon, il n’y a rien de nouveau’. C’est agréable. Mais on ne peut pas généraliser et dire ‘c’est bon c’est fini’” confie-t-il dans une interview accordée au Parisien ce vendredi 12 septembre à l’occasion de la sortie de son 22e album, Grandeur nature.
Mes exils compliquaient beaucoup les choses
Se battre contre la maladie pendant trois ans a de quoi faire réfléchir. Si le chanteur, qui a récemment annoncé un grand tournant dans sa carrière, a vécu en Patagonie aux côtés de son épouse Azucena et de leurs enfants, Aël et Inca, c’est désormais en France qu’il est installé. C’est d’ailleurs en Bourgogne, région où il est né, qu’il a acheté une “ferme fortifiée”. Et si ce retour était inespéré, il a plus de lien avec son activité professionnelle que son état de santé : “Je suis revenu parce que mes exils compliquaient beaucoup les choses. Mon activité est en France. Tout ce que je pouvais faire et produire était franco-français” poursuit-il.
Revenir sur les terres où il a vu le jour est une “espèce de retour aux sources après la soixantaine”, comme il aime à le rappeler. Et c’est lors d’une visite rendue à son célèbre ami Kad Merad que Florent Pagny s’est rendu compte de l’attachement qu’il avait pour la Bourgogne : “Je me suis aperçu que mon grand-père paternel, que je n’ai pas connu, est enterré à 3 km de là. J’ai eu envie de me rapprocher de mes racines, et j’ai craqué [...]. Mais je ne fais qu’y passer. J’adore cette vie un peu bohème chic, je me balade, n’accumule rien, je m’amuse, j’en profite comme jamais.” Le meilleur des remèdes pour prendre toute l’énergie nécessaire avant de repartir en tournée…

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